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Sommeil et troubles de l’éveil

November 26, 2013 by Posted in: Santé pratique

Le trouble de l’éveil, qu’il s’agisse d’un état de somnolence permanent ou d’endormissements anormaux, se définit surtout par la plainte du patient dans sa vie quotidienne.

Les troubles de l’éveil concernent une partie non négligeable de la population. Ils sont considérés comme une maladie honteuse, donc non avoués. Il faut savoir les reconnaître pour les traiter.

Il est souvent difficile de faire la différence entre fatigue, troubles de l’attention et somnolence. Les personnes pensent surtout que leur somnolence est normale, fait partie de leur vie.

Elle peut être souvent très ancienne, remonter à l’adolescence. Un événement déclenchant est à rechercher (traumatisme physique ou psychique). La somnolence peut être permanente ou survenir de manière occasionnelle (endormissements irrépressibles) qu’il s’agisse de moments de désintéressement (télévision) ou au contraire pendant une réunion, une conversation. Elle sera prédominante le matin ou le soir.

S’il est normal d’avoir une phase de moindre vigilance l’après-midi, il n’est pas normal de tomber de sommeil dans la journée.

D’autres symptômes peuvent lui être associés : hallucinations, paralysies pendant le sommeil, mouvements des jambes, ronflements, apnées à l’endormissement.

Elle est isolée ou associée à d’autres maladies : respiratoires (syndrome d’apnée du sommeil), psychiatriques (état dépressif), métaboliques ou vasculaires.

Enfin, certains médicaments sont responsables de somnolence, parfois insoupçonnés. Sa mise en évidence sera subjective puis objective. L’échelle de somnolence d’Epworth est la plus couramment pratiquée, complétée par des enregistrements qui sont pratiqués en unité spécialisée ou en ambulatoire et qui sont presque systématiques :

• Enregistrement en continu de l’électroencéphalogramme sur 24 ou 48 heures.

• Enregistrement du sommeil (polysomnographie) si l’on suspecte un syndrome d’apnée du sommeil ou un syndrome des jambes sans repos.

• Test répété d’endormissement pratiqué seul ou le plus souvent associé aux deux précédents : le patient est enregistré toutes les deux heures, cinq fois dans une journée pendant vingt minutes. On observe le temps mis pour s’endormir, s’il s’endort, et on le réveille cinq minutes après. Tout endormissement en moins de sept minutes est anormal. On comptera le nombre d’endormissements pathologiques et la phase de sommeil dans laquelle ils se sont produits.

• Test de maintien de l’éveil : on demande au patient de rester éveillé dans la journée et on enregistre à 5 reprises pendant 20 minutes, le nombre d’endormissements et leur durée.


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