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Traiter (bien) son asthme

April 4, 2014 by Posted in: Maladies

Cette maladie chronique est souvent mal soignée, car les patients ont tendance à en sous-estimer la gravité.

On estime qu’une partie des décès et des hospitalisations dus à cette maladie pourraient toutefois être évités. Comment? En suivant correctement les traitements prescrits et en apprenant à mieux identifier les symptômes d’urgence.

Fait souvent difficile à admettre par les patients, l’asthme est une maladie persistante. Même si la crise elle-même est ponctuelle, le processus inflammatoire qui la sous-tend est beaucoup plus lent et nécessite un traitement poursuivi parfois pendant plusieurs semaines.

C’est pourquoi la prise en charge de l’asthme repose sur deux piliers complémentaires: restaurer sans tarder la respiration grâce aux bronchodilatateurs et combattre à plus long terme l’inflammation sous-jacente pour éviter les récidives. Ce dernier traitement implique habituellement la prise d’anti-inflammatoires dérivés de la cortisone.

Le problème? Comme ils se sentent le plus souvent bien entre les crises, nombre d’asthmatiques rechignent à se traiter correctement parce qu’ils ne se considèrent pas comme malades. Pourtant, affirme le pneumologue, l’administration locale et modérée de cortisone est bien moins dangereuse que de laisser les crises se répéter ou l’asthme s’installer pour de bon: «En cas d’asthme persistant, prendre de petites doses de cortisone par inhalation permet d’éviter les crises graves pour lesquelles de grandes doses seraient alors nécessaires.

Une fois que le patient a accepté qu’il devait vivre avec une maladie chronique, encore faut-il qu’il apprenne à gérer au quotidien une affection dont les signes ne sont pas toujours évidents. La plupart des asthmatiques ont une très mauvaise capacité d’auto-évaluation de leur limitation respiratoire.

La gestion de la maladie passe par l’acquisition de certaines compétences: éviter les facteurs déclenchants (allergènes, substances irritantes…), décoder les signes précurseurs d’alerte, savoir utiliser un inhalateur, comprendre comment les médicaments agissent, décider d’une stratégie à suivre en cas d’urgence, etc.

Le patient doit notamment connaître l’importance de la mesure du «peak-flow» (mesure du débit expiratoire), véritable thermomètre de l’asthme qui constitue un moyen simple et objectif d’évaluer ses symptômes.


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