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365 jours de santé

Crèmes, lotions, gels, laits et pommades

Nous utilisons quotidiennement des soins qui portent des noms différents. Chaque appellation répond à une définition et, par sa spécificité, à une indication précise.

Les deux principaux composants des produits cosmétiques sont l’eau et les lipides. Leur association donne une émulsion : l’eau et les lipides ne peuvent pas se mélanger, ils restent en gouttelettes microscopiques les unes à côté des autres suspendues (la mayonnaise est un exemple bien connu d’émulsion). La formulation d’un produit fait varier la part respective d’eau et de lipides qui entrent dans sa composition.

Quotidiennement chaque femme utilise plusieurs crèmes, laits ou lotions. Mais chacune a ses propriétés et ses indications, fonction de sa composition. Quelle est la différence entre chacun de ces produits ?

Les crèmes. Ce sont les plus utilisées. Toute crème est une émulsion. Une émulsion est toujours composée d’eau et d’un corps gras. Mais en fonction de la composition il faut distinguer :

• Les émulsions huile dans eau. La base de ces émulsions est de l’eau, dans laquelle sont suspendues des gouttelettes d’une huile ou d’un corps gras. Ces crèmes sont peu grasses au toucher. Elles sont souvent dites fluides ou légères. Elles sont faciles d’utilisation, s’appliquent bien et sont très confortables. Elles apportent une hydratation modérée. Elles servent facilement de base au maquillage. Ces formules sont à la base de la plupart des crèmes de jour.

• Les émulsions eau dans huile. La base est ici de l’huile, dans laquelle sont suspendues des gouttelettes d’eau. Ces crèmes sont beaucoup plus grasses, y compris au toucher. Elles sont, entre autres, intitulées crèmes riches, très hydratantes ou cold cream. Très hydratantes, elles sont moins confortables pour la journée et sont souvent trop grasses pour servir de base au maquillage. Ces formules sont souvent préférées pour les crèmes de nuit.

Les laits sont aussi des émulsions. Ce sont toujours des émulsions huile dans eau où la proportion d’eau est très importante.

Les gels sont uniquement à base d’eau. Ils contiennent une substance gélifiante, qui permet d’obtenir leur aspect. Leur conservation est souvent plus difficile que les émulsions et nécessitent en général plus de conservateurs.

Les pommades. Ce terme est surtout utilisé pour des produits pharmaceutiques de prescription. Ce sont toujours des émulsions eau dans huile. Elles sont grasses et ont des indications très spécifiques.

Les lotions ou toniques. Elles sont à base d’eau. Elles associent une grande quantité d’eau à des actifs plus ou moins astringents, essences florales ou l’alcool par exemple.

Plus la quantité de corps gras est importante dans un produit, plus l’hydratation qu’il apporte le sera, mais son agrément d’utilisation diminue souvent d’autant.

Mais d’autres composants entrent dans la fabrication des cosmétiques :

• Des actifs. Ils sont nombreux. Les laboratoires de cosmétique incluent des actifs, dont les revendications varient, pour traiter certaines situations et se différencier de la concurrence. Certains actifs nécessitent des galéniques particulières en fonction de leur caractère lipophile (dissolution dans un corps gras obligatoire) ou hydrophile (dissolution uniquement dans l’eau).

• Des conservateurs. Craints par les consommateurs, les conservateurs sont le plus souvent obligatoires pour éviter une contamination bactériologique du produit. La législation sur les conservateurs est stricte en Europe et seuls certains conservateurs sont autorisés. Ils sont en général bien tolérés, mais peuvent causer des allergies. Seules certaines crèmes très grasses (eau dans huile avec une phase aqueuse très peu importante) ne contiennent pas de conservateurs.

• Des parfums. Inutiles sur le plan cosmétique, les parfums sont souvent appréciés par l’utilisateur. Ils sont à éviter sur toutes les peaux sensibles car un risque d’allergie existe. Ils ne doivent pas être utilisés pendant les périodes d’exposition solaire, car une photosensibilisation est possible.

Cette liste ne se veut pas exhaustive.

En conclusion : crèmes, lotions, gels, laits sont des produits complexes. Une meilleure connaissance de leur composition permet que chacun choisisse au mieux dans la gamme le produit qui correspond à ses besoins du moment et à sa peau.

Hygiène du visage – Choix d’un nettoyant

Se laver est un geste fréquent, potentiellement irritant. Tous les produits proposés ne sont pas équivalents et bien choisir son nettoyant est la garantie d’un bon lavage sans irritation.

Presque tout le monde est attentif au choix d’une crème, d’un maquillage pour l’adapter au mieux à son désir et à sa peau. Mais trop souvent les produits de nettoyage sont considérés comme des objets de grande consommation tous équivalents et le choix manque de réflexion sur l’adaptation du produit à la peau.

Choisir ses produits de toilette doit répondre à quelques règles simples. Certaines sont des règles générales valables pour toutes les peaux, d’autres permettent une bonne adaptation à chaque type de peau.

Se laver est un geste fréquent, potentiellement irritant. Tous les produits proposés ne sont pas équivalents et bien choisir son nettoyant est la garantie d’un bon lavage sans irritation.

Presque tout le monde est attentif au choix d’une crème, d’un maquillage pour l’adapter au mieux à son désir et à sa peau. Mais trop souvent les produits de nettoyage sont considérés comme des objets de grande consommation tous équivalents et le choix manque de réflexion sur l’adaptation du produit à la peau.

Choisir ses produits de toilette doit répondre à quelques règles simples. Certaines sont des règles générales valables pour toutes les peaux, d’autres permettent une bonne adaptation à chaque type de peau.

Règles générales

Leurs respects assurent un lavage de qualité sans agresser la peau.

• Utiliser des produits non agressifs. Se laver enlève une partie des lipides présents sur la peau (délipidation). Si cette délipidation est trop importante, elle entraîne une sécheresse cutanée marquée. Les nettoyants trop détergents provoquent ainsi une sécheresse cutanée très préjudiciable. Il faut donc les éviter. Il s’agit principalement des gels-douche parfumés et moussants et des bains moussants. Le produit parfait et universel n’existe pas, mais les savons surgras ou surgraissants, qui relipident la peau, ou les syndets (pains dermatologiques ou syndets liquides) sont les solutions les mieux adaptées. Les colorants et les parfums peuvent provoquer des allergies. Ils sont à éviter, principalement en cas de peau sensible.

• Solide ou liquide. Il existe actuellement des nettoyants sous deux formes : liquide ou solide. La forme importe, le choix est une question de préférence personnelle. Des produits de qualité existent dans ces deux catégories.

• Choisir en fonction de la zone à nettoyer. La peau n’est pas identique partout. Le visage va nécessiter des produits très doux, peu agressifs, c’est la zone où les laits sont le plus souvent choisis. Mais ces laits ne sont pas suffisants sur le corps ou les mains : des détergents plus puissants (savons surgras ou syndets) seront préférés.

• Le métier. Certaines situations (graisse, travail dans un garage etc…) obligent à utiliser des détergents très agressifs. Ils seront systématiquement suivis d’une application d’une crème hydratante pour compenser la délipidation qu’il provoque.

Règles en fonction de la peau.

Chaque personne est un cas particulier et son choix doit tenir compte de son type de peau. Il n’existe donc pas de produit universel.

• Les peaux sèches. Elles ne supportent pas la moindre agressivité. Seul un pain dermatologique ou, à la rigueur, un savon très surgraissé, sera conseillé. Bien souvent ces personnes appliquent une crème hydratante tout de suite après leur toilette.

• Les peaux grasses. Souvent ces sujets ont tendance à utiliser des produits assez astringents, qui contiennent en particulier de l’alcool. Attention le risque de sécheresse induite n’est pas négligeable. Il est préférable de prendre un produit doux associé à un traitement de la peau séborrhéique.

• Les peaux sensibles. Sur ce terrain il faut éviter tous les facteurs irritants, en particulier les parfums et les colorants. Les nettoyants blanc, sans parfum, sont idéaux.

• Les peaux normales. Le nettoyage est potentiellement agressif et peut toujours faire basculer une peau normale vers une peau sèche. Un savon surgras ou un syndet est donc conseillé.

• Les peaux mixtes. Il faut prendre en compte la zone la plus fragile, donc appliquer les règles d’une peau sèche.

En conclusion : les savons surgras et les syndets liquides ou solides sont des solutions qui sont finalement adaptés à tous les types de peau et qui évitent de courir des risques inutiles.

Ce qu’il faut savoir sur la varicelle

La varicelle est-elle une maladie contagieuse ?

La varicelle est la maladie infectieuse la plus contagieuse de l’enfance. Elle est particulièrement redoutée lorsqu’elle survient dans un service de pédiatrie.

Je suis enceinte et j’ai été en contact avec un enfant ayant la varicelle. Quel est le risque ?

Si vous êtes en bonne santé, en particulier sur le plan immunologique et que vous avez fait une varicelle au cours de votre enfance, vous n’avez aucun risque particulier à redouter. Par contre si vous n’avez jamais fait la varicelle, il y a un risque pour le fœtus, non négligeable mais modéré, de malformations congénitales avant 20 semaines de gestation. Si l’éruption sort entre 5 jours avant l’accouchement et 2 jours après, le nouveau-né peut faire une forme grave de varicelle. Un traitement préventif doit alors être entrepris. Dans tous ces cas il est opportun de consulter un médecin.

Mon enfant a la varicelle, est-il contagieux ?

La varicelle est une maladie contagieuse. On estime que le début de la contagion se fait entre deux et trois jours avant l’éruption. La fin de la contagiosité arrive lorsque la dernière lésion est recouverte d’une croûte, soit six jours après l’apparition des dernières vésicules.

Ayant eu plusieurs enfants, je sais que mon enfant a la varicelle, dois-je consulter un médecin ?

Il est vrai que le diagnostic de varicelle est relativement simple quand on en a l’habitude. Mais certaines affections comme un prurigo strophulus, des piqûres d’insecte, par exemple, peuvent simuler une varicelle. Il est important, tout particulièrement pour une fille, d’affirmer le diagnostic de façon certaine et de le consigner sur le carnet de santé. Pour cette raison, la consultation d’un médecin est parfaitement justifiée.

Quelles sont les précautions à prendre pour mon enfant atteint de varicelle ?

La varicelle, chez un enfant en bonne santé, est une maladie bénigne. Les précautions à prendre concernent essentiellement l’entourage. Il est recommandé de ne pas mettre l’enfant en contact avec des enfants en très bas âge, avec une femme enceinte qui n’a pas fait de varicelle au cours de son enfance, avec les enfants porteurs d’un grand eczéma ainsi que toute personne susceptible d’avoir un traitement ou une maladie diminuant ses moyens de défense (sida, traitement par corticoïdes, traitement préventif de rejet de greffe etc.).

Mon enfant a été en contact avec une varicelle, que va-t-il se passer ?

Si votre enfant a été en contact avec une varicelle, il risque bien sûr de faire une varicelle. Celle-ci surviendra quatorze jours après le contact (10 à 20). S’il est en bonne santé, il n’y a aucun traitement préventif à faire.

Existe-t-il un vaccin contre la varicelle ?

Il existe un vaccin contre la varicelle. Actuellement, en France, il n’est pas proposé de façon systématique dans le cadre de la prévention des maladies infectieuses. Ce vaccin est réservé à des situations particulières.

Mon enfant a la varicelle, quand puis-je le remettre à l’école ?

L’éviction scolaire est recommandée, par contre, sa durée n’est pas précisée. Il est habituel de recommander de remettre l’enfant à l’école après guérison clinique, c’est-à-dire après la chute des croûtes. Cette éviction classique repose sur une habitude. Pour certains, le retour en collectivité pourrait se faire avant même la disparition totale des croûtes et en l’absence de nouvelles poussées vésiculeuses.

Quel est le traitement de la varicelle pour mon enfant qui ne pose pas de problème particulier par ailleurs ?

Le traitement de la varicelle doit être des plus simples. En cas de fièvre, il ne faut pas utiliser l’aspirine et ses dérivés en raison du risque de syndrome de Reye. Il est conseillé d’utiliser les dérivés du paracétamol et de l’ibuprofène. Enfin une désinfection simple des lésions suffit. En raison du risque de nécrose cutanée (mort des cellules) il est déconseillé d’utiliser certaines poudres.

Je suis un adulte et je n’ai pas eu la varicelle, puis-je l’attraper et quels sont les risques ?

Un adulte qui n’a pas fait de varicelle au cours de son enfance est susceptible de l’attraper, en cas de contact direct. Le risque, bien que minime, est de faire une forme sévère, voire grave, avec une pneumopathie varicelleuse. Aucun facteur prédictif en dehors du tabagisme ne permet de prévoir une telle évolution. Il convient d’être vigilant.

Fièvres de l’enfant

La fièvre est présente dans de nombreuses pathologies de l’enfant. Il faut prendre des précautions dès son apparition afin d’éviter les poussées dangereuses et assurer un plus grand confort à votre enfant.

La fièvre est fréquente chez l’enfant. Elle amène les parents à se poser de nombreuses questions. Pourquoi mon enfant a-t-il de la fièvre ? Quand doit-on prendre sa température ? Par quel moyen ? A partir de quelle température doit-on parler de fièvre ? Quels sont les risques ? Que peut-on faire ? Quand doit-on appeler le médecin ? Toutes ces questions ont des réponses simples. La fièvre en elle-même, sauf si elle dépasse les 41° C, n’est pas dangereuse, même si elle peut parfois être le premier signe d’une maladie grave.

La fièvre est une élévation de la température corporelle par rapport à son point d’équilibre normal. C’est une défense normale de l’organisme à une infection, le plus souvent d’origine virale. Cette infection contribue aux acquisitions immunologiques de l’enfant, enrichissant ainsi sa banque d’anticorps. C’est un signe, précieux pour apprécier l’évolution d’une maladie, mais ce n’est pas une maladie. Elle est facilement mesurable.

Quand prendre la température d’un enfant ?

Quand l’enfant change de comportement. Lorsqu’il est grognon, qu’il tousse, que son nez coule, qu’il est gêné pour respirer. Il faut noter s’il y a des éruptions cutanées, ou au contraire une grande pâleur. Les problèmes digestifs, diarrhée, vomissements, douleurs abdominales sont à observer. Des signes, comme une trop grande chaleur, ou s’il est trop froid, sont importants. Très souvent, des extrémités froides contrastant avec un corps chaud correspondent à une température assez élevée.

De quelle façon prendre la température ?

Il faut une méthode fiable qui reflète le mieux possible la température centrale. Avant deux ans, le thermomètre électronique par voie rectale reste la méthode la plus fiable, malgré son “agression” et ses imperfections. Il est possible au-delà de cet âge, d’utiliser les thermomètres tympaniques, en réalisant trois mesures. Il faut alors retenir la mesure la plus élevée et non la moyenne.

operation des amygdales chez l’ adulte

Opération chirurgicale toujours actuelle, l’opération des amygdales est proposée surtout dans le traitement des angines à répétition.

Les amygdales sont formées d’un tissu lymphoïde normal, situées dans la gorge au niveau du voile du palais, de chaque côté de la luette. Les amygdales participent à la défense de l’organisme contre les infections, (comme la rate, les ganglions, etc.).

L’opération des amygdales se justifie le plus souvent chez l’enfant, l’adolescent ou l’adulte jeune. L’indication habituelle est l’angine à répétition déterminée par quatre critères : angine véritable (avec gêne pour avaler, mal à l’oreille), température élevée, fréquence importante avec éventuellement incidence sur la fréquentation scolaire, et conséquences sur l’état général (fatigue).

L’opération ne se discute pas chez des sujets ayant présenté des complications d’angines (phlegmon ou maladies du cœur des reins et des articulations) ainsi que chez les enfants qui présentent de grosses amygdales entraînant une gêne pour parler (voix couverte), pour avaler et respirer (respiration bruyante, surtout la nuit).

Il est possible que le gonflement des amygdales soit en rapport avec une allergie alimentaire. L’indication opératoire est plus discutable dans le cas d’angines mineures avec peu de signes généraux.

Chez l’allergique, voire l’asthmatique l’opération des amygdales est sans risque. Certains cas d’allergies peuvent même être améliorés. Il est inutile de rechercher systématiquement une allergie avant d’envisager l’opération. Classiquement, il est souhaitable d’opérer après quatre ans, en fait si les angines sont très fréquentes, l’opération peut être réalisée avant. L’opération est parfaitement réalisable chez l’adulte, sans risques particuliers.

L’opération est contre-indiquée en cas de troubles de la coagulation, lors de maladies évolutives (ne pas opérer au cours de l’angine).

Chez les professionnels de la voix et du chant, si l’intervention est nécessaire, il est utile d’être très prudent compte tenu du changement possible de la résonance de la voix.

Avant l’opération

Un bilan sanguin de la coagulation est indispensable avant l’opération. Il est interdit de prendre de l’aspirine (acide acetyl-salicilique) et des anticoagulants au moins huit jours avant l’intervention. Le matin de l’opération, l’opéré est à jeun depuis la veille au soir. Ceci est très important à savoir surtout si l’opéré n’est pas hospitalisé la veille, l’intervention est reportée.

Une hospitalisation de deux à cinq jours

Aujourd’hui, les amygdales ne sont plus “arrachées” mais disséquées en passant les instruments par la bouche sur un patient endormi sous anesthésie générale avec intubation. La perte de sang est minime grâce à la coagulation immédiate des vaisseaux. Chez l’enfant, l’opération est souvent complétée par l’opération des végétations. L’hospitalisation dure habituellement 2 à 5 jours. Compte tenu des instruments utilisés pour réaliser l’intervention, on peut observer des petites lésions de la langue, de la lèvre ou la mobilisation voire la chute d’une dent de lait en particulier. On peut observer quelques crachats hémorragiques postopératoires.

Après l’opération

La douleur de la gorge rappelle celle de l’angine, avec irradiation dans les oreilles. Prévenu, l’enfant accepte très bien la douleur après l’opération. Les traitements contre la douleur peuvent être administrés (en dehors de l’aspirine qui est formellement contre-indiquée). La nourriture doit être pâteuse ou liquide, tiède ou froide (purée, compote ainsi que glace). Le froid atténue en effet le mal de gorge. Dix à douze jours après l’opération, les croûtes disparaissent. La cicatrisation est complète en 15 à 20 jours. En cas de saignement après l’opération, il faut rapidement en informer le médecin et/ou le chirurgien. Des modifications de la voix par fuite d’air au niveau du voile du palais peuvent être constatées après la cicatrisation. Elles peuvent nécessiter une rééducation orthophonique. Tout acte médical sur le corps humain, même conduit dans des conditions de compétences et de sécurité conformes aux données actuelles de la science et de la réglementation en vigueur, recèle un risque de complication.

Une complication exceptionnelle doit être signalée : c’est l’hémorragie majeure qui survient en règle générale pendant l’intervention et qui peut imposer une opération au niveau du cou pour effectuer l’hémostase.

Angine : ce que vous devez savoir

L’angine correspond à une inflammation microbienne ou virale de la gorge. Cette affection mineure mais douloureuse doit être correctement soignée.

Qu’est-ce que c’est ?

L’angine correspond à une inflammation d’origine microbienne ou virale de la gorge avec évetuellement atteinte des amygdales.
Différents germes peuvent être en cause : le plus redouté est le streptocoque, car il peut entraîner à distance des atteintes rénales, articulaires et même cardiaques.

Quels symptômes ?

La gorge picote, est irritée. Puis elle devient douloureuse, ce qui gêne la déglutition.
L’angine se traduit généralement par de la fièvre, souvent brusque et élevée, avec éventuellement sueurs, frissons et maux de tête.
À l’examen, le fond de la gorge apparaît rouge vif ou même pigmenté de points blancs. Dans certains cas, de fausses membranes laiteuses recouvrent les amygdales. La respiration peut devenir difficile.
Des ganglions, parfois très sensibles, se développent au niveau du cou, sous la mâchoire inférieure.

Que faire ?

Entourez votre cou d’une écharpe (en laine), même si vous ne sortez pas au froid.
Pour apaiser la douleur locale : Pulvérisations de collutoires à base d’antiseptiques (cethexonium, héxétidine). Ou pastilles à sucer : adoucissantes (baume de tolu), anti-inflammatoires (alpha-amylase, papaïne), anti-infectieux (lysozyme). Infusions de feuilles de ronce ou de framboisier, à édulcorer avec du miel.
En homéopathie : Belladona 4 CH et Mercurius corrosivus 5 CH, 3 granules en alternance toutes les 2 heures.
Si votre enfant a de la fièvre, gardez-le au chaud au lit et faites-le boire abondamment. Pour faire baisser la fièvre et atténuer la douleur : aspirine ou paracétamol en alternance.
Si les symptômes durent au-delà de 48 heures, ou si vous ou votre enfant avez des antécédents d’angines, consultez votre médecin. Si l’angine est d’origine bactérienne, votre médecin pourra vous prescrire un traitement antibiotique : les symptômes disparaîtront rapidement.
Un prélèvement de gorge peut être nécessaire pour écarter le risque d’angine à streptocoque. En cas d’infection à streptocoques, un traitement antibiotique prolongé est nécessaire.

Les antibiotiques sont réservés à la prescription médicale. Ils ne seront utiles que si l’angine est d’origine bactérienne. En cas de traitement antibiotique, poursuivez bien le traitement jusqu’à son terme (en général une huitaine de jours) même si les douleurs et les symptômes ont disparu.

prevention cystites à répétition

On peut souvent prévenir la cystite en suivant des conseils d’hygiène simples. Adoptez-les sans tarder…

La cystite est une inflammation de la vessie, d’origine microbienne. Elle touche en grande majorité les femmes : la moitié des cystites seraient récidivantes… Nos conseils pour les éviter.

Je bois beaucoup d’eau : 1,5 litre par jour minimum

Pour éliminer le plus possible d’urine et évacuer les bactéries qui pourraient être dans la vessie ou l’urètre.

J’urine régulièrement dans la journée et évite de me retenir

Pour que les bactéries éventuellement présentes dans la vessie n’aient pas le temps de s’y multiplier et de provoquer une infection.

J’urine systématiquement après chaque rapport sexuel

Car celui-ci entraîne l’ouverture de l’urètre et favorise la remontée des bactéries éventuellement présentes au niveau de la vulve jusqu’à la vessie.

Je lutte contre la constipation

Une constipation tenace peut favoriser des crises de cystite.
J’applique la formule imparable pour que mon transit retrouve son équilibre : j’ajoute des fibres dans mon alimentation (légumes verts et fruits), je pratique une activité physique régulière… et je bois de l’eau minérale sans modération.

Après être allée à la selle, je m’essuie d’avant en arrière

Pour éviter de ramener les bactéries de l’anus vers l’orifice de la vessie.
D’une manière générale, avant et après le passage aux toilettes, je me lave soigneusement les mains.

J’adapte ma toilette intime

Pour éliminer les éventuelles bactéries récalcitrantes, je me lave soigneusement une fois par jour les muqueuses génitales externes avec un produit spécifique (de type Lactacyd Fémina ou Gel sans savon d’Avène) ou un pain dermatologique sans parfum (ni trop acide, ni trop antiseptique). Je lave la région anale avec de l’eau et du savon ou un pain dermatologique.
J’évite les irrigations vaginales, les gels douche… et les bains moussants trop fréquents.

Non aux vêtements trop serrés ou aux sous-vêtements synthétiques

Aussi sexy soient-ils, ils favorisent la macération et la prolifération des germes en tous genres.

J’évite certains aliments

La charcuterie, les plats épicés, les excitants (café, thé…) et les boissons alcoolisées (vin blanc, champagne…) sont source d’acidité : ils favorisent la survenue de cystite.

Hypermétropie : quand voir de près devient difficile

L’hypermétropie est une anomalie courante de la réfraction oculaire qui se traduit par une vision de près floue. La vision de loin n’est pas affectée.

Qu’est-ce que c’est ?

Lorsque la vision est normale, les images se focalisent sur la rétine quelle que soit la distance des objets observés. Pour se faire, le cristallin, très souple, se déforme : c’est l’accommodation.
Dans la plupart des cas, l’hypermétropie résulte d’un axe oculaire trop court. L’image se forme alors en arrière de la rétine. Le nerf optique transmet une image floue au cerveau.
Deux autres causes possibles : le cristallin pas assez convergent ou la cornée pas suffisamment bombée.
L’hypermétropie est souvent héréditaire.

Quelles manifestations?

L’hypermétropie se traduit par une difficulté à focaliser sur les objets proches. L’effort d’accommodation pour la vision de près peut provoquer une sensation de fatigue, une gêne visuelle et des maux de tête. Avec parfois une difficulté à se concentrer et à maintenir longtemps une vision claire pour la lecture et l’écriture. Lorsque l’hypermétropie s’accentue, larmoiements et picotements peuvent survenir après ce type d’activité prolongée.
Une hypermétropie faible est souvent détectée à la quarantaine, alors qu’elle passait inaperçue. L’accommodation du cristallin est généralement suffisante jusqu’à cet âge, sans gêne visuelle prononcée : elle suffit à ramener l’image sur la rétine pour assurer une vision correcte. Mais la vision de près réclame un effort d’accommodation qui devient de plus en plus difficile avec l’âge.
L’hypermétropie est exprimée en valeurs positives de dioptries. Cette unité caractérise aussi le verre destiné à corriger l’anomalie.

Quel traitement ?

L’hypermétropie se corrige facilement par le port de verres convergents, plus épais au centre que sur les bords. En focalisant les images sur la rétine, ces verres suppriment l’effort d’accommodation.
On peut aussi remédier à l’hypermétropie avec des lentilles de contact convergentes. Les différents types de lentilles (rigides ou souples) peuvent être proposés aux adolescents ou aux adultes. Les résultats sont cependant moins satisfaisants que pour la correction de la myopie.
Enfin, la chirurgie peut éventuellement être envisagée mais elle n’est pas encore très répandue.

Chez les enfants

Restez vigilant aux diverses manifestations de l’hypermétropie : maux de tête (au cours ou en fin de journée), manque d’intérêt pour la lecture, difficulté à maintenir la concentration, larmoiements…
Chez le jeune enfant, l’hypermétropie peut conduire au strabisme d’accommodation. Il est donc important de le corriger rapidement par le port de lunettes. Consultez votre ophtalmologiste.
Enfin, une faible hypermétropie en bas âge peut s’atténuer au fil des années… ou même évoluer en myopie.

Enfants : apprenez-leur à se moucher

Se moucher est un geste d’hygiène quotidienne qu’il ne faut négliger ni chez les nourrissons, ni chez les enfants. Ils en sont capables dès l’âge de 2 ans.

POURQUOI FAUT-IL SE MOUCHER ?
Les impuretés présentes dans le nez constituent un terrain favorable au développement des virus. C’est pourquoi se moucher est un geste d’hygiène qu’il ne faut pas négliger au quotidien.
Lorsque les voies respiratoires sont encombrées, le mouchage permet aussi de limiter la propagation des bactéries et les complications infectieuses.

Chez les nourrissons

Le mouchage est particulièrement important car le nourrisson ne sait pas respirer par la bouche. Il est encore trop petit pour se moucher tout seul (sauf lorsqu’il éternue). Il vous revient de libérer son nez des mucosités qui l’encombrent.
A faire au quotidien : profitez de la toilette et débarrassez son nez avec un mouche-bébé. Vous aspirerez facilement les sécrétions habituelles car elles sont fluides.
N’oubliez pas de stériliser très régulièrement votre mouche-bébé.

Opération ”lavage de nez” chez les tout-petits

Si les mucosités sont épaisses et abondantes, utilisez en plus du mouche-bébé une solution nasale pour décongestionner les muqueuses nasales et fluidifier les sécrétions (Prorhinel, Physiomer nourrisson, Stérimar…).
Allongez votre bébé sur le dos en surélevant légèrement sa tête avec un coussin.
Tournez sa tête d’un côté et maintenez-la doucement dans cette position.
Introduisez délicatement la solution nasale dans la narine supérieure de votre bébé en imprimant quelques pressions. L’écoulement nasal se fait alors par la narine inférieure.
Répétez ensuite l’opération avec l’autre narine afin de bien dégager son nez.
Terminez le lavage du nez de votre bébé en aspirant les sécrétions à l’aide d’une mouche-bébé.
Si votre bébé est enrhumé, répétez le mouchage plusieurs fois par jour afin de bien lui dégager les voies respiratoires.
Si vous utilisez une solution nasale sous forme de doses et que vous n’en avez pas utilisé la totalité, jetez le reste pour éviter tout risque de contamination bactérienne.

A partir de 2 ans : apprenez-lui à se moucher seul

L’enfant doit se moucher jusqu’à ce que ses fosses nasales soient libres. Pour cela, il doit apprendre à vider entièrement et séparément une narine, puis l’autre. Une bonne habitude à prendre dès l’enfance… et à garder toute la vie !
L’enfant bouche d’abord sa narine droite, puis souffle très fort dans sa narine gauche. L’opération doit être renouvelée autant que nécessaire jusqu’à ce que la narine soit complètement libérée.
Puis il recommence de l’autre côté : l’enfant bouche sa narine gauche et souffle très fort dans sa narine droite.
Si votre enfant est enrhumé, il doit se moucher plusieurs fois par jour. Comme les enfants ont souvent tendance à renifler plutôt qu’à se moucher, c’est bien souvent aux parents de le leur rappeler… jusqu’à ce qu’ils le fassent spontanément. Chez l’enfant qui renifle, les sécrétions nasales infectées pénètrent dans les voies aériennes supérieures et peuvent provoquer rhinopharyngite, otite, sinusite, bronchite…
Si votre enfant a le nez très pris, vous pouvez aussi l’aider à se faire un lavage de nez pour libérer plus facilement les narines : placez la tête de l’enfant penchée au-dessus du lavabo et procédez comme pour les nourrissons. Profitez aussi de la sortie du bain : en général, la vapeur d’eau du bain fluidifie les sécrétions et facilite le mouchage.

Bon à savoir

Préférez les mouchoirs en papier, plus hygiéniques, aux mouchoirs en tissus.
Apprenez aussi aux petits à jeter leurs mouchoirs : ce sont de vrais nids infectieux !

L’urographie : comment ça se passe ?

Cette radiographie permet de rechercher une anomalie des reins ou des voies urinaires. Indolore, elle est pratiquée sans anesthésie et ne nécessite pas d’hospitalisation.

A quoi ça sert ?

Cet examen radiologique permet de visualiser les voies urinaires et d’évaluer la taille des reins.
L’urographie est indiquée en cas d’infections urinaires à répétition, de fréquentes coliques néphrétiques, de sang dans les urines, ou d’hypertension artérielle pour déterminer une éventuelle origine rénale.
Elle sert à rechercher une malformation congénitale des reins ou des voies excrétrices, un calcul rénal, une anomalie de secrétion des urines, une insuffisance rénale, voire une tumeur.
Une échographie ou un scanner sont parfois nécessaires pour confirmer les données d’une urographie.

Comment cela se passe ?

L’examen se déroule dans une salle de radiologie. Une fois la vessie vidée, le patient s’allonge sur la table de radiologie, le plus souvent entièrement nu.
Le radiologue met en place un cathéter dans une veine du bras pour injecter le produit de contraste : c’est pourquoi l’on parle aussi d’ ”urographie intraveineuse”.
Ce liquide opaque aux rayons X permet de visualiser les voies urinaires. Il passe d’abord dans le sang, puis traverse rapidement les reins, pour arriver dans les uretères et enfin dans la vessie. Il est éliminé avec les urines.
Au début de l’examen, l’injection peut provoquer une sensation de chaleur dans tout le corps, surtout au niveau du cou et du bas ventre, ainsi qu’un goût amer dans la bouche. Cette sensation disparaît rapidement, 2 à 3 minutes après la fin de l’injection du produit.
Plusieurs clichés sont pris à intervalles réguliers, et dans différentes positions, pour suivre la progression du produit dans l’appareil urinaire.
Comme pour tout examen radiographique, il est nécessaire de retenir sa respiration et de ne pas bouger pendant la prise des clichés.
L’examen dure de 45 minutes à 1h30. Lorsqu’il est terminé, vous pouvez manger et boire tout à fait normalement.
Les résultats sont donnés juste après l’examen. Le radiologue revoit les images pour une interprétation définitive, et transmet un compte-rendu écrit à votre médecin traitant.

Quelle préparation ?

Vous devez être à jeun : vous ne devez donc ni manger, ni boire, ni même fumer pendant les 6 h qui précèdent l’examen.
Votre médecin pourra éventuellement vous indiquer un régime alimentaire, au besoin accompagné de laxatifs, pour vider l’intestin : l’appareil urinaire sera plus visible.

Quelles précautions ?

Si vous êtes enceinte, signalez-le à votre radiologue : l’examen pourra être reporté ou les rayons X plus faiblement ”dosés”.
Si vous faites des allergies (type urticaire, eczéma ou asthme) ou si vous avez des antécédents allergiques à un médicament, il est important de le signaler quand vous prenez votre rendez-vous et de le rappeler avant que l’on vous injecte le produit de contraste. En particulier, SIGNALEZ A L’AVANCE TOUTE ALLERGIE A L’IODE. Le médecin mettra en place un traitement spécifique à prendre la veille de l’examen (voire 2 ou 3 jours avant) et le jour même pour éviter toute réaction.

Y a t-il des effets secondaires ?

La plupart du temps, l’urographie est bien tolérée mais elle provoque parfois des nausées, des vomissements ou des douleurs au site d’injection.
En cas de problème lors de l’examen, n’hésitez pas à le signaler au personnel médical.
La perfusion peut provoquer un petit hématome sans gravité qui se résorbera en quelques jours.