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365 jours de santé

Pneumonie – D’où cela vient-il ?

Dans les pneumonies infectieuses, l’inflammation est liée à la présence au niveau de l’alvéole pulmonaire d’un agent infectieux. La connaissance du germe permet de déterminer les causes de la pneumonie.

La connaissance de l’agent infectieux permet au médecin de prescrire un traitement antibiotique potentiellement efficace. L’important n’est pas toujours la connaissance individuelle, pour chaque patient, de l’agent en cause. En effet, les études faites de façon globale dans une population de sujets malades ont permis aux médecins de connaître l’ensemble des germes en cause. Les traitements antibiotiques prescrits prennent en compte toutes ces données étiologiques.

Avant la découverte des antibiotiques, la survenue d’une pneumonie était synonyme d’infection à pneumocoque.

Le pneumocoque

Aujourd’hui encore, le pneumocoque demeure le germe responsable le plus fréquemment. Il faut toujours avoir cette donnée à l’esprit. Le traitement antibiotique prescrit devra toujours être efficace sur ce germe.

On assiste depuis une dizaine d’années à l’apparition des pneumocoques devenus résistants à beaucoup d’antibiotiques (pénicilline, macrolides…). Cela survient surtout lorsque l’infection est contractée dans une collectivité (maison de retraite, crèches), aux âges extrêmes de la vie ou chez un patient qui a déjà reçu, pour quelque raison que ce soit, un traitement antibiotique au cours des mois précédents. De tels faits devront être précisés au médecin pour le choix d’un traitement efficace sur ces germes plus résistants.

Les autres agents infectieux

De nombreux germes, autres que le pneumocoque, peuvent provoquer une pneumonie : haemophilus influenzae, moraxella catarrhalis, legionella pneumophila, mycoplasma pneumoniae, chlamydia pneumoniae oupsittaci. Bien que moins souvent responsables, ils sont le plus souvent pris en compte par le prescripteur. Les virus des voies respiratoires (virus grippal, VRS…) sont également des agents potentiellement responsables d’infection des poumons. Le bacille tuberculeux peut également atteindre le poumon. On ne parle pas alors de pneumonie mais de tuberculose pulmonaire.

En France, les champignons (aspergillus) et les parasites (pneumocystose) sont rarement en cause chez les sujets dont les défenses immunitaires ne sont pas considérablement atteintes. En revanche, lorsque les défenses sont presque absentes (Sida, disparition des globules blancs au cours des chimiothérapies anticancéreuses), de tels agents peuvent provoquer une pneumonie.

La recherche de l’agent infectieux

Pour connaître l’agent infectieux en cause, le médecin peut se guider sur la façon dont débute la pneumonie. Si le début est brutal, d’une heure à l’autre, il faut toujours évoquer le pneumocoque. S’il est plutôt progressif, il faut alors penser à d’autres germes comme mycoplasma pneumoniae.

Le médecin peut aussi réaliser quelques recherches :

• Prélèvement de sang pour culture (hémocultures) et recherche d’anticorps (sérologies) ;

• Prélèvement des sécrétions issues des bronches. Elles sont recueillies par crachat ou par mise en place d’une sonde dans les bronches (endoscopie).

Le caractère peu agréable de ces recherches étiologiques et leur faible utilité pour le traitement antibiotique font qu’elles sont essentiellement pratiquées lorsque le patient présente une pneumonie très grave (hospitalisation), que ses défenses sont très altérées ou qu’il n’est pas guéri par le traitement antibiotique initial.

Insuffisance respiratoire et bronchite chronique

Il s’agit d’un véritable enjeu de santé publique, lié au problème du tabagisme dans notre société. Les fumeurs doivent être sensibilisés à cette maladie, la toux et l’expectoration leur paraissant normales. Il est important de mesurer le souffle des fumeurs, grâce à un appareil simple. Le véritable traitement est préventif, c’est l’arrêt du tabagisme. D’autres traitements sont associés afin de lutter contre l’obstruction bronchique et les surinfections respiratoires.

Les symptômes de la bronchite chronique

Les principaux signes cliniques de la maladie sont la toux et l’expectoration se produisant tous les jours, plutôt le matin, correspondant à la phase de toilette des bronches. En effet, le changement de position au lever, la reprise d’une ventilation plus importante et le réflexe de toux qui s’améliore le matin entraînent une remontée des sécrétions bronchiques.

Plus tard, avec l’évolution de la maladie, l’essoufflement apparaît et s’aggrave progressivement. Il doit être attentivement recherché, car il est souvent minimisé par le bronchitique chronique. Celui-ci pense qu’il s’agit d’un phénomène dû à l’âge, à la prise de poids, au déconditionnement physique musculaire. Il correspond en fait à la diminution du calibre des bronches (bronchite chronique obstructive), qui va gêner l’écoulement de l’air dans les voies aériennes.

Le travail respiratoire va augmenter beaucoup plus que ne le demande l’exercice physique, et ce décalage va entraîner une mauvaise tolérance à l’effort du bronchitique chronique. On constate alors un ralentissement de son activité de tous les jours, d’où un déconditionnement musculaire et une perte aggravée de la tolérance physique à l’effort. La maladie secondaire doit être combattue au même titre que la bronchite chronique elle-même.

Les facteurs de risque

Il existe environ 800 000 fumeurs ou ex-fumeurs présentant une bronchite chronique obstructive. La pollution, les infections à répétition de la petite enfance, le patrimoine génétique font qu’il n’y a pas d’égalité face au tabagisme et à ses conséquences, qui peuvent conduire à l’insuffisance respiratoire chronique grave, quand il ne s’agit pas du cancer.

Les facteurs de risque sont, en dehors du tabac, les polluants professionnels (poussières de minerai, substances végétales ou animales, industries chimiques), domestiques (allergies, gaz) ou atmosphériques (ozone, dioxyde de soufre, fumées noires), ainsi que les maladies génétiques (déficit enzymatique en alpha 1 antitrypsine, mucoviscidose, maladies des cils vibratiles).

Causes d’ Insuffisance respiratoire

Le tabagisme est depuis 30 ans le facteur favorisant principal de l’apparition de la bronchite chronique, et de son évolution inexorable vers l’insuffisance respiratoire chronique grave.

L’insuffisance respiratoire chronique vient de la défaillance du système respiratoire à assurer l’oxygénation du sang. Il existe soit une insuffisance de la ventilation (par l’obstruction des bronches, la réduction du volume pulmonaire, ou la diminution de la force des muscles respiratoires), soit une diminution de la vascularisation pulmonaire (séquelles d’embolies pulmonaires, maladies immunologiques des vaisseaux sanguins).

La diminution de l’oxygène dans le sang est liée à l’incapacité du système ventilatoire à véhiculer l’air ambiant de façon satisfaisante, de l’extérieur de l’organisme jusqu’aux alvéoles pulmonaires, plus ou moins associée à la mauvaise diffusion de l’oxygène de l’alvéole vers le sang.

Les anomalies ventilatoires se rencontrent dans différents cas :

• obstruction bronchique, qui freine le déplacement de l’air de l’extérieur jusqu’aux petites bronches ;

• réduction des volumes pulmonaires, liée à l’incapacité de la cage thoracique à se remplir, en raison d’une paralysie des muscles respiratoires, d’une déformation sévère du squelette thoracique, d’une fibrose pulmonaire qui diminue la possibilité du poumon à se gonfler…

• diminution de la surface d’échange de la membrane alvéolo-artérielle, comme dans l’emphysème, où existe une destruction des alvéoles et des petits vaisseaux sanguins pulmonaires ;

• augmentation de la résistance à la conduction des gaz respiratoires, au niveau de la membrane alvéolo-capillaire, comme dans les fibroses interstitielles diffuses pulmonaires.

Il s’ensuit une diminution de l’oxygène dans le sang (hypoxémie, PaO2 < 55 mmHg), plus ou moins associée à une augmentation du gaz carbonique (hypercapnie, PACO2 > 43 mmHg), qui entraîne si elle n’est pas compensée par l’organisme une augmentation de l’acidité du sang (acidose respiratoire, pH < 7,37).

L’hypoxémie sera mesurée à deux reprises et sa diminution constatée et stable définira l’insuffisance respiratoire chronique.

Les maladies entraînant avec la plus grande fréquence l’insuffisance respiratoire chronique sont les bronchites chroniques évoluant vers l’emphysème. Elles sont dues au tabagisme, à l’exposition à des poussières minérales ou végétales (silice, amiante, farines) professionnelles ou domestiques, à la pollution atmosphérique, à des maladies génétiques (mucoviscidose).

Les cyphoscolioses, les séquelles de traumatismes thoraciques, les fibroses pulmonaires dues à l’inhalation de minerais (amiante, silice) ou à des maladies de l’immunité (sarcoïdose, polyarthrite rhumatoïde…), auront pour conséquence une diminution des volumes thoraciques mobilisables et une défaillance du système respiratoire

Insuffisance respiratoire – Qu’est-ce que c’est ?

L’insuffisance respiratoire est l’incapacité chronique du système respiratoire à assurer l’oxygénation du sang et, dans une certaine mesure, le rejet du gaz carbonique.

L’insuffisance respiratoire chronique (IRC) est un problème de santé individuelle et publique très important, car elle compte parmi les cinq causes les plus fréquentes de décès ; 40 000 personnes sont dépendantes de l’oxygène. La respiration est indispensable à la vie : elle sépare l’oxygène de l’air ambiant, de façon à permettre l’utilisation de substances énergétiques pour la vie des cellules qui nous composent. Elle assure le rejet du gaz carbonique.

Les mécanismes de l’insuffisance respiratoire

Le système respiratoire peut être divisé en deux sous-systèmes, de façon arbitraire :

• un système mécanique, composé de la cage thoracique (côtes, sternum, diaphragme, muscles intercostaux…) et des voies aériennes de conduction de l’air (trachées, bronches) ;

• un système d’échange gazeux entre l’alvéole pulmonaire et le sang.

Trois mécanismes physiopathologiques peuvent entraîner l’insuffisance respiratoire chronique :

• Incapacité de la cage thoracique, pour différentes raisons : atteinte du squelette (cyphoscoliose, séquelles de traumatisme thoracique) ; maladies neurologiques atteignant le système nerveux central (atteinte du tronc cérébral) ou périphérique (paralysies neuromusculaires : myopathie, tétraplégie, paralysie diaphragmatique). Ces maladies entraînant une diminution des volumes pulmonaires mobilisables, se caractérisant par un trouble ventilatoire restrictif.

• Anomalie de la conduction de l’air : l’air est ralenti à cause du rétrécissement du calibre des bronches. Il s’agit du trouble ventilatoire obstructif, de la bronchite chronique, de l’emphysème.

• Anomalie du transfert des gaz entre l’alvéole et le sang : la surface d’échange est réduite par la diminution ou l’obstruction des vaisseaux sanguins (embolie pulmonaire). Il existe un frein à la diffusion des gaz au niveau de la membrane alvéolo-artérielle (fibrose interstitielle pulmonaire diffuse).

Les insuffisances respiratoires sévères mais passagères, survenant après une opération chirurgicale, des traitements médicaux comme la radiothérapie, ou un grave accident, ne font pas partie des maladies chroniques graves, du fait du retour à la normale de la fonction respiratoire après le traitement adapté.

La gazométrie artérielle permet de définir l’insuffisance respiratoire chronique grave : le taux de l’oxygène dans le sang sera inférieur à 55 mmHg, ce résultat étant stable sur deux prélèvements effectués à 2 mois de distance.

Les symptômes de l’IRC

L’IRC se manifeste par un essoufflement. Cet essoufflement, étant subjectif, n’est pas toujours corrélé avec la gravité de la maladie. On utilise une échelle de dyspnée pour quantifier le handicap respiratoire, la dyspnée correspondant à la sensation du manque de respiration.

Il s’ensuit une diminution des possibilités physiques. Le malade diminue progressivement ses efforts, afin de ne pas se mettre dans une situation désagréable de stress respiratoire. Il ne peut répondre à l’augmentation du travail des muscles. L’augmentation de la ventilation et des échanges gazeux, en particulier la captation de l’oxygène dans l’air ambiant, ne se fait plus aussi efficacement.

La toux et l’expectoration sont souvent associées à l’essoufflement, car la bronchite chronique post-tabagique est à l’heure actuelle une cause majeure de l’IRC.

On constate également des infections respiratoires à répétition, des maux de tête au réveil, une perte de poids et d’appétit (car le repas et sa digestion deviennent fatigants), un amaigrissement, lié à l’augmentation du travail des muscles respiratoires qui consomment beaucoup de réserves énergétiques.

Lorsque la maladie s’aggrave, ou à l’occasion de décompensations souvent dues à des infections, l’augmentation du gaz carbonique dans le sang entraîne des manifestations neurologiques (insomnie nocturne et endormissement dans la journée, perte de la mémoire, irritabilité de l’humeur, tremblements des mains excessifs), des sueurs et une coloration bleue (cyanose) des lèvres ou des ongles…

Lors de décompensations sévères, l’organisme ne pouvant plus s’adapter, il peut se produire un coma pouvant aller jusqu’au décès.

Les traitements de l’IRC

Le traitement est l’apport d’oxygène, par différentes méthodes de ventilation, qui va pallier la défaillance du système respiratoire et donc oxygéner le sang de façon satisfaisante. Mais il ne doit pas se limiter à ce seul moyen : la prise en charge doit être précoce du fait d’une évolution possible vers la sévérité de la maladie, permanente en raison de sa chronicité, individualisée en raison de la situation clinique de chacun, du retentissement physique et social.

Le traitement s’appuiera aussi sur la diminution du handicap respiratoire, en redonnant aux malades la capacité de gérer ses efforts physiques : apprentissage de la maladie et des traitements ; prise en charge psychologique de l’individu face à la diminution de façon irréversible de ses possibilités ; reprise de l’exercice physique afin de rompre le cercle vicieux du déconditionnement musculaire.

Comment choisir un produit de soin ?

Un vaste choix de produits de soin est proposé aujourd’hui au consommateur. Quelles sont les quelques règles simples qui permettent de choisir les produits qui vont convenir à chacun.

S’hydrater, se protéger font partie des gestes quotidiens. Mais comment choisir entre crèmes et lait, entre laits et gels, entre crèmes de jour et crèmes de nuit. La perplexité saisit souvent l’acheteur devant les nombreuses gammes qui existent. Nous allons essayer de donner quelques règles simples pour que chacun retrouve une sérénité à l’heure du choix.

Choisir un cosmétique, c’est répondre à quelques questions :

• Faut-il s’hydrater et à quel rythme ? L’hydratation régulière de la peau apporte un confort cutané important. Se doit être un geste quotidien au moins sur le visage, en particulier en hiver. L’hydratation du corps est importante à partir d’un certain âge, car la peau se dessèche au cours du vieillissement. Cette sécheresse cutanée entraîne, si elle est négligée, des démangeaisons.

• Crèmes ou laits hydratants. Le lait est plus fluide, plus facile à étaler, il permet de couvrir une surface plus grande en moins de temps, mais il est moins hydratant. Le lait est souvent préféré sur le corps pour sa facilité d’utilisation, mais la crème, qui est plus hydratante, sera utilisée pour le visage, qui est la zone la plus agressée du corps, et pour le corps quand la peau est très sèche.

• Existe-il plusieurs sortes de lait ? Oui. Il ne faut pas confondre lait hydratant et lait nettoyant. Le lait nettoyant est un produit de nettoyage et se rince. Il a l’avantage d’être très doux. Le lait hydratant est un produit traitant qui s’applique et se laisse en place.

• Crèmes riches ou fluides ? Les crèmes riches sont plus grasses. Elles sont bien adaptées aux peaux sèches. Les crèmes fluides sont faites pour les normales ou grasses. Chacun doit choisir en fonction de son type de peau et de la saison. Il faut prendre un produit plus hydratant en hiver qu’en été. Il ne faut pas prendre une crème trop grasse pour sa peau, car il existe un risque d’acné induite par l’utilisation d’une crème inadaptée.

• Une ou deux fois par jour ? L’idéal est une hydratation biquotidienne, particulièrement en période d’agression (hiver et exposition solaire).

• Crème de nuit ou crème de jour ? Les crèmes de nuit sont plus grasses que les crèmes de jour. Tout dépend du type de peau. En cas de peau sèche, il est préférable de choisir une crème plus grasse le soir. En cas de peau grasse, une crème légère est indiquée le soir aussi. Un même produit peut être choisi pour le matin et le soir.

• Faut-il changer régulièrement ? Non. L’équilibre cutané est fragile. Une fois qu’il est trouvé, il est toujours dangereux de le bouleverser. Deux hydratants, qui paraissent équivalents, peuvent entraîner des réactions cutanées différentes. Modifier progressivement ses habitudes sur des périodes de quelques semaines est une bonne pratique pour éviter des réactions trop importantes où il sera de déterminer à quels produits la peau a réagi.

• Faut-il une gamme d’une même marque à des produits de marques différentes ? Certaines gammes sont conçues pour que tous les éléments soient complémentaires. Mais, en réalité, c’est à chaque utilisateur de trouver son équilibre. Il est parfaitement possible et sans danger de panacher les gammes.

En conclusion : respecter ces quelques règles et surtout les exigences de sa peau permettra à chacun de trouver et d’apprécier les hydratants les mieux adaptés.

photo: http://pisicasfioasa.wordpress.com/

Crèmes, lotions, gels, laits et pommades

Nous utilisons quotidiennement des soins qui portent des noms différents. Chaque appellation répond à une définition et, par sa spécificité, à une indication précise.

Les deux principaux composants des produits cosmétiques sont l’eau et les lipides. Leur association donne une émulsion : l’eau et les lipides ne peuvent pas se mélanger, ils restent en gouttelettes microscopiques les unes à côté des autres suspendues (la mayonnaise est un exemple bien connu d’émulsion). La formulation d’un produit fait varier la part respective d’eau et de lipides qui entrent dans sa composition.

Quotidiennement chaque femme utilise plusieurs crèmes, laits ou lotions. Mais chacune a ses propriétés et ses indications, fonction de sa composition. Quelle est la différence entre chacun de ces produits ?

Les crèmes. Ce sont les plus utilisées. Toute crème est une émulsion. Une émulsion est toujours composée d’eau et d’un corps gras. Mais en fonction de la composition il faut distinguer :

• Les émulsions huile dans eau. La base de ces émulsions est de l’eau, dans laquelle sont suspendues des gouttelettes d’une huile ou d’un corps gras. Ces crèmes sont peu grasses au toucher. Elles sont souvent dites fluides ou légères. Elles sont faciles d’utilisation, s’appliquent bien et sont très confortables. Elles apportent une hydratation modérée. Elles servent facilement de base au maquillage. Ces formules sont à la base de la plupart des crèmes de jour.

• Les émulsions eau dans huile. La base est ici de l’huile, dans laquelle sont suspendues des gouttelettes d’eau. Ces crèmes sont beaucoup plus grasses, y compris au toucher. Elles sont, entre autres, intitulées crèmes riches, très hydratantes ou cold cream. Très hydratantes, elles sont moins confortables pour la journée et sont souvent trop grasses pour servir de base au maquillage. Ces formules sont souvent préférées pour les crèmes de nuit.

Les laits sont aussi des émulsions. Ce sont toujours des émulsions huile dans eau où la proportion d’eau est très importante.

Les gels sont uniquement à base d’eau. Ils contiennent une substance gélifiante, qui permet d’obtenir leur aspect. Leur conservation est souvent plus difficile que les émulsions et nécessitent en général plus de conservateurs.

Les pommades. Ce terme est surtout utilisé pour des produits pharmaceutiques de prescription. Ce sont toujours des émulsions eau dans huile. Elles sont grasses et ont des indications très spécifiques.

Les lotions ou toniques. Elles sont à base d’eau. Elles associent une grande quantité d’eau à des actifs plus ou moins astringents, essences florales ou l’alcool par exemple.

Plus la quantité de corps gras est importante dans un produit, plus l’hydratation qu’il apporte le sera, mais son agrément d’utilisation diminue souvent d’autant.

Mais d’autres composants entrent dans la fabrication des cosmétiques :

• Des actifs. Ils sont nombreux. Les laboratoires de cosmétique incluent des actifs, dont les revendications varient, pour traiter certaines situations et se différencier de la concurrence. Certains actifs nécessitent des galéniques particulières en fonction de leur caractère lipophile (dissolution dans un corps gras obligatoire) ou hydrophile (dissolution uniquement dans l’eau).

• Des conservateurs. Craints par les consommateurs, les conservateurs sont le plus souvent obligatoires pour éviter une contamination bactériologique du produit. La législation sur les conservateurs est stricte en Europe et seuls certains conservateurs sont autorisés. Ils sont en général bien tolérés, mais peuvent causer des allergies. Seules certaines crèmes très grasses (eau dans huile avec une phase aqueuse très peu importante) ne contiennent pas de conservateurs.

• Des parfums. Inutiles sur le plan cosmétique, les parfums sont souvent appréciés par l’utilisateur. Ils sont à éviter sur toutes les peaux sensibles car un risque d’allergie existe. Ils ne doivent pas être utilisés pendant les périodes d’exposition solaire, car une photosensibilisation est possible.

Cette liste ne se veut pas exhaustive.

En conclusion : crèmes, lotions, gels, laits sont des produits complexes. Une meilleure connaissance de leur composition permet que chacun choisisse au mieux dans la gamme le produit qui correspond à ses besoins du moment et à sa peau.

Hygiène du visage – Choix d’un nettoyant

Se laver est un geste fréquent, potentiellement irritant. Tous les produits proposés ne sont pas équivalents et bien choisir son nettoyant est la garantie d’un bon lavage sans irritation.

Presque tout le monde est attentif au choix d’une crème, d’un maquillage pour l’adapter au mieux à son désir et à sa peau. Mais trop souvent les produits de nettoyage sont considérés comme des objets de grande consommation tous équivalents et le choix manque de réflexion sur l’adaptation du produit à la peau.

Choisir ses produits de toilette doit répondre à quelques règles simples. Certaines sont des règles générales valables pour toutes les peaux, d’autres permettent une bonne adaptation à chaque type de peau.

Se laver est un geste fréquent, potentiellement irritant. Tous les produits proposés ne sont pas équivalents et bien choisir son nettoyant est la garantie d’un bon lavage sans irritation.

Presque tout le monde est attentif au choix d’une crème, d’un maquillage pour l’adapter au mieux à son désir et à sa peau. Mais trop souvent les produits de nettoyage sont considérés comme des objets de grande consommation tous équivalents et le choix manque de réflexion sur l’adaptation du produit à la peau.

Choisir ses produits de toilette doit répondre à quelques règles simples. Certaines sont des règles générales valables pour toutes les peaux, d’autres permettent une bonne adaptation à chaque type de peau.

Règles générales

Leurs respects assurent un lavage de qualité sans agresser la peau.

• Utiliser des produits non agressifs. Se laver enlève une partie des lipides présents sur la peau (délipidation). Si cette délipidation est trop importante, elle entraîne une sécheresse cutanée marquée. Les nettoyants trop détergents provoquent ainsi une sécheresse cutanée très préjudiciable. Il faut donc les éviter. Il s’agit principalement des gels-douche parfumés et moussants et des bains moussants. Le produit parfait et universel n’existe pas, mais les savons surgras ou surgraissants, qui relipident la peau, ou les syndets (pains dermatologiques ou syndets liquides) sont les solutions les mieux adaptées. Les colorants et les parfums peuvent provoquer des allergies. Ils sont à éviter, principalement en cas de peau sensible.

• Solide ou liquide. Il existe actuellement des nettoyants sous deux formes : liquide ou solide. La forme importe, le choix est une question de préférence personnelle. Des produits de qualité existent dans ces deux catégories.

• Choisir en fonction de la zone à nettoyer. La peau n’est pas identique partout. Le visage va nécessiter des produits très doux, peu agressifs, c’est la zone où les laits sont le plus souvent choisis. Mais ces laits ne sont pas suffisants sur le corps ou les mains : des détergents plus puissants (savons surgras ou syndets) seront préférés.

• Le métier. Certaines situations (graisse, travail dans un garage etc…) obligent à utiliser des détergents très agressifs. Ils seront systématiquement suivis d’une application d’une crème hydratante pour compenser la délipidation qu’il provoque.

Règles en fonction de la peau.

Chaque personne est un cas particulier et son choix doit tenir compte de son type de peau. Il n’existe donc pas de produit universel.

• Les peaux sèches. Elles ne supportent pas la moindre agressivité. Seul un pain dermatologique ou, à la rigueur, un savon très surgraissé, sera conseillé. Bien souvent ces personnes appliquent une crème hydratante tout de suite après leur toilette.

• Les peaux grasses. Souvent ces sujets ont tendance à utiliser des produits assez astringents, qui contiennent en particulier de l’alcool. Attention le risque de sécheresse induite n’est pas négligeable. Il est préférable de prendre un produit doux associé à un traitement de la peau séborrhéique.

• Les peaux sensibles. Sur ce terrain il faut éviter tous les facteurs irritants, en particulier les parfums et les colorants. Les nettoyants blanc, sans parfum, sont idéaux.

• Les peaux normales. Le nettoyage est potentiellement agressif et peut toujours faire basculer une peau normale vers une peau sèche. Un savon surgras ou un syndet est donc conseillé.

• Les peaux mixtes. Il faut prendre en compte la zone la plus fragile, donc appliquer les règles d’une peau sèche.

En conclusion : les savons surgras et les syndets liquides ou solides sont des solutions qui sont finalement adaptés à tous les types de peau et qui évitent de courir des risques inutiles.

Ce qu’il faut savoir sur la varicelle

La varicelle est-elle une maladie contagieuse ?

La varicelle est la maladie infectieuse la plus contagieuse de l’enfance. Elle est particulièrement redoutée lorsqu’elle survient dans un service de pédiatrie.

Je suis enceinte et j’ai été en contact avec un enfant ayant la varicelle. Quel est le risque ?

Si vous êtes en bonne santé, en particulier sur le plan immunologique et que vous avez fait une varicelle au cours de votre enfance, vous n’avez aucun risque particulier à redouter. Par contre si vous n’avez jamais fait la varicelle, il y a un risque pour le fœtus, non négligeable mais modéré, de malformations congénitales avant 20 semaines de gestation. Si l’éruption sort entre 5 jours avant l’accouchement et 2 jours après, le nouveau-né peut faire une forme grave de varicelle. Un traitement préventif doit alors être entrepris. Dans tous ces cas il est opportun de consulter un médecin.

Mon enfant a la varicelle, est-il contagieux ?

La varicelle est une maladie contagieuse. On estime que le début de la contagion se fait entre deux et trois jours avant l’éruption. La fin de la contagiosité arrive lorsque la dernière lésion est recouverte d’une croûte, soit six jours après l’apparition des dernières vésicules.

Ayant eu plusieurs enfants, je sais que mon enfant a la varicelle, dois-je consulter un médecin ?

Il est vrai que le diagnostic de varicelle est relativement simple quand on en a l’habitude. Mais certaines affections comme un prurigo strophulus, des piqûres d’insecte, par exemple, peuvent simuler une varicelle. Il est important, tout particulièrement pour une fille, d’affirmer le diagnostic de façon certaine et de le consigner sur le carnet de santé. Pour cette raison, la consultation d’un médecin est parfaitement justifiée.

Quelles sont les précautions à prendre pour mon enfant atteint de varicelle ?

La varicelle, chez un enfant en bonne santé, est une maladie bénigne. Les précautions à prendre concernent essentiellement l’entourage. Il est recommandé de ne pas mettre l’enfant en contact avec des enfants en très bas âge, avec une femme enceinte qui n’a pas fait de varicelle au cours de son enfance, avec les enfants porteurs d’un grand eczéma ainsi que toute personne susceptible d’avoir un traitement ou une maladie diminuant ses moyens de défense (sida, traitement par corticoïdes, traitement préventif de rejet de greffe etc.).

Mon enfant a été en contact avec une varicelle, que va-t-il se passer ?

Si votre enfant a été en contact avec une varicelle, il risque bien sûr de faire une varicelle. Celle-ci surviendra quatorze jours après le contact (10 à 20). S’il est en bonne santé, il n’y a aucun traitement préventif à faire.

Existe-t-il un vaccin contre la varicelle ?

Il existe un vaccin contre la varicelle. Actuellement, en France, il n’est pas proposé de façon systématique dans le cadre de la prévention des maladies infectieuses. Ce vaccin est réservé à des situations particulières.

Mon enfant a la varicelle, quand puis-je le remettre à l’école ?

L’éviction scolaire est recommandée, par contre, sa durée n’est pas précisée. Il est habituel de recommander de remettre l’enfant à l’école après guérison clinique, c’est-à-dire après la chute des croûtes. Cette éviction classique repose sur une habitude. Pour certains, le retour en collectivité pourrait se faire avant même la disparition totale des croûtes et en l’absence de nouvelles poussées vésiculeuses.

Quel est le traitement de la varicelle pour mon enfant qui ne pose pas de problème particulier par ailleurs ?

Le traitement de la varicelle doit être des plus simples. En cas de fièvre, il ne faut pas utiliser l’aspirine et ses dérivés en raison du risque de syndrome de Reye. Il est conseillé d’utiliser les dérivés du paracétamol et de l’ibuprofène. Enfin une désinfection simple des lésions suffit. En raison du risque de nécrose cutanée (mort des cellules) il est déconseillé d’utiliser certaines poudres.

Je suis un adulte et je n’ai pas eu la varicelle, puis-je l’attraper et quels sont les risques ?

Un adulte qui n’a pas fait de varicelle au cours de son enfance est susceptible de l’attraper, en cas de contact direct. Le risque, bien que minime, est de faire une forme sévère, voire grave, avec une pneumopathie varicelleuse. Aucun facteur prédictif en dehors du tabagisme ne permet de prévoir une telle évolution. Il convient d’être vigilant.

Fièvres de l’enfant

La fièvre est présente dans de nombreuses pathologies de l’enfant. Il faut prendre des précautions dès son apparition afin d’éviter les poussées dangereuses et assurer un plus grand confort à votre enfant.

La fièvre est fréquente chez l’enfant. Elle amène les parents à se poser de nombreuses questions. Pourquoi mon enfant a-t-il de la fièvre ? Quand doit-on prendre sa température ? Par quel moyen ? A partir de quelle température doit-on parler de fièvre ? Quels sont les risques ? Que peut-on faire ? Quand doit-on appeler le médecin ? Toutes ces questions ont des réponses simples. La fièvre en elle-même, sauf si elle dépasse les 41° C, n’est pas dangereuse, même si elle peut parfois être le premier signe d’une maladie grave.

La fièvre est une élévation de la température corporelle par rapport à son point d’équilibre normal. C’est une défense normale de l’organisme à une infection, le plus souvent d’origine virale. Cette infection contribue aux acquisitions immunologiques de l’enfant, enrichissant ainsi sa banque d’anticorps. C’est un signe, précieux pour apprécier l’évolution d’une maladie, mais ce n’est pas une maladie. Elle est facilement mesurable.

Quand prendre la température d’un enfant ?

Quand l’enfant change de comportement. Lorsqu’il est grognon, qu’il tousse, que son nez coule, qu’il est gêné pour respirer. Il faut noter s’il y a des éruptions cutanées, ou au contraire une grande pâleur. Les problèmes digestifs, diarrhée, vomissements, douleurs abdominales sont à observer. Des signes, comme une trop grande chaleur, ou s’il est trop froid, sont importants. Très souvent, des extrémités froides contrastant avec un corps chaud correspondent à une température assez élevée.

De quelle façon prendre la température ?

Il faut une méthode fiable qui reflète le mieux possible la température centrale. Avant deux ans, le thermomètre électronique par voie rectale reste la méthode la plus fiable, malgré son “agression” et ses imperfections. Il est possible au-delà de cet âge, d’utiliser les thermomètres tympaniques, en réalisant trois mesures. Il faut alors retenir la mesure la plus élevée et non la moyenne.

operation des amygdales chez l’ adulte

Opération chirurgicale toujours actuelle, l’opération des amygdales est proposée surtout dans le traitement des angines à répétition.

Les amygdales sont formées d’un tissu lymphoïde normal, situées dans la gorge au niveau du voile du palais, de chaque côté de la luette. Les amygdales participent à la défense de l’organisme contre les infections, (comme la rate, les ganglions, etc.).

L’opération des amygdales se justifie le plus souvent chez l’enfant, l’adolescent ou l’adulte jeune. L’indication habituelle est l’angine à répétition déterminée par quatre critères : angine véritable (avec gêne pour avaler, mal à l’oreille), température élevée, fréquence importante avec éventuellement incidence sur la fréquentation scolaire, et conséquences sur l’état général (fatigue).

L’opération ne se discute pas chez des sujets ayant présenté des complications d’angines (phlegmon ou maladies du cœur des reins et des articulations) ainsi que chez les enfants qui présentent de grosses amygdales entraînant une gêne pour parler (voix couverte), pour avaler et respirer (respiration bruyante, surtout la nuit).

Il est possible que le gonflement des amygdales soit en rapport avec une allergie alimentaire. L’indication opératoire est plus discutable dans le cas d’angines mineures avec peu de signes généraux.

Chez l’allergique, voire l’asthmatique l’opération des amygdales est sans risque. Certains cas d’allergies peuvent même être améliorés. Il est inutile de rechercher systématiquement une allergie avant d’envisager l’opération. Classiquement, il est souhaitable d’opérer après quatre ans, en fait si les angines sont très fréquentes, l’opération peut être réalisée avant. L’opération est parfaitement réalisable chez l’adulte, sans risques particuliers.

L’opération est contre-indiquée en cas de troubles de la coagulation, lors de maladies évolutives (ne pas opérer au cours de l’angine).

Chez les professionnels de la voix et du chant, si l’intervention est nécessaire, il est utile d’être très prudent compte tenu du changement possible de la résonance de la voix.

Avant l’opération

Un bilan sanguin de la coagulation est indispensable avant l’opération. Il est interdit de prendre de l’aspirine (acide acetyl-salicilique) et des anticoagulants au moins huit jours avant l’intervention. Le matin de l’opération, l’opéré est à jeun depuis la veille au soir. Ceci est très important à savoir surtout si l’opéré n’est pas hospitalisé la veille, l’intervention est reportée.

Une hospitalisation de deux à cinq jours

Aujourd’hui, les amygdales ne sont plus “arrachées” mais disséquées en passant les instruments par la bouche sur un patient endormi sous anesthésie générale avec intubation. La perte de sang est minime grâce à la coagulation immédiate des vaisseaux. Chez l’enfant, l’opération est souvent complétée par l’opération des végétations. L’hospitalisation dure habituellement 2 à 5 jours. Compte tenu des instruments utilisés pour réaliser l’intervention, on peut observer des petites lésions de la langue, de la lèvre ou la mobilisation voire la chute d’une dent de lait en particulier. On peut observer quelques crachats hémorragiques postopératoires.

Après l’opération

La douleur de la gorge rappelle celle de l’angine, avec irradiation dans les oreilles. Prévenu, l’enfant accepte très bien la douleur après l’opération. Les traitements contre la douleur peuvent être administrés (en dehors de l’aspirine qui est formellement contre-indiquée). La nourriture doit être pâteuse ou liquide, tiède ou froide (purée, compote ainsi que glace). Le froid atténue en effet le mal de gorge. Dix à douze jours après l’opération, les croûtes disparaissent. La cicatrisation est complète en 15 à 20 jours. En cas de saignement après l’opération, il faut rapidement en informer le médecin et/ou le chirurgien. Des modifications de la voix par fuite d’air au niveau du voile du palais peuvent être constatées après la cicatrisation. Elles peuvent nécessiter une rééducation orthophonique. Tout acte médical sur le corps humain, même conduit dans des conditions de compétences et de sécurité conformes aux données actuelles de la science et de la réglementation en vigueur, recèle un risque de complication.

Une complication exceptionnelle doit être signalée : c’est l’hémorragie majeure qui survient en règle générale pendant l’intervention et qui peut imposer une opération au niveau du cou pour effectuer l’hémostase.