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365 jours de santé

Maux de ventre

C’est l’une des plaintes les plus fréquentes ! C’est aussi l’une des moins évocatrices, une douleur abdominale pouvant annoncer un très grand nombre de pathologies de l’adulte.

Qu’est-ce que c’est ?

Hormis le foie dont l’atteinte est rarement douloureuse d’emblée, tous les organes digestifs, urinaires et génitaux situés dans l’abdomen peuvent entraîner un mal de ventre en cas de dysfonctionnement.
Ce ne sont pas les seuls : une atteinte de la colonne vertébrale, voire une hypertension intra-oculaire (glaucome aigu) chez la personne âgée peuvent se déclarer par un authentique mal de ventre !
Pour comprendre d’où vient le problème, vous devez définir le plus précisément possible, quel est le siège de la douleur, quel est son type (brûlures, crampes, spasmes…), son horaire, sa durée et quels sont les autres signes retrouvés. De même, voyez s’il n’existerait pas des facteurs déclenchants ou à l’opposé, des facteurs calmants (aliment, position antalgique, relaxation…). Toutes ces données seront précieuses pour le médecin.

Qu’est-ce que ça signifie ?

Ce n’est pas parce que les maux de ventre sont d’une grande banalité que vous devez les négliger.
Il n’est jamais normal de souffrir et il est essentiel de comprendre quelle est l’origine du problème.
L’examen clinique approfondi permet d’orienter le médecin qui peut, s’il le juge nécessaire, demander des examens complémentaires. Lorsque le bilan est parfaitement normal, on évoque le rôle du stress ou de l’anxiété.

Quelles sont les causes ?

Elles sont très nombreuses, d’où la nécessité de consulter le médecin pour en savoir plus.
Dans le domaine digestif, ulcères gastro-duodénaux, reflux gastro-oesophagiens, colopathies, pancréatites, appendicites, calculs de la vésicule peuvent entraîner des maux de ventre.
En gynécologie, l’infection des trompes (salpingites), la grossesse extra-utérine, des kystes de l’ovaire, un syndrome pré-menstruel peuvent se traduire de la même façon.
Sur le plan urinaire, un calcul rénal, une infection vésicale (cystite), une rétention urinaire sont encore responsables de douleurs du bas-ventre.
Certaines parasitoses, divers cancers peuvent encore donner des maux de ventre au long cours. C’est dire si la liste est longue !
Est-ce grave ?

A côté du mal de ventre, certains signes doivent vous alerter :
un ventre très contracté (dur comme du bois), l’arrêt des matières et des gaz, une fièvre élevée, des saignements digestifs par voie haute ou basse, un retard de règles, des pertes vaginales, l’impossibilité d’uriner, ou encore, une douleur que rien ne semble calmer sont autant de signes méritant un avis médical immédiat (même de nuit).
En effet, mieux vaut consulter pour rien que passer à côté d’une vraie urgence.

Que faire

En l’absence de signes de gravité et lorsque la douleur abdominale est modérée, allongez-vous quelques minutes et concentrez-vous sur votre respiration pour vous détendre.
Un anti-acide peut être utile en cas de reflux.
Un anti-spasmodique peut soulager une colopathie ou un syndrome pré-menstruel.
Un antalgique de type paracétamol peut être pris dans les autres cas.
Lorsque ces mesures restent insuffisantes ou si les maux de ventre récidivent, un avis médical s’impose.

Questions

Un simple coup de froid peut-il donner mal au ventre ?
Avoir froid, c’est agresser son organisme. Comme tout facteur de stress, le froid peut donc entraîner une douleur abdominale. Mais ce n’est pas une raison pour mettre tous vos problèmes de ventre sur le compte du froid ou de l’angoisse !

Un mal de ventre chronique isolé peut-il annoncer un cancer ?
Ce n’est pas le premier diagnostic auquel on pense, mais cela fait partie du domaine du possible. C’est pourquoi il est si important de consulter, même si le mal de ventre est peu gênant en lui-même : si cancer il y a, ses chances de guérison seront d’autant plus grandes que le diagnostic aura été précoce. Et cancer ou pas, il n’y a aucune raison de souffrir sans rien faire…

Ampoules au pied : que faire ?

Comment les prévenir et les soigner au plus vite pour laisser nos pieds en paix ? Premier impératif : évitez de percer une ampoule en formation car cela favorise l’infection.

Qu’est-ce que c’est ?

L’ampoule est une bulle de la peau qui correspond à une brûlure mécanique. Elle est causée par un frottement répété dans la chaussure, la chaleur et l’humidité du pied.
La peau est localement rouge et douloureuse. Puis elle gonfle et une bulle de liquide se forme sous l’épiderme.
Les ampoules sont gênantes mais bénignes. Elles peuvent cependant s’infecter en cas de soins inadaptés.

Que faire ?

Evitez de percer une ampoule en formation car cela favorise l’infection : appliquez plutôt un antiseptique desséchant (type éosine) puis couvrez-la d’un pansement stérile.
Si vous devez marcher longtemps avec une grosse ampoule au pied et des chaussures fermées, il est parfois recommandé de la percer plutôt qu’attendre qu’elle n’éclate d’elle-même : utilisez une aiguille stérile ou chauffée (moins hygiénique), puis désinfectez soigneusement l’ampoule sans aggraver l’ouverture. Asséchez-la avec de l’éosine, et couvrez cette peau nettoyée d’un pansement stérile pour ampoules.
Si l’ampoule a éclaté : désinfectez-la, et laissez-la sécher à l’air libre ou couvrez-la d’un pansement stérile.
Si l’ampoule a éclaté spontanément et si la peau est à vif : appliquez une compresse humide pendant environ 1/2 heure puis une pommade hydratante assouplissante. L’épiderme retrouvera son élasticité naturelle. Enfin, laissez la plaie à l’air libre pour qu’elle guérisse d’elle-même. Si vous devez pratiquer une activité, protégez la plaie avec un pansement (l’idéal est de disposer de pansement colloïdaux spécialement conçus pour les ampoules).
Consultez votre médecin en cas de surinfection ou si votre vaccin antitétanique n’est plus à jour (c’est-à-dire s’il date de plus de 5 ans chez un enfant, et plus de 10 ans chez un adulte). De même si l’ampoule ne survient pas à la suite d’un frottement dans une chaussure : certaines maladies de peau font leur apparition sous forme de bulles.

Quelques précautions

Utilisez des chaussures adaptées à votre pointure : ni trop petites, ni trop grandes. Portez toujours des chaussettes de coton dans vos chaussures. Evitez les pieds nus dans les baskets en cuir.
En été, où les pieds sont davantage dans des tennis en toile ou dans des petites chaussures neuves, pensez aux traitements protecteurs préventifs sur les zones de frottements (Hansaplast Préventif Anti-ampoules en pansements secs, ou Scholl Stop Ampoules en spray). De même si vous devez pratiquer une activité sportive soutenue : un morceau de sparadrap sur les zones de pression évite que l’ampoule n’apparaisse.
Gare aux chaussures neuves ! Portez-les d’abord à petite dose pour les adapter à vos pieds. Une précaution indispensable lorsque vous achetez des chaussures de marche : portez-les systématiquement et régulièrement avant d’envisager une randonnée conséquente.

Jambes lourdes

Le symptôme des jambes lourdes et fatiguées est un des premiers signes de l’insuffisance veineuse, qui touche plus de 30 % des adultes. Les femmes sont deux fois plus souvent atteintes que les hommes.

Qu’est-ce que c’est ?

Le réseau veineux d’un adulte est très long, de l’ordre de 300 kilomètres ! Pour assurer le retour veineux jusqu’au coeur, les veines situées dans les jambes ont une particularité : certaines sont équipées de petits clapets (valvules) pour empêcher le sang de revenir en arrière du fait de la pesanteur. Lorsque ces clapets ne remplissent plus correctement leur mission, le sang veineux stagne dans la veine qui finit par se distendre. Il s’ensuit l’impression de jambes lourdes.
Qu’est-ce que ça signifie ?

Ce symptôme traduit l’existence d’une insuffisance veineuse qui, en l’absence de prise en charge adéquate, va continuer d’évoluer. Lorsque la veine reste en permanence distendue, c’est une varice : outre les lourdeurs de jambe, apparaissent volontiers des fourmillements et des crampes.
Attention, une varice n’a aucune tendance à régresser et le risque qu’elle se complique est bien réel : un caillot peut la boucher (d’où phlébite ) et provoquer une embolie pulmonaire s’il migre jusqu’aux poumons.

Quelles sont les causes ?

L’insuffisance veineuse – et donc les jambes lourdes – relèvent à la fois de l’hérédité et de facteurs environnementaux comme l’excès de chaleur, le surpoids, la sédentarité.
Est-ce grave ?

Lorsque la lourdeur des jambes est un signe isolé, l’insuffisance veineuse est généralement peu importante. Mais ce n’est pas une raison pour ne rien faire. En effet, l’évolution se fait lentement mais inexorablement vers les varices .
Que faire

Luttez activement contre les ennemis jurés de vos veines ! En particulier, arrêtez d’exposer vos jambes au soleil des heures durant et de prendre des bains bouillants.
Chez vous, réglez le chauffage à 19-20° au maximum.
Pour lutter contre la constipation qui entrave le retour veineux, buvez 1,5 litres d’eau par jour et privilégiez les aliments riches en fibres telles que les céréales complètes, les fruits et les légumes frais.

Evitez les kilos superflus en mangeant équilibré (régime méditerranéen) et en gardant une activité physique régulière comme la marche, la natation, le roller ou le vélo.
Boudez l’alcool qui entraîne une dilatation des vaisseaux.
Evitez le port de vêtements trop serrés et les mauvaises postures : il n’y a rien de pire que garder les jambes croisées en position assise !
Enfin, la nuit, dormez les jambes légèrement surélevées pour faciliter le retour veineux…

Lorsque ces mesures ne suffisent pas, consultez.
S’il le juge nécessaire, votre médecin peut vous conseiller un médicament veinotonique ainsi appelé parce que susceptible de renforcer le tonus des parois veineuses. Il peut aussi vous prescrire des collants de contention (efficaces et beaucoup plus élégants qu’autrefois). Il peut enfin déceler une varice devant être retirée.

Questions

Tous les sports sont-ils autorisés ?
Les sports asymétriques s’accompagnant d’une réception brutale sur un pied (type tennis, volley, ski alpin), les sports parfois traumatisants (type karaté, judo) ou les activités laissant les jambes longtemps immobiles (type aviron, équitation) sont déconseillés.

ballonnements abdominaux

Chez l’adulte, un ventre douloureux et distendu traduit le plus souvent des erreurs diététiques. Mais il peut annoncer une pathologie infectieuse, voire une urgence chirurgicale.

Qu’est-ce que c’est ?

La digestion est un mécanisme complexe faisant intervenir la mastication pour fragmenter le repas, le broyage mécanique des aliments dans l’estomac et leur réduction en bouillie par les sucs gastriques, pancréatiques et les sécrétions bilaires.
Les nutriments intéressants sont ensuite absorbés au niveau de la muqueuse intestinale alors que les matières indésirables continuent leur progression vers le côlon où elles sont dégradées par des bactéries. Les ballonnements surviennent lorsque cette dernière étape s’accompagne d’une production excessive de gaz.
Qu’est-ce que ça signifie ?

Le transit intestinal ne se fait pas dans de bonnes conditions. C’est pourquoi on peut retrouver, à côté des ballonnements, un problème de constipation, de diarrhée ou l’alternance des deux. Si de surcroît la personne ballonnée a tendance à “avaler” beaucoup d’air – du fait d’un tic nerveux ou de l’abus de chewing-gums, de boissons gazeuses, voire de cigarettes pour ceux qui avalent la fumée – cela ne fait qu’aggraver le problème.

Quelles sont les causes ?

Des erreurs diététiques répétées et un côlon irritable (ou colopathie fonctionnelle) sont deux causes fréquentes de distension abdominale. Parfois, les ballonnements surviennent dans un contexte infectieux (gastro-entérite, turista…) et s’accompagnent de fièvre, de vomissements et de diarrhées. Ou plus grave, ils annoncent un début d’occlusion intestinale : le ventre est alors distendu, douloureux, les vomissements sont fréquents et il y a un arrêt total de l’émission des selles.
Est-ce grave ?

Le problème du côlon irritable est plus gênant que grave, puisqu’il n’y a aucun risque de complication. Avec la gastro-entérite ou la turista, attention au risque de deshydratation : les nourrissons et les personnes âgées y sont particulièrement vulnérables, d’où danger. Quant à l’occlusion intestinale, non soignée, elle peut être mortelle…
Que faire

Tout dépend du contexte.
Si les ballonnements s’accompagnent de fièvre, de diarrhées sanglantes, d’une altération de l’état général ou de douleurs intenses, s’ils touchent une personne fragilisée (bébé, vieillard, malade ayant une affection chronique), un avis médical s’impose sans tarder.
Si les ballonnements sont modérés et qu’on a des raisons de penser que le régime alimentaire est en cause, cela vaut la peine de modifier ce dernier en évitant ce qui est source d’aérophagie (cigarettes, chewing-gums, boissons gazeuses) et ce qui irrite le côlon, comme les crudités, les aliments fermentés, les viandes fumées, les fruits à pépins, les glaces, etc. En fait, il n’y a pas de règle : chacun doit trouver à quoi il est sensible et adapter ses menus en fonction.

L’avis d’un médecin est utile, surtout pour affiner le régime en cas de constipation ou de diarrhée associée. Quant aux médicaments anti-spasmodiques, ils permettent de soulager une crise.
Questions

Le stress peut-il être responsable de ballonnements ?
L’anxiété peut déclencher une crise de colopathie chez la personne prédisposée. En plus des recommandations alimentaires, on préconise donc une activité physique relaxante telle que la marche, la natation ou le yoga. L’aide d’un psychologue est enfin utile lorsque l’anxiété est omniprésent.

Des ballonnements rebelles méritent-ils un examen plus poussé du cô lon ?
Si la lutte contre le stress et la correction des erreurs alimentaires restent sans effet ou si les ballonnements et les troubles du transit apparaissent pour la première fois après 50 ans, cela vaut la peine de faire une coloscopie (un tuyau muni de fibres optiques est passé par les voies naturelles sous anesthésie) afin de vérifier l’absence d’inflammation ou de tumeur.

Anomalies de couleur des urines

Les urines sont habituellement claires et de couleur jaune pâle. Cette coloration peut néanmoins varier : plus claire lorsqu’elle est diluée, plus foncée lorsqu’elle est concentrée. Elles peuvent aussi avoir une coloration tout à fait anormale et inhabituelle.

Qu’est-ce que c’est ?

Les couleurs anormales les plus fréquemment rencontrées sont le rouge et le brun.
Plus rarement, les urines peuvent être blanches , lorsqu’elles contiennent du pus ou bleu-vertes à la suite d’une prise de bleu de méthylène, contenu dans certains médicaments.
Quelles sont les causes ? Une coloration anormale peut témoigner d’une maladie. Voici les principales causes d’une coloration rouge des urines :
1. Présence de sang dans les urines : on parle d’hématurie macroscopique. Les causes en sont très diverses :

une maladie du rein lui-même ;
une affection de l’appareil urinaire (uretère, vessie, prostate..) ; comme par exemple une tumeur bénigne ou maligne, des calculs ;
un traumatisme de l’abdomen…

2. Myoglobinurie et hémoglobinurie. La myoglobinurie est due à la destruction du muscle (rhabdomyolyse), en cas d’écrasement à la suite d’un traumatisme par exemple.
L’hémoglobinurie est due au passage d’hémoglobine dans les urines. Ses causes sont nombreuses et parfois graves :

transfusion sanguine incompatible
paludisme à Plasmodium Falciparum
anémies hémolytiques,
brûlures étendues.

3. Coloration rouge due à des colorants :

Des aliments peuvent colorer les urines en rouge : essentiellement la betterave.
Un certain nombre de médicaments (la vitamine B12 par exemple) peuvent aussi colorer les urines en rouge.

Est-ce grave ?

La gravité du symptôme dépend essentiellement de la cause qui doit être recherchée.

Que faire

Devant toute coloration anormale des urines, il faut consulter son médecin. Les éléments cliniques l’orienteront vers une pathologie spécifique. En fonction des éléments cliniques le praticien prescrira un examen bactériologique, chimique et microscopique des urines, pour préciser la nature des anomalies et ses causes.
Questions

Saigner dans les urines est douloureux ?
L’hématurie n’est en elle-même pratiquement pas douloureuse, mais certaines pathologies faisant saigner peuvent l’être, comme par exemple la présence de calculs urinaires.

Y-a-il des cas ou on ne trouve pas la cause d’une hématurie ?
Effectivement, une hématurie peut rester sans cause évidente dans 10 % des cas. C’est pourquoi il est important, en particulier en cas de récidive des symptô mes, de renouveler un certain nombre d’investigations.

Est-ce qu’un saignement dans les urines peut passer inaperçu ?
Tout à fait, dans un grand nombre de cas le saignement n’est pas assez abondant pour colorer les urines en rouge. On parle alors d’hématurie microscopique, qui comme son nom l’indique ne sera détectable que par l’observation de globules rouges au microscope. Il existe actuellement des tests, sous forme de bandelettes changeant de couleur en présence de sang dans les urines, qui permettent de faire un dépistage systématique, par exemple en médecine du travail.

Pneumonie – D’où cela vient-il ?

Dans les pneumonies infectieuses, l’inflammation est liée à la présence au niveau de l’alvéole pulmonaire d’un agent infectieux. La connaissance du germe permet de déterminer les causes de la pneumonie.

La connaissance de l’agent infectieux permet au médecin de prescrire un traitement antibiotique potentiellement efficace. L’important n’est pas toujours la connaissance individuelle, pour chaque patient, de l’agent en cause. En effet, les études faites de façon globale dans une population de sujets malades ont permis aux médecins de connaître l’ensemble des germes en cause. Les traitements antibiotiques prescrits prennent en compte toutes ces données étiologiques.

Avant la découverte des antibiotiques, la survenue d’une pneumonie était synonyme d’infection à pneumocoque.

Le pneumocoque

Aujourd’hui encore, le pneumocoque demeure le germe responsable le plus fréquemment. Il faut toujours avoir cette donnée à l’esprit. Le traitement antibiotique prescrit devra toujours être efficace sur ce germe.

On assiste depuis une dizaine d’années à l’apparition des pneumocoques devenus résistants à beaucoup d’antibiotiques (pénicilline, macrolides…). Cela survient surtout lorsque l’infection est contractée dans une collectivité (maison de retraite, crèches), aux âges extrêmes de la vie ou chez un patient qui a déjà reçu, pour quelque raison que ce soit, un traitement antibiotique au cours des mois précédents. De tels faits devront être précisés au médecin pour le choix d’un traitement efficace sur ces germes plus résistants.

Les autres agents infectieux

De nombreux germes, autres que le pneumocoque, peuvent provoquer une pneumonie : haemophilus influenzae, moraxella catarrhalis, legionella pneumophila, mycoplasma pneumoniae, chlamydia pneumoniae oupsittaci. Bien que moins souvent responsables, ils sont le plus souvent pris en compte par le prescripteur. Les virus des voies respiratoires (virus grippal, VRS…) sont également des agents potentiellement responsables d’infection des poumons. Le bacille tuberculeux peut également atteindre le poumon. On ne parle pas alors de pneumonie mais de tuberculose pulmonaire.

En France, les champignons (aspergillus) et les parasites (pneumocystose) sont rarement en cause chez les sujets dont les défenses immunitaires ne sont pas considérablement atteintes. En revanche, lorsque les défenses sont presque absentes (Sida, disparition des globules blancs au cours des chimiothérapies anticancéreuses), de tels agents peuvent provoquer une pneumonie.

La recherche de l’agent infectieux

Pour connaître l’agent infectieux en cause, le médecin peut se guider sur la façon dont débute la pneumonie. Si le début est brutal, d’une heure à l’autre, il faut toujours évoquer le pneumocoque. S’il est plutôt progressif, il faut alors penser à d’autres germes comme mycoplasma pneumoniae.

Le médecin peut aussi réaliser quelques recherches :

• Prélèvement de sang pour culture (hémocultures) et recherche d’anticorps (sérologies) ;

• Prélèvement des sécrétions issues des bronches. Elles sont recueillies par crachat ou par mise en place d’une sonde dans les bronches (endoscopie).

Le caractère peu agréable de ces recherches étiologiques et leur faible utilité pour le traitement antibiotique font qu’elles sont essentiellement pratiquées lorsque le patient présente une pneumonie très grave (hospitalisation), que ses défenses sont très altérées ou qu’il n’est pas guéri par le traitement antibiotique initial.

Insuffisance respiratoire et bronchite chronique

Il s’agit d’un véritable enjeu de santé publique, lié au problème du tabagisme dans notre société. Les fumeurs doivent être sensibilisés à cette maladie, la toux et l’expectoration leur paraissant normales. Il est important de mesurer le souffle des fumeurs, grâce à un appareil simple. Le véritable traitement est préventif, c’est l’arrêt du tabagisme. D’autres traitements sont associés afin de lutter contre l’obstruction bronchique et les surinfections respiratoires.

Les symptômes de la bronchite chronique

Les principaux signes cliniques de la maladie sont la toux et l’expectoration se produisant tous les jours, plutôt le matin, correspondant à la phase de toilette des bronches. En effet, le changement de position au lever, la reprise d’une ventilation plus importante et le réflexe de toux qui s’améliore le matin entraînent une remontée des sécrétions bronchiques.

Plus tard, avec l’évolution de la maladie, l’essoufflement apparaît et s’aggrave progressivement. Il doit être attentivement recherché, car il est souvent minimisé par le bronchitique chronique. Celui-ci pense qu’il s’agit d’un phénomène dû à l’âge, à la prise de poids, au déconditionnement physique musculaire. Il correspond en fait à la diminution du calibre des bronches (bronchite chronique obstructive), qui va gêner l’écoulement de l’air dans les voies aériennes.

Le travail respiratoire va augmenter beaucoup plus que ne le demande l’exercice physique, et ce décalage va entraîner une mauvaise tolérance à l’effort du bronchitique chronique. On constate alors un ralentissement de son activité de tous les jours, d’où un déconditionnement musculaire et une perte aggravée de la tolérance physique à l’effort. La maladie secondaire doit être combattue au même titre que la bronchite chronique elle-même.

Les facteurs de risque

Il existe environ 800 000 fumeurs ou ex-fumeurs présentant une bronchite chronique obstructive. La pollution, les infections à répétition de la petite enfance, le patrimoine génétique font qu’il n’y a pas d’égalité face au tabagisme et à ses conséquences, qui peuvent conduire à l’insuffisance respiratoire chronique grave, quand il ne s’agit pas du cancer.

Les facteurs de risque sont, en dehors du tabac, les polluants professionnels (poussières de minerai, substances végétales ou animales, industries chimiques), domestiques (allergies, gaz) ou atmosphériques (ozone, dioxyde de soufre, fumées noires), ainsi que les maladies génétiques (déficit enzymatique en alpha 1 antitrypsine, mucoviscidose, maladies des cils vibratiles).

Causes d’ Insuffisance respiratoire

Le tabagisme est depuis 30 ans le facteur favorisant principal de l’apparition de la bronchite chronique, et de son évolution inexorable vers l’insuffisance respiratoire chronique grave.

L’insuffisance respiratoire chronique vient de la défaillance du système respiratoire à assurer l’oxygénation du sang. Il existe soit une insuffisance de la ventilation (par l’obstruction des bronches, la réduction du volume pulmonaire, ou la diminution de la force des muscles respiratoires), soit une diminution de la vascularisation pulmonaire (séquelles d’embolies pulmonaires, maladies immunologiques des vaisseaux sanguins).

La diminution de l’oxygène dans le sang est liée à l’incapacité du système ventilatoire à véhiculer l’air ambiant de façon satisfaisante, de l’extérieur de l’organisme jusqu’aux alvéoles pulmonaires, plus ou moins associée à la mauvaise diffusion de l’oxygène de l’alvéole vers le sang.

Les anomalies ventilatoires se rencontrent dans différents cas :

• obstruction bronchique, qui freine le déplacement de l’air de l’extérieur jusqu’aux petites bronches ;

• réduction des volumes pulmonaires, liée à l’incapacité de la cage thoracique à se remplir, en raison d’une paralysie des muscles respiratoires, d’une déformation sévère du squelette thoracique, d’une fibrose pulmonaire qui diminue la possibilité du poumon à se gonfler…

• diminution de la surface d’échange de la membrane alvéolo-artérielle, comme dans l’emphysème, où existe une destruction des alvéoles et des petits vaisseaux sanguins pulmonaires ;

• augmentation de la résistance à la conduction des gaz respiratoires, au niveau de la membrane alvéolo-capillaire, comme dans les fibroses interstitielles diffuses pulmonaires.

Il s’ensuit une diminution de l’oxygène dans le sang (hypoxémie, PaO2 < 55 mmHg), plus ou moins associée à une augmentation du gaz carbonique (hypercapnie, PACO2 > 43 mmHg), qui entraîne si elle n’est pas compensée par l’organisme une augmentation de l’acidité du sang (acidose respiratoire, pH < 7,37).

L’hypoxémie sera mesurée à deux reprises et sa diminution constatée et stable définira l’insuffisance respiratoire chronique.

Les maladies entraînant avec la plus grande fréquence l’insuffisance respiratoire chronique sont les bronchites chroniques évoluant vers l’emphysème. Elles sont dues au tabagisme, à l’exposition à des poussières minérales ou végétales (silice, amiante, farines) professionnelles ou domestiques, à la pollution atmosphérique, à des maladies génétiques (mucoviscidose).

Les cyphoscolioses, les séquelles de traumatismes thoraciques, les fibroses pulmonaires dues à l’inhalation de minerais (amiante, silice) ou à des maladies de l’immunité (sarcoïdose, polyarthrite rhumatoïde…), auront pour conséquence une diminution des volumes thoraciques mobilisables et une défaillance du système respiratoire

Insuffisance respiratoire – Qu’est-ce que c’est ?

L’insuffisance respiratoire est l’incapacité chronique du système respiratoire à assurer l’oxygénation du sang et, dans une certaine mesure, le rejet du gaz carbonique.

L’insuffisance respiratoire chronique (IRC) est un problème de santé individuelle et publique très important, car elle compte parmi les cinq causes les plus fréquentes de décès ; 40 000 personnes sont dépendantes de l’oxygène. La respiration est indispensable à la vie : elle sépare l’oxygène de l’air ambiant, de façon à permettre l’utilisation de substances énergétiques pour la vie des cellules qui nous composent. Elle assure le rejet du gaz carbonique.

Les mécanismes de l’insuffisance respiratoire

Le système respiratoire peut être divisé en deux sous-systèmes, de façon arbitraire :

• un système mécanique, composé de la cage thoracique (côtes, sternum, diaphragme, muscles intercostaux…) et des voies aériennes de conduction de l’air (trachées, bronches) ;

• un système d’échange gazeux entre l’alvéole pulmonaire et le sang.

Trois mécanismes physiopathologiques peuvent entraîner l’insuffisance respiratoire chronique :

• Incapacité de la cage thoracique, pour différentes raisons : atteinte du squelette (cyphoscoliose, séquelles de traumatisme thoracique) ; maladies neurologiques atteignant le système nerveux central (atteinte du tronc cérébral) ou périphérique (paralysies neuromusculaires : myopathie, tétraplégie, paralysie diaphragmatique). Ces maladies entraînant une diminution des volumes pulmonaires mobilisables, se caractérisant par un trouble ventilatoire restrictif.

• Anomalie de la conduction de l’air : l’air est ralenti à cause du rétrécissement du calibre des bronches. Il s’agit du trouble ventilatoire obstructif, de la bronchite chronique, de l’emphysème.

• Anomalie du transfert des gaz entre l’alvéole et le sang : la surface d’échange est réduite par la diminution ou l’obstruction des vaisseaux sanguins (embolie pulmonaire). Il existe un frein à la diffusion des gaz au niveau de la membrane alvéolo-artérielle (fibrose interstitielle pulmonaire diffuse).

Les insuffisances respiratoires sévères mais passagères, survenant après une opération chirurgicale, des traitements médicaux comme la radiothérapie, ou un grave accident, ne font pas partie des maladies chroniques graves, du fait du retour à la normale de la fonction respiratoire après le traitement adapté.

La gazométrie artérielle permet de définir l’insuffisance respiratoire chronique grave : le taux de l’oxygène dans le sang sera inférieur à 55 mmHg, ce résultat étant stable sur deux prélèvements effectués à 2 mois de distance.

Les symptômes de l’IRC

L’IRC se manifeste par un essoufflement. Cet essoufflement, étant subjectif, n’est pas toujours corrélé avec la gravité de la maladie. On utilise une échelle de dyspnée pour quantifier le handicap respiratoire, la dyspnée correspondant à la sensation du manque de respiration.

Il s’ensuit une diminution des possibilités physiques. Le malade diminue progressivement ses efforts, afin de ne pas se mettre dans une situation désagréable de stress respiratoire. Il ne peut répondre à l’augmentation du travail des muscles. L’augmentation de la ventilation et des échanges gazeux, en particulier la captation de l’oxygène dans l’air ambiant, ne se fait plus aussi efficacement.

La toux et l’expectoration sont souvent associées à l’essoufflement, car la bronchite chronique post-tabagique est à l’heure actuelle une cause majeure de l’IRC.

On constate également des infections respiratoires à répétition, des maux de tête au réveil, une perte de poids et d’appétit (car le repas et sa digestion deviennent fatigants), un amaigrissement, lié à l’augmentation du travail des muscles respiratoires qui consomment beaucoup de réserves énergétiques.

Lorsque la maladie s’aggrave, ou à l’occasion de décompensations souvent dues à des infections, l’augmentation du gaz carbonique dans le sang entraîne des manifestations neurologiques (insomnie nocturne et endormissement dans la journée, perte de la mémoire, irritabilité de l’humeur, tremblements des mains excessifs), des sueurs et une coloration bleue (cyanose) des lèvres ou des ongles…

Lors de décompensations sévères, l’organisme ne pouvant plus s’adapter, il peut se produire un coma pouvant aller jusqu’au décès.

Les traitements de l’IRC

Le traitement est l’apport d’oxygène, par différentes méthodes de ventilation, qui va pallier la défaillance du système respiratoire et donc oxygéner le sang de façon satisfaisante. Mais il ne doit pas se limiter à ce seul moyen : la prise en charge doit être précoce du fait d’une évolution possible vers la sévérité de la maladie, permanente en raison de sa chronicité, individualisée en raison de la situation clinique de chacun, du retentissement physique et social.

Le traitement s’appuiera aussi sur la diminution du handicap respiratoire, en redonnant aux malades la capacité de gérer ses efforts physiques : apprentissage de la maladie et des traitements ; prise en charge psychologique de l’individu face à la diminution de façon irréversible de ses possibilités ; reprise de l’exercice physique afin de rompre le cercle vicieux du déconditionnement musculaire.

Comment choisir un produit de soin ?

Un vaste choix de produits de soin est proposé aujourd’hui au consommateur. Quelles sont les quelques règles simples qui permettent de choisir les produits qui vont convenir à chacun.

S’hydrater, se protéger font partie des gestes quotidiens. Mais comment choisir entre crèmes et lait, entre laits et gels, entre crèmes de jour et crèmes de nuit. La perplexité saisit souvent l’acheteur devant les nombreuses gammes qui existent. Nous allons essayer de donner quelques règles simples pour que chacun retrouve une sérénité à l’heure du choix.

Choisir un cosmétique, c’est répondre à quelques questions :

• Faut-il s’hydrater et à quel rythme ? L’hydratation régulière de la peau apporte un confort cutané important. Se doit être un geste quotidien au moins sur le visage, en particulier en hiver. L’hydratation du corps est importante à partir d’un certain âge, car la peau se dessèche au cours du vieillissement. Cette sécheresse cutanée entraîne, si elle est négligée, des démangeaisons.

• Crèmes ou laits hydratants. Le lait est plus fluide, plus facile à étaler, il permet de couvrir une surface plus grande en moins de temps, mais il est moins hydratant. Le lait est souvent préféré sur le corps pour sa facilité d’utilisation, mais la crème, qui est plus hydratante, sera utilisée pour le visage, qui est la zone la plus agressée du corps, et pour le corps quand la peau est très sèche.

• Existe-il plusieurs sortes de lait ? Oui. Il ne faut pas confondre lait hydratant et lait nettoyant. Le lait nettoyant est un produit de nettoyage et se rince. Il a l’avantage d’être très doux. Le lait hydratant est un produit traitant qui s’applique et se laisse en place.

• Crèmes riches ou fluides ? Les crèmes riches sont plus grasses. Elles sont bien adaptées aux peaux sèches. Les crèmes fluides sont faites pour les normales ou grasses. Chacun doit choisir en fonction de son type de peau et de la saison. Il faut prendre un produit plus hydratant en hiver qu’en été. Il ne faut pas prendre une crème trop grasse pour sa peau, car il existe un risque d’acné induite par l’utilisation d’une crème inadaptée.

• Une ou deux fois par jour ? L’idéal est une hydratation biquotidienne, particulièrement en période d’agression (hiver et exposition solaire).

• Crème de nuit ou crème de jour ? Les crèmes de nuit sont plus grasses que les crèmes de jour. Tout dépend du type de peau. En cas de peau sèche, il est préférable de choisir une crème plus grasse le soir. En cas de peau grasse, une crème légère est indiquée le soir aussi. Un même produit peut être choisi pour le matin et le soir.

• Faut-il changer régulièrement ? Non. L’équilibre cutané est fragile. Une fois qu’il est trouvé, il est toujours dangereux de le bouleverser. Deux hydratants, qui paraissent équivalents, peuvent entraîner des réactions cutanées différentes. Modifier progressivement ses habitudes sur des périodes de quelques semaines est une bonne pratique pour éviter des réactions trop importantes où il sera de déterminer à quels produits la peau a réagi.

• Faut-il une gamme d’une même marque à des produits de marques différentes ? Certaines gammes sont conçues pour que tous les éléments soient complémentaires. Mais, en réalité, c’est à chaque utilisateur de trouver son équilibre. Il est parfaitement possible et sans danger de panacher les gammes.

En conclusion : respecter ces quelques règles et surtout les exigences de sa peau permettra à chacun de trouver et d’apprécier les hydratants les mieux adaptés.

photo: http://pisicasfioasa.wordpress.com/