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365 jours de santé

Croquez la santé à pleines dents

A propos des nutriments.
Nos tous premiers ancêtres – qui vivaient dans la savane africaine – mangeaient des graines, des racines comestibles et de petits animaux. Depuis lors, nos besoins alimentaires élémentaires n’ont pas beaucoup changé. Nous avons besoin:

-de protéines,
fournies par la viande, le poisson, les produits laitiers, les légumineuses ou encore les oeufs.

– d’hydrates de carbone,
que l’on trouve dans le pain, les céréales, les fruits et les légumes.

– de graisses animales et végétales,
que nous absorbons en mangeant de la charcuterie, du fromage, de l’huile et des noix.

– de vitamines et de sels minéraux,
contenus dans les fruits et légumes, le pain, les noix, le lait, la viande ou encore l’eau.

Une question de mesure.
Pour se sentir parfaitement bien dans sa peau, il faut veiller à une alimentation équilibrée et à un apport optimal de nutriments. Voici les quatre principaux conseils de la cuisine bien-être.

Manger beaucoup de fruits et légumes! Ils contiennent en effet beaucoup de substances végétales bioactives. Ils sont en outre riches en vitamines et fibres alimentaires, ces dernières assurant une bonne digestion et un bon transit intestinal.

Riches en graisses, la charcuterie, le beurre et la viande sont à consommer avec modération. La valeur énergétique de la graisse est deux fois plus élevée que celle fournie par les hydrates de carbone et les protéines. Consommée en trop grandes quantités, la graisse fait donc grossir et peut être nocive pour la santé. Par ailleurs, les graisses végétales sont plus saines que les graisses animales: elles contiennent en effet davantage d’acides gras polyinsaturés, substances vitales pour l’organisme.

Manger régulièrement du poisson! Le poisson a en effet une forte teneur en acides gras Oméga 3, très précieux sur le plan nutritionnel. Facile à digérer, le poisson fournit également d’excellentes protéines et de l’iode.

Boire beaucoup d’eau! Le corps humain a besoin d’au moins 2,5 litres de liquide par jour, dont 1,5 litres venant des boissons et le reste des aliments. Parmi les boissons désaltérantes recommandées, mentionnons les tisanes aux fruits, les jus de fruits dilués et l’eau minérale.

A la trace
Outre de protéines, d’hydrates de carbone, de graisses et de vitamines, notre corps à également besoin de petites quantités d’oligo-éléments (tels que iode, fer, zinc) ainsi que de sels minéraux en suffisance (potassium, magnésium, calcium, phosphore, etc.). Ces derniers sont par exemple indispensables à la formation osseuse et dentaire. Ils sont en outre des constituants des enzymes, des vitamines et des hormones et transmettent les stimuli nerveux au cerveau (la sensation de faim, par exemple). Or une alimentation variée et équilibrée assure automatiquement un apport suffisant de sels minéraux. Ceux-ci se trouvent surtout dans les légumes, les produits à base de céréales complètes, les aliments crus, le pain, les poissons d’eau de mer, les légumineuses et le lait.

Les aliments-beauté

Quelques grains de beauté.
Ces petits grains ont plus d’un tour dans leur sac! Le raisin est à la fois énergétique (il contient du fructose, qui fournit rapidement de l’énergie), amincissant et c’est un véritable fruit-beauté. La provitamine A rend la peau plus belle; le potassium active la fonction rénale et exerce un effet diurétique; le zinc et la vitamine C renforcent le système immunitaire et le magnésium et la vitamine B calment les nerfs. Alors, en cas de petite faim, le raisin (ou tout autre fruit d’ailleurs) saura vous «caler» juste ce qu’il faut!

Du soleil dans votre verre.
Pour bien démarrer la journée: Voici deux boissons-vitalité, hautes en couleur et simples à préparer, qui ne manqueront pas de réveiller tous vos sens.

Punch orange: Mélanger 2/3 de jus d’orange frais et 1/3 de jus de carotte, ajouter quelques gouttes de citron et d’huile d’olive. L’organisme ne peut en effet assimiler le bêtacarotène que si celui-ci est absorbé avec un corps gras. Ce précurseur de la vitamine A contribue à la fraîcheur du teint et à une bonne acuité visuelle. Riche en vitamines C et E, ce cocktail vous donnera en outre un véritable coup de fouet vitaminique.

Punch rouge: Peler 200 g de betterave rouge et 2 pommes, passer le tout à la centrifugeuse. Récupérer le jus, ajouter 2 gouttes d’huile d’olive, ½ cc de raifort râpé et un peu de sel. Santé! Cette boisson vous apportera beaucoup de punch, la betterave étant riche en substances bioactives, en sels minéraux et en vitamines. De plus, elle contient beaucoup d’acide folique, dont on dit qu’il est bénéfique au système cardio-vasculaire. Enfin, le raifort aide à prévenir les infections.

Piments & Cie: des euphorisants qui ne manquent pas de piquant.
Les piments, poivres de Cayenne et autres pili-pili chauffent non seulement le corps mais aussi l’esprit. Ces condiments activent la sécrétion d’endorphine, substance produite par le corps et qui agit comme anti-douleur et euphorisant. Au fait: les bananes et le chocolat combattent également efficacement la morosité! En l’espace de quelques minutes, ils accroissent la sécrétion d’hormones euphorisantes dans le corps.

Salade de poisson aux légumes

Nombre de personnes : 4
Temps de préparation : 20 min.

Ingrédients:
300 g de filets de poisson (flet ou plie)
1 cs de jus de citron
1 dl de vin blanc
sel
1 petit poireau
1 carotte
1 dl d’eau

Feuilles de laitue pommée
1 botte de ciboulette finement ciselée

Sauce:
5 cs de demi-crème acidulée
1 cs de crème
1 cs de jus de citron
Mélange de condiments pour salade Maggi

Préparation:
Arroser le poisson de jus de citron et laisser brièvement mariner. Porter le vin blanc à ébullition et plonger le poisson dans ce court-bouillon frémissant. Cuire à tout petit feu. Laisser refroidir le poisson dans le court-bouillon. Egoutter et couper en morceaux de la taille d’une bouchée. Entre-temps, parer les légumes lavés, tailler en fines rondelles et blanchir brièvement dans un peu d’eau bouillante. Laisser soigneusement égoutter. Mélanger les ingrédients de la sauce. Ajouter le poisson et les légumes, puis mélanger. Dresser sur les feuilles de laitue pommée lavées et parsemer de ciboulette.

Valeurs nutritionnelles:
Valeurs nutritionnelles par personne: 929 / 222 (kj/kcal)
Protéines: 15.2
Glucides: 12 g
Lipides: 10.4 g

La ménopause au quotidien

Il est toujours très délicat de parler de la ménopause. Cela évoque inévitablement la notion du temps qui passe….

Cette période que l’on appelle aussi “le retour d’âge” est tout simplement la fin des règles.
Cette nouvelle situation s’étale en général sur plusieurs mois, période considérée comme pré-ménopause et qui s’accompagne de toute une série de symptômes. On considère que “les bouffées de chaleur” sont le signe principal de la ménopause. Elles peuvent durer quelques mois mais aussi quelques années. Si leur mécanisme est encore un secret on sait par contre qu’elles sont liées à la carence en hormones oestrogènes. On sait également que l’intensité et le nombre des bouffées de chaleur sont directement conditionnés par l’environnement. La fatigue, le stress seront des facteurs d’augmentation de ces symptômes.

Les bouffées de chaleur ont des conséquences significatives sur le comportement dont les principales sont :

– les insomnies. Il est difficile de trouver un sommeil réparateur et régulier lorsque la nuit a été interrompue par des accès de températures suivis de refroidissements du corps.

– une gène sexuelle. Il est inconfortable de subir une bouffée de chaleur à ce moment-là.

– une gène sociale. Impression d’être le point de mire de son entourage.

– problème esthétique . obligation de refaire constamment sa coiffure, son maquillage etc…

La sauge et l’huile de bourrache représentent une solution préconisée par Jean-Jacques Descamps, phytothérapeute aux bains d’Ovronnaz. Les oestrogènes végétaux de la sauge favorisent une régulation des cycles féminins et aident à diminuer les bouffées de chaleur.

– Verser un litre d’eau bouillante sur 3 pincées de sauge officinale
– Laisser infuser deux minutes, pas plus.
– Filtrer
– Boire durant la journée
– Prendre une capsule matin et soir d’huile de Bourrache.

Traiter (bien) son asthme

Cette maladie chronique est souvent mal soignée, car les patients ont tendance à en sous-estimer la gravité.

On estime qu’une partie des décès et des hospitalisations dus à cette maladie pourraient toutefois être évités. Comment? En suivant correctement les traitements prescrits et en apprenant à mieux identifier les symptômes d’urgence.

Fait souvent difficile à admettre par les patients, l’asthme est une maladie persistante. Même si la crise elle-même est ponctuelle, le processus inflammatoire qui la sous-tend est beaucoup plus lent et nécessite un traitement poursuivi parfois pendant plusieurs semaines.

C’est pourquoi la prise en charge de l’asthme repose sur deux piliers complémentaires: restaurer sans tarder la respiration grâce aux bronchodilatateurs et combattre à plus long terme l’inflammation sous-jacente pour éviter les récidives. Ce dernier traitement implique habituellement la prise d’anti-inflammatoires dérivés de la cortisone.

Le problème? Comme ils se sentent le plus souvent bien entre les crises, nombre d’asthmatiques rechignent à se traiter correctement parce qu’ils ne se considèrent pas comme malades. Pourtant, affirme le pneumologue, l’administration locale et modérée de cortisone est bien moins dangereuse que de laisser les crises se répéter ou l’asthme s’installer pour de bon: «En cas d’asthme persistant, prendre de petites doses de cortisone par inhalation permet d’éviter les crises graves pour lesquelles de grandes doses seraient alors nécessaires.

Une fois que le patient a accepté qu’il devait vivre avec une maladie chronique, encore faut-il qu’il apprenne à gérer au quotidien une affection dont les signes ne sont pas toujours évidents. La plupart des asthmatiques ont une très mauvaise capacité d’auto-évaluation de leur limitation respiratoire.

La gestion de la maladie passe par l’acquisition de certaines compétences: éviter les facteurs déclenchants (allergènes, substances irritantes…), décoder les signes précurseurs d’alerte, savoir utiliser un inhalateur, comprendre comment les médicaments agissent, décider d’une stratégie à suivre en cas d’urgence, etc.

Le patient doit notamment connaître l’importance de la mesure du «peak-flow» (mesure du débit expiratoire), véritable thermomètre de l’asthme qui constitue un moyen simple et objectif d’évaluer ses symptômes.

Maux de ventre

C’est l’une des plaintes les plus fréquentes ! C’est aussi l’une des moins évocatrices, une douleur abdominale pouvant annoncer un très grand nombre de pathologies de l’adulte.

Qu’est-ce que c’est ?

Hormis le foie dont l’atteinte est rarement douloureuse d’emblée, tous les organes digestifs, urinaires et génitaux situés dans l’abdomen peuvent entraîner un mal de ventre en cas de dysfonctionnement.
Ce ne sont pas les seuls : une atteinte de la colonne vertébrale, voire une hypertension intra-oculaire (glaucome aigu) chez la personne âgée peuvent se déclarer par un authentique mal de ventre !
Pour comprendre d’où vient le problème, vous devez définir le plus précisément possible, quel est le siège de la douleur, quel est son type (brûlures, crampes, spasmes…), son horaire, sa durée et quels sont les autres signes retrouvés. De même, voyez s’il n’existerait pas des facteurs déclenchants ou à l’opposé, des facteurs calmants (aliment, position antalgique, relaxation…). Toutes ces données seront précieuses pour le médecin.

Qu’est-ce que ça signifie ?

Ce n’est pas parce que les maux de ventre sont d’une grande banalité que vous devez les négliger.
Il n’est jamais normal de souffrir et il est essentiel de comprendre quelle est l’origine du problème.
L’examen clinique approfondi permet d’orienter le médecin qui peut, s’il le juge nécessaire, demander des examens complémentaires. Lorsque le bilan est parfaitement normal, on évoque le rôle du stress ou de l’anxiété.

Quelles sont les causes ?

Elles sont très nombreuses, d’où la nécessité de consulter le médecin pour en savoir plus.
Dans le domaine digestif, ulcères gastro-duodénaux, reflux gastro-oesophagiens, colopathies, pancréatites, appendicites, calculs de la vésicule peuvent entraîner des maux de ventre.
En gynécologie, l’infection des trompes (salpingites), la grossesse extra-utérine, des kystes de l’ovaire, un syndrome pré-menstruel peuvent se traduire de la même façon.
Sur le plan urinaire, un calcul rénal, une infection vésicale (cystite), une rétention urinaire sont encore responsables de douleurs du bas-ventre.
Certaines parasitoses, divers cancers peuvent encore donner des maux de ventre au long cours. C’est dire si la liste est longue !
Est-ce grave ?

A côté du mal de ventre, certains signes doivent vous alerter :
un ventre très contracté (dur comme du bois), l’arrêt des matières et des gaz, une fièvre élevée, des saignements digestifs par voie haute ou basse, un retard de règles, des pertes vaginales, l’impossibilité d’uriner, ou encore, une douleur que rien ne semble calmer sont autant de signes méritant un avis médical immédiat (même de nuit).
En effet, mieux vaut consulter pour rien que passer à côté d’une vraie urgence.

Que faire

En l’absence de signes de gravité et lorsque la douleur abdominale est modérée, allongez-vous quelques minutes et concentrez-vous sur votre respiration pour vous détendre.
Un anti-acide peut être utile en cas de reflux.
Un anti-spasmodique peut soulager une colopathie ou un syndrome pré-menstruel.
Un antalgique de type paracétamol peut être pris dans les autres cas.
Lorsque ces mesures restent insuffisantes ou si les maux de ventre récidivent, un avis médical s’impose.

Questions

Un simple coup de froid peut-il donner mal au ventre ?
Avoir froid, c’est agresser son organisme. Comme tout facteur de stress, le froid peut donc entraîner une douleur abdominale. Mais ce n’est pas une raison pour mettre tous vos problèmes de ventre sur le compte du froid ou de l’angoisse !

Un mal de ventre chronique isolé peut-il annoncer un cancer ?
Ce n’est pas le premier diagnostic auquel on pense, mais cela fait partie du domaine du possible. C’est pourquoi il est si important de consulter, même si le mal de ventre est peu gênant en lui-même : si cancer il y a, ses chances de guérison seront d’autant plus grandes que le diagnostic aura été précoce. Et cancer ou pas, il n’y a aucune raison de souffrir sans rien faire…

Ampoules au pied : que faire ?

Comment les prévenir et les soigner au plus vite pour laisser nos pieds en paix ? Premier impératif : évitez de percer une ampoule en formation car cela favorise l’infection.

Qu’est-ce que c’est ?

L’ampoule est une bulle de la peau qui correspond à une brûlure mécanique. Elle est causée par un frottement répété dans la chaussure, la chaleur et l’humidité du pied.
La peau est localement rouge et douloureuse. Puis elle gonfle et une bulle de liquide se forme sous l’épiderme.
Les ampoules sont gênantes mais bénignes. Elles peuvent cependant s’infecter en cas de soins inadaptés.

Que faire ?

Evitez de percer une ampoule en formation car cela favorise l’infection : appliquez plutôt un antiseptique desséchant (type éosine) puis couvrez-la d’un pansement stérile.
Si vous devez marcher longtemps avec une grosse ampoule au pied et des chaussures fermées, il est parfois recommandé de la percer plutôt qu’attendre qu’elle n’éclate d’elle-même : utilisez une aiguille stérile ou chauffée (moins hygiénique), puis désinfectez soigneusement l’ampoule sans aggraver l’ouverture. Asséchez-la avec de l’éosine, et couvrez cette peau nettoyée d’un pansement stérile pour ampoules.
Si l’ampoule a éclaté : désinfectez-la, et laissez-la sécher à l’air libre ou couvrez-la d’un pansement stérile.
Si l’ampoule a éclaté spontanément et si la peau est à vif : appliquez une compresse humide pendant environ 1/2 heure puis une pommade hydratante assouplissante. L’épiderme retrouvera son élasticité naturelle. Enfin, laissez la plaie à l’air libre pour qu’elle guérisse d’elle-même. Si vous devez pratiquer une activité, protégez la plaie avec un pansement (l’idéal est de disposer de pansement colloïdaux spécialement conçus pour les ampoules).
Consultez votre médecin en cas de surinfection ou si votre vaccin antitétanique n’est plus à jour (c’est-à-dire s’il date de plus de 5 ans chez un enfant, et plus de 10 ans chez un adulte). De même si l’ampoule ne survient pas à la suite d’un frottement dans une chaussure : certaines maladies de peau font leur apparition sous forme de bulles.

Quelques précautions

Utilisez des chaussures adaptées à votre pointure : ni trop petites, ni trop grandes. Portez toujours des chaussettes de coton dans vos chaussures. Evitez les pieds nus dans les baskets en cuir.
En été, où les pieds sont davantage dans des tennis en toile ou dans des petites chaussures neuves, pensez aux traitements protecteurs préventifs sur les zones de frottements (Hansaplast Préventif Anti-ampoules en pansements secs, ou Scholl Stop Ampoules en spray). De même si vous devez pratiquer une activité sportive soutenue : un morceau de sparadrap sur les zones de pression évite que l’ampoule n’apparaisse.
Gare aux chaussures neuves ! Portez-les d’abord à petite dose pour les adapter à vos pieds. Une précaution indispensable lorsque vous achetez des chaussures de marche : portez-les systématiquement et régulièrement avant d’envisager une randonnée conséquente.

Jambes lourdes

Le symptôme des jambes lourdes et fatiguées est un des premiers signes de l’insuffisance veineuse, qui touche plus de 30 % des adultes. Les femmes sont deux fois plus souvent atteintes que les hommes.

Qu’est-ce que c’est ?

Le réseau veineux d’un adulte est très long, de l’ordre de 300 kilomètres ! Pour assurer le retour veineux jusqu’au coeur, les veines situées dans les jambes ont une particularité : certaines sont équipées de petits clapets (valvules) pour empêcher le sang de revenir en arrière du fait de la pesanteur. Lorsque ces clapets ne remplissent plus correctement leur mission, le sang veineux stagne dans la veine qui finit par se distendre. Il s’ensuit l’impression de jambes lourdes.
Qu’est-ce que ça signifie ?

Ce symptôme traduit l’existence d’une insuffisance veineuse qui, en l’absence de prise en charge adéquate, va continuer d’évoluer. Lorsque la veine reste en permanence distendue, c’est une varice : outre les lourdeurs de jambe, apparaissent volontiers des fourmillements et des crampes.
Attention, une varice n’a aucune tendance à régresser et le risque qu’elle se complique est bien réel : un caillot peut la boucher (d’où phlébite ) et provoquer une embolie pulmonaire s’il migre jusqu’aux poumons.

Quelles sont les causes ?

L’insuffisance veineuse – et donc les jambes lourdes – relèvent à la fois de l’hérédité et de facteurs environnementaux comme l’excès de chaleur, le surpoids, la sédentarité.
Est-ce grave ?

Lorsque la lourdeur des jambes est un signe isolé, l’insuffisance veineuse est généralement peu importante. Mais ce n’est pas une raison pour ne rien faire. En effet, l’évolution se fait lentement mais inexorablement vers les varices .
Que faire

Luttez activement contre les ennemis jurés de vos veines ! En particulier, arrêtez d’exposer vos jambes au soleil des heures durant et de prendre des bains bouillants.
Chez vous, réglez le chauffage à 19-20° au maximum.
Pour lutter contre la constipation qui entrave le retour veineux, buvez 1,5 litres d’eau par jour et privilégiez les aliments riches en fibres telles que les céréales complètes, les fruits et les légumes frais.

Evitez les kilos superflus en mangeant équilibré (régime méditerranéen) et en gardant une activité physique régulière comme la marche, la natation, le roller ou le vélo.
Boudez l’alcool qui entraîne une dilatation des vaisseaux.
Evitez le port de vêtements trop serrés et les mauvaises postures : il n’y a rien de pire que garder les jambes croisées en position assise !
Enfin, la nuit, dormez les jambes légèrement surélevées pour faciliter le retour veineux…

Lorsque ces mesures ne suffisent pas, consultez.
S’il le juge nécessaire, votre médecin peut vous conseiller un médicament veinotonique ainsi appelé parce que susceptible de renforcer le tonus des parois veineuses. Il peut aussi vous prescrire des collants de contention (efficaces et beaucoup plus élégants qu’autrefois). Il peut enfin déceler une varice devant être retirée.

Questions

Tous les sports sont-ils autorisés ?
Les sports asymétriques s’accompagnant d’une réception brutale sur un pied (type tennis, volley, ski alpin), les sports parfois traumatisants (type karaté, judo) ou les activités laissant les jambes longtemps immobiles (type aviron, équitation) sont déconseillés.

ballonnements abdominaux

Chez l’adulte, un ventre douloureux et distendu traduit le plus souvent des erreurs diététiques. Mais il peut annoncer une pathologie infectieuse, voire une urgence chirurgicale.

Qu’est-ce que c’est ?

La digestion est un mécanisme complexe faisant intervenir la mastication pour fragmenter le repas, le broyage mécanique des aliments dans l’estomac et leur réduction en bouillie par les sucs gastriques, pancréatiques et les sécrétions bilaires.
Les nutriments intéressants sont ensuite absorbés au niveau de la muqueuse intestinale alors que les matières indésirables continuent leur progression vers le côlon où elles sont dégradées par des bactéries. Les ballonnements surviennent lorsque cette dernière étape s’accompagne d’une production excessive de gaz.
Qu’est-ce que ça signifie ?

Le transit intestinal ne se fait pas dans de bonnes conditions. C’est pourquoi on peut retrouver, à côté des ballonnements, un problème de constipation, de diarrhée ou l’alternance des deux. Si de surcroît la personne ballonnée a tendance à “avaler” beaucoup d’air – du fait d’un tic nerveux ou de l’abus de chewing-gums, de boissons gazeuses, voire de cigarettes pour ceux qui avalent la fumée – cela ne fait qu’aggraver le problème.

Quelles sont les causes ?

Des erreurs diététiques répétées et un côlon irritable (ou colopathie fonctionnelle) sont deux causes fréquentes de distension abdominale. Parfois, les ballonnements surviennent dans un contexte infectieux (gastro-entérite, turista…) et s’accompagnent de fièvre, de vomissements et de diarrhées. Ou plus grave, ils annoncent un début d’occlusion intestinale : le ventre est alors distendu, douloureux, les vomissements sont fréquents et il y a un arrêt total de l’émission des selles.
Est-ce grave ?

Le problème du côlon irritable est plus gênant que grave, puisqu’il n’y a aucun risque de complication. Avec la gastro-entérite ou la turista, attention au risque de deshydratation : les nourrissons et les personnes âgées y sont particulièrement vulnérables, d’où danger. Quant à l’occlusion intestinale, non soignée, elle peut être mortelle…
Que faire

Tout dépend du contexte.
Si les ballonnements s’accompagnent de fièvre, de diarrhées sanglantes, d’une altération de l’état général ou de douleurs intenses, s’ils touchent une personne fragilisée (bébé, vieillard, malade ayant une affection chronique), un avis médical s’impose sans tarder.
Si les ballonnements sont modérés et qu’on a des raisons de penser que le régime alimentaire est en cause, cela vaut la peine de modifier ce dernier en évitant ce qui est source d’aérophagie (cigarettes, chewing-gums, boissons gazeuses) et ce qui irrite le côlon, comme les crudités, les aliments fermentés, les viandes fumées, les fruits à pépins, les glaces, etc. En fait, il n’y a pas de règle : chacun doit trouver à quoi il est sensible et adapter ses menus en fonction.

L’avis d’un médecin est utile, surtout pour affiner le régime en cas de constipation ou de diarrhée associée. Quant aux médicaments anti-spasmodiques, ils permettent de soulager une crise.
Questions

Le stress peut-il être responsable de ballonnements ?
L’anxiété peut déclencher une crise de colopathie chez la personne prédisposée. En plus des recommandations alimentaires, on préconise donc une activité physique relaxante telle que la marche, la natation ou le yoga. L’aide d’un psychologue est enfin utile lorsque l’anxiété est omniprésent.

Des ballonnements rebelles méritent-ils un examen plus poussé du cô lon ?
Si la lutte contre le stress et la correction des erreurs alimentaires restent sans effet ou si les ballonnements et les troubles du transit apparaissent pour la première fois après 50 ans, cela vaut la peine de faire une coloscopie (un tuyau muni de fibres optiques est passé par les voies naturelles sous anesthésie) afin de vérifier l’absence d’inflammation ou de tumeur.

Anomalies de couleur des urines

Les urines sont habituellement claires et de couleur jaune pâle. Cette coloration peut néanmoins varier : plus claire lorsqu’elle est diluée, plus foncée lorsqu’elle est concentrée. Elles peuvent aussi avoir une coloration tout à fait anormale et inhabituelle.

Qu’est-ce que c’est ?

Les couleurs anormales les plus fréquemment rencontrées sont le rouge et le brun.
Plus rarement, les urines peuvent être blanches , lorsqu’elles contiennent du pus ou bleu-vertes à la suite d’une prise de bleu de méthylène, contenu dans certains médicaments.
Quelles sont les causes ? Une coloration anormale peut témoigner d’une maladie. Voici les principales causes d’une coloration rouge des urines :
1. Présence de sang dans les urines : on parle d’hématurie macroscopique. Les causes en sont très diverses :

une maladie du rein lui-même ;
une affection de l’appareil urinaire (uretère, vessie, prostate..) ; comme par exemple une tumeur bénigne ou maligne, des calculs ;
un traumatisme de l’abdomen…

2. Myoglobinurie et hémoglobinurie. La myoglobinurie est due à la destruction du muscle (rhabdomyolyse), en cas d’écrasement à la suite d’un traumatisme par exemple.
L’hémoglobinurie est due au passage d’hémoglobine dans les urines. Ses causes sont nombreuses et parfois graves :

transfusion sanguine incompatible
paludisme à Plasmodium Falciparum
anémies hémolytiques,
brûlures étendues.

3. Coloration rouge due à des colorants :

Des aliments peuvent colorer les urines en rouge : essentiellement la betterave.
Un certain nombre de médicaments (la vitamine B12 par exemple) peuvent aussi colorer les urines en rouge.

Est-ce grave ?

La gravité du symptôme dépend essentiellement de la cause qui doit être recherchée.

Que faire

Devant toute coloration anormale des urines, il faut consulter son médecin. Les éléments cliniques l’orienteront vers une pathologie spécifique. En fonction des éléments cliniques le praticien prescrira un examen bactériologique, chimique et microscopique des urines, pour préciser la nature des anomalies et ses causes.
Questions

Saigner dans les urines est douloureux ?
L’hématurie n’est en elle-même pratiquement pas douloureuse, mais certaines pathologies faisant saigner peuvent l’être, comme par exemple la présence de calculs urinaires.

Y-a-il des cas ou on ne trouve pas la cause d’une hématurie ?
Effectivement, une hématurie peut rester sans cause évidente dans 10 % des cas. C’est pourquoi il est important, en particulier en cas de récidive des symptô mes, de renouveler un certain nombre d’investigations.

Est-ce qu’un saignement dans les urines peut passer inaperçu ?
Tout à fait, dans un grand nombre de cas le saignement n’est pas assez abondant pour colorer les urines en rouge. On parle alors d’hématurie microscopique, qui comme son nom l’indique ne sera détectable que par l’observation de globules rouges au microscope. Il existe actuellement des tests, sous forme de bandelettes changeant de couleur en présence de sang dans les urines, qui permettent de faire un dépistage systématique, par exemple en médecine du travail.