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L’allergie est un paradoxe

November 12, 2013 by Posted in: Allergie

L’allergie c’est un état d’hypersensibilité face à des substances inoffensives pour le reste de la population. Très vraisemblablement, tout le monde a un état d’hypersensibilité destiné à réagir contre des choses qui ne sont pas nocives ou toxiques. Ça fait partie de la physiologie de tout un chacun. Le système immunitaire joue son rôle, sans qu’on s’en aperçoive. Tant que la réaction est contrôlée et localisée, tout se passe bien. Mais chez certains individus, il se produit une dérégulation : la réaction de défense devient excessive et de normale elle devient pathologique.

Etre allergique ne signifie pas pour autant qu’on est anormal, mais simplement que l’on a un système immunitaire qui se défend trop bien, qui en fait trop, et à ce moment-là les mécanismes prennent des proportions énormes qui aboutissent à des dérèglements du système.

Le paradoxe de l’allergie c’est qu’elle est déclenchée par des molécules totalement inoffensives. La plupart du temps il s’agit de protéines, ou alors de toutes petites molécules qui sont obligées de se combiner avec des protéines de la peau, comme pour l’eczéma de contact.

Toutes les allergies obéissent-elles au même mécanisme ?

Il y a deux mécanismes dans l’allergie : l’hypersensibilité immédiate et l’hypersensibilité retardée.
Cette dernière concerne un cas particulier, celui de l’eczéma ou dermite de contact. Les substances allergènes sensibilisent les lymphocytes, les cellules du système immunitaire, qui vont ensuite à leur tour déclencher une réaction cellulaire, sans production d’anticorps. Dans le cas de l’hypersensibilité immédiate, qui correspond à la plupart des allergies, le système immunitaire fabrique des anticorps qui sont au cœur de la réaction allergique.

Comment se manifeste cette réaction allergique la première fois ?

L’allergie s’installe toujours au moins en deux temps. Il y a d’abord une phase de sensibilisation, qui ne s’accompagne d’aucun symptôme.
Dans les cas d’hypersensibilité immédiate, la présence des allergènes (pollen, aliment, acariens..) va dans un premier temps déclencher une production d’anticorps par les lymphocytes B. Ces anticorps sont appelées Immunoglobulines E (IgE). Une fois déversées, ces IgE vont se fixer sur des cellules cibles qui sont présentes dans les tissus – ce sont les mastocytes- et dans le sang – les basophiles.
Imaginez que les IgE soient le démarreur de la voiture et l’allergène, la clef. Lorsque, dans un deuxième temps, l’allergène rencontre l’anticorps, le mécanisme s’enclenche. La clef entre dans la serrure et le ‘’moteur’’ démarre : les mastocytes et les basophiles libèrent des médiateurs, comme l’histamine, qui déclenchent l’inflammation. La réaction se fait au maximum dans les 20 ou 30 minutes qui suivent le ‘’contact’’.

Qu’est-ce qui permet d’établir le diagnostic ?

L’examen physique mais aussi l’interrogatoire du patient est très important, afin de savoir dans quelles conditions est survenue la réaction allergique. Ensuite il y a les tests cutanés, qui permettent de vérifier si la personne réagit à tel ou tel allergène.
Pour les acariens ou les pollens, les médecins disposent d’extraits mis au point par des laboratoires qui sont très fiables. Pour les aliments, c’est plus compliqué, car on ne sait pas exactement à quel stade de dégradation biochimique se trouvent les protéines lorsqu’elles déclenchent la réaction. Les médecins préfèrent donc utiliser des extraits d’aliments frais pour effectuer les tests cutanés. Le praticien peut ensuite demander des tests biologiques afin de doser les IgE. Dans la plupart des cas, les résultats des tests se recoupent.


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