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Appendicite ou fausse alerte?

January 15, 2017 by Posted in: Maladies

Une étude récente montre que les chirurgiens suisses ne recourent pas au scalpel plus que nécessaire. Rassurant

Accusés il y a quelques années d’opérer trop souvent des pseudo-appendicites pour accroître leurs revenus, les chirurgiens suisses sont aujourd’hui blanchis. Une étude de grande envergure, publiée en juillet dernier, montre au contraire que le taux «d’appendicites blanches» (fausses alertes) est normal, voire plus bas que la moyenne généralement admise.

«Suite à une enquête controversée qui dénonçait un taux d’appendicectomies beaucoup plus élevé chez les patients assurés en privé, nous avons voulu vérifier par nous-mêmes pour en avoir le cœur net», explique le professeur Urban Laffer, vice-président de la Société suisse de chirurgie générale (SSCG).

Démarre alors, en 1997, une étude détaillée qui portera sur environ cinq mille opérations, effectuées tant dans les hôpitaux publics que privés. Les résultats sont flatteurs pour les chirurgiens et contredisent les travaux antérieurs d’experts zurichois et tessinois: «Les patients dans leur ensemble peuvent vraiment avoir confiance, se réjouit Urban Laffer. Les chirurgiens ne font pas plus d’opérations que nécessaire et il n’existe pas de différence de traitement entre les diverses classes d’assurance.»

Ces conclusions rassurantes ne doivent toutefois pas faire oublier qu’une crise d’appendicite, aussi banale soit-elle, doit toujours être considérée comme une urgence.

En effet, la péritonite guette ceux qui tardent à consulter un médecin ou à se faire hospitaliser. Cette complication redoutable est due à la perforation de l’appendice dont le contenu se répand dans tout le ventre, provoquant inévitablement une infection généralisée. A retenir: à la moindre suspicion, notamment chez un enfant ou une personne âgée, il faut demander un avis médical.

Diagnostic difficile

Les symptômes clefs d’une appendicite sont, avant tout, une douleur vive qui débute autour du nombril, puis qui descend à droite et augmente quand on marche. Dans certains cas, sont associés une fièvre légère, des nausées et/ou des vomissements. Lorsqu’une péritonite se déclenche, les douleurs s’estompent pendant quelques heures et réapparaissent de plus belle dans toute la région du ventre.

Le diagnostic de l’appendicite étant dans certains cas un véritable casse-tête, il faut parfois ouvrir pour connaître la réponse. Et une fois sur le billard, l’appendice, organe allongé au rôle mal défini, ne résistera pas au coup de bistouri. Explications du professeur Laffer: «Même lorsqu’il s’agit d’une fausse alerte, nous préférons enlever l’appendice pour éviter des problèmes dans le futur qui seraient dus au fait que les patients ne savent plus si on leur a enlevé ou non l’appendice.»


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