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365 jours de santé

Salade de pousses croquantes et sauce au citron

Pour 2 personnes

1 tasse de pousses, par exemple alfalfa, radis long ou mélange
1 petite carotte crue ou une betterave, épluchée et rabotée en fines tranches
1 morceau de concombre, raboté en tranches
1/4 de chou rouge, finement raboté

Sauce

2-3 citrons non traités
1 petite gousse d’ail, grossièrement hachée
un peu de gingembre frais finement râpé
1 c.c. de miel
sel, poivre
3-4 c.s. d’huile d’olive pressée à froid

Les pousses – de l’énergie pure

Les pousses et les germes tels qu’alfalfa, moutarde, roquette, green power, soja ou cresson alénois contiennent une quantité impressionnante de substances nutritives. En effet, ce sont des sortes de réservoirs destinés à produire de grandes plantes. C’est pourquoi ils sont très riches en enzymes, vitamines et minéraux.

Les pousses fines telles qu’alfalfa et cresson alénois peuvent être parsemées crues sur une salade ou un plat. Les pousses de soja, en revanche, ne doivent pas être consommées crues, mais blanchies ou sautées auparavant. En outre, très sensibles à la lumières, elles verdissent à la lumière du jour et prennent ensuite un goût amer.

Sauce: prélever très finement le zeste d’un citron (sans la partie blanche) à l’aide d’un couteau économe. Exprimer le jus de tous les citrons. Porter à ébullition le jus, le zeste, l’ail, le gingembre et le miel et laisser réduire de moitié. Saler et poivrer. Y incorporer l’huile goutte à goutte en mélangeant.
Rincer brièvement les pousses dans une passoire, sous l’eau froide courante. Bien égoutter. Mélanger avec les autres ingrédients et la sauce. Laisser macérer 15 minutes.
Servir avec des tranches de pain grillé tièdes (bruschetta).

Omelette aux pousses

Battre 3-4 œufs avec 2 cuillères à soupe de lait. Enduire le fond d’une poêle antiadhésive d’un peu d’huile d’olive au pinceau et la faire chauffer à feu moyen. Y verser les œufs battus, ajouter 1-2 carottes cuites rabotées et laisser prendre. Mélanger les pousses et le chou rouge raboté, les dresser sur l’omelette et arroser de sauce. Servir aussitôt.

Salade de tomates aux haricots blancs

Pour 4 personnes

50 g de haricots blancs
sel
1 branchette de romarin
2 branchettes de thym
3 c.s.de vinaigre balsamique blanc
poivre
1 gousse d’ail
6 c.s. d’huile d’olive extravierge
8 tomates San Marzano
1 oignon potager blanc coupé en rouelles

La veille: mettre les haricots blancs à tremper dans 1 litre d’eau froide.
Le jour de la préparation: jeter l’eau de trempage et porter les haricots à ébullition dans 5 dl d’eau fraîche. Couvrir et laisser cuire 45 minutes env. à feu doux. Saler 15 minutes avant la fin de la cuisson.
Racler les aiguilles de romarin et les hacher fin. Effeuiller les branchettes de thym. Mélanger le vinaigre, le sel et le poivre. Y presser l’ail. Ajouter les fines herbes et l’huile, puis mélanger le tout en une vinaigrette veloutée.
Couper les tomates en quartiers et les dresser sur les assiettes. Répartir dessus les rouelles d’oignon. Egoutter les haricots et les mélanger avec la vinaigrette, puis dresser sur les tomates.

Accompagner d’une baguette fraîche.

Variante

Vous pouvez remplacer les haricots blancs par 150 g de Mozzarelline, de mozzarella ou de feta coupée en dés. Pour la feta, vous avez le choix entre le fromage grec d’origine au lait de brebis et la feta locale à base de lait de vache suisse.

Le thym – une origine immémoriale

Chez les Egyptiens et les Sumériens, le thym était très employé pour ses vertus médicinales. Sur environ cent variétés, trois seulement sont d’importance dans le bassin méditerranéen, le thym d’hiver, le thym d’été et le thym citron. Le thym peut également pousser chez nous, dans le jardin ou en pot. C’est une plante vivace qui aime le soleil. Frais ou séché, celui-ci apporte une note méditerranéenne à la viande, à la volaille, au poisson, aux légumes, aux sauces et aux potages. Attention: séché, il possède un arôme trois fois plus dense que lorsqu’il est frais, prudence donc!

Le parfum du soleil

En les conservant dans le vinaigre, vous pourrez profiter bien plus longtemps de vos généreuses récoltes de thym du jardin ou en pot. Laver les branchettes sous l’eau froide courante, les secouer très soigneusement, puis les laisser égoutter. Les mettre dans des flacons avec des grains de poivre écrasés et recouvrir de vinaigre de vin blanc. Laisser macérer au minimum une semaine avant de consommer. Ce vinaigre au thym se conserve au moins un an dans un endroit sombre et frais.

photo: http://sweetandsaucy.wordpress.com/2010/04/16/white-bean-and-tomato-salad/

Salade tiède de mange-tout à la feta

Une création qui ne laissera froid aucun gourmet

Pour 2 personnes
300 g de pois mange-tout

Vinaigrette:

1 échalote
2 c.s. de bouillon de légumes
2 c.s. de vinaigre balsamique blanc
sel, poivre du moulin
1 c.s. d’huile d’olive extra-vierge
2 radis roses
1 bouquet de cerfeuil

100-150 g de feta

Parer les mange-tout et les faire cuire juste tendres à la vapeur. Les rafraîchir sous l’eau froide et les égoutter soigneusement.
Pour la vinaigrette: hacher fin l’échalote. La mélanger avec le bouillon, le vinaigre, l’huile, le sel et le poivre.
Détailler les radis en brunoise (dés minuscules). Hacher fin le cerfeuil (voir encadré fines herbes). Les ajouter à la vinaigrette et bien mélanger. Verser la vinaigrette sur les mange-tout et mélanger. Couper la feta en dés et en parsemer la salade.

Pour les estomacs un peu plus exigeants

Pocher deux aiguillettes de poulet dans du bouillon de volaille pendant 15 minutes à la limite du point d’ébullition. Les couper encore chaudes en tranches biseautées et les dresser sur la salade de mange-tout.

La feta de vache ou de brebis

Elle est originaire de Grèce, le pays où l’on consomme le plus de fromage par habitant. Le caillé de lait de vache ou de brebis ou encore des deux est grossièrement tranché, puis salé et pressé. Il est affiné dans son petit-lait ou dans une saumure. A Migros, on trouve de la feta de pur lait de vache, de pur lait de brebis ou des deux mélangés. Ce fromage à pâte molle, gras et pasteurisé est emballé sous vide, ce qui permet de le garder longtemps au réfrigérateur. C’est un ingrédient indispensable de la salade grecque ou du taboulé à la grecque.

Traitement spécial pour les fines herbes

Doucher brièvement des fines herbes fraîches à l’eau froide, puis les sécher délicatement sur un linge de cuisine propre ou du papier absorbant. Elles doivent être parfaitement sèches pour qu’on puisse les hacher sans les écraser. Travailler avec un grand couteau bien aiguisé ou un hachoir courbe à deux poignées. Ne hacher les fines herbes qu’au dernier moment et en parsemer aussitôt le plat ou les incorporer. C’est ainsi qu’elles seront vraiment aromatiques.

Fenouil grillé et tomates cerises en salade

Au gril ou à la poêle – une salade idéale pour les soirées d’été

Pour 4 personnes

2 bulbes de fenouil, 550 g environ
2 c.s. d’huile d’olive
250 g de tomates cerises
Sauce:
2 gousses d’ail
5 c.s. d’huile d’olive
3 c.s. de vinaigre balsamique blanc
sel, poivre du moulin
2 c.s. de fines herbes fraîchement hachées, par exemple. persil, basilic, thym, romarin

Couper le fenouil en tranches de 2 mm à l’aide de la trancheuse, de la mandoline à légumes ou à la main. Faire chauffer une poêle à grillades et l’huiler légèrement. Y poêler les tranches de fenouil des deux côtés sur feu assez vif. Les dresser décorativement sur les assiettes. Couper les tomates cerises en deux et les répartir dessus.

Pour la sauce: presser l’ail directement dans l’huile. Incorporer le vinaigre, le sel, le poivre et les fines herbes à l’huile aillée en mélangeant. Verser sur le fenouil tiède et les tomates cerises et servir aussitôt.

Un accompagnement savoureux: crostini au basilic

Mixer finement les feuilles d’un bouquet de basilic avec 1 c.s. de pignons et 0,5 dl d’huile d’olive. Saler et poivrer. En tartiner des tranches de baguette grillées, encore chaudes, puis servir aussitôt.

Baguette précuite

Mais comment faisions-nous lorsque les baguettes précuites n’existaient pas encore? Elles sont si pratiques quand des invités s’annoncent à l’improviste, que l’on est à court de pain ou que l’on a une soudaine envie d’un casse-croûte. On trouve désormais également les baguettini qui se gardent plusieurs semaines sans réfrigération grâce à leur emballage spécial. Enveloppées séparément, les deux baguettini peuvent être cuites ensemble ou l’une après l’autre à 220 degrés pendant 12-14 minutes. Les parisettes précuites se présentent en trio. Elles cuisent plus rapidement, mais doivent être placées au réfrigérateur où elles se gardent durant quelques jours.

Le meilleur de l’ail

L’arôme incomparable de l’ail frais sur du pain grillé fait succomber les amateurs de saveurs fortes. Pour en profiter, inutile d’avaler les gousses entières. Pour les crostini et les bruschette, il suffit de frotter le pain chaud avec une gousse d’ail coupée en deux, cela lui donnera une délicieuse saveur aillée. Si ensuite on l’arrose d’un filet d’huile d’olive relevé de sel et de poivre, on obtient une succulente spécialité toscane appelée fettunta.

photo:

Salade de tomates aux crottins de chèvre

Pour 4 personnes

500 g de tomates cerises
1 c.s. de vinaigre de vin blanc
2 c.s. de vinaigre balsamique blanc
sel, poivre du moulin
5 c.s. d’huile d’olive
1 bouquet de ciboulette
1 bouquet de persil plat
4 crottins de chèvre ou
2 tommes de chèvre, env. 400 g

Couper les tomates en deux et les répartir sur les assiettes. Préchauffer le four à 200 degrés.
Préparer une sauce bien relevée avec le vinaigre, le sel, le poivre et l’huile. Ciseler la ciboulette par-dessus en fins rouleaux. Hacher menu le persil et le mélanger à la vinaigrette. Arroser les tomates de sauce.

Poser les crottins ou les tommes coupées en deux sur une plaque chemisée de papier sulfurisé. Cuire au four jusqu’à ce que le fromage commence à couler. Surveiller la cuisson: le fromage fond plus ou moins rapidement selon son degré de maturité. Couper les fromages en deux avec un couteau mouillé et dresser sur les tomates. Servir aussitôt.

Accompagner de baguette croustillante.

Durée de préparation: 25 minutes environ
Par personne, 15 g de protéines, 32 g de lipides, 6 g de glucides, 1550 kJ/370 kcal.

photo: josieleesuska.blogspot.com

Sports d’endurance – Hydratez-vous correctement

Hydratez-vous correctement avant, pendant et après un effort physique prolongé. A vous l’eau et les jus de fruits !

Les phénomènes en jeu

Pendant un exercice physique, 80 % de l’énergie produite par les muscles à l’effort sont dissipés en chaleur. Or l’organisme ne peut résister à une élévation de plus de 5°C de la température du corps. Cette chaleur excédentaire est principalement éliminée sous forme de sueur, ce qui peut conduire à la déshydratation.
Pour éviter cette déshydratation, il ne faut pas attendre d’avoir soif pour boire. C’est d’autant plus important que, plus on est déshydraté, moins on ressent la soif.
Si vous ne vous réhydratez pas correctement, vous vous exposez à la fatigue et à une diminution de la vigilance. Si sa température corporelle monte trop, le sportif risque un “coup de chaleur” : avec sensation de chaleur intense, perte de l’équilibre, rougeurs du visage, malaise, voire une perte de connaissance qui peut aller jusqu’au coma.

En pratique

Commencez à boire le plus tôt possible avant la séance de sport et buvez régulièrement : 1 à 2 verres toutes les 15 à 30 minutes, avant, pendant et après l’effort, soit 1 litre par heure en moyenne. Choisissez des boissons qui contiennent des glucides et des micronutriments, pas trop caloriques, idéalement à une température comprise entre 10°C et 15°C.
Si vous pratiquez un sport d’endurance ou un entraînement de plusieurs heures, optez pour une eau minérale riche en sels minéraux (calcium, magnésium et bicarbonates). Complétez votre ration avec des apports glucidiques solides (barre céréalière, fruits) ou sous forme de jus de fruits dilués.
En ce qui concerne les jus de fruits, optez pour du jus de raisin riche en glucose pendant l’effort. Avant et après l’effort, préférez les jus d’orange et de pomme, plus riches en fructose. Attention : certaines personnes sensibles peuvent être gênées au niveau de leur vidange gastrique par la forte teneur en sucre de la plupart des jus de fruits.
En revanche, les boissons dites “énergisantes” ne sont pas réellement adaptées aux besoins du sportif : elles sont généralement trop riches en glucides, en vitamines rajoutées et parfois même en substances chimiques comme la caféine. Evitez les sodas acides insuffisamment riches en minéraux et en vitamines, et souvent mal supportés par l’estomac.
Enfin, continuez de boire après l’effort : mélange de jus de fruit et d’eau minérale gazeuse, à raison d’1 à 2 verres toutes les 15 minutes par exemple.

Comment faire prendre par un enfant un médicament qui a mauvais goût ?

Tous les parents le savent : donner un médicament qui a mauvais goût à un enfant relève parfois du défi. Quelques trucs pour vous aider.

Faites-lui se boucher le nez

Lorsqu’on est enrhumé, on apprécie moins les saveurs des aliments. Dites à votre enfant de se boucher le nez, ce qui limite la sensation de mauvais goût. Sans négliger le côté ludique de la grimace !

Vive le froid !

Faites sucer un glaçon à votre enfant ou accordez-lui quelques cuillérées de glace avant de lui faire avaler son médicament : le froid engourdit les papilles gustatives et diminue leur sensibilité. Donnez-lui le médicament immédiatement après cette petite diversion.

Masquez le goût

Dissimulez le mauvais goût en intégrant le médicament (ou en l’écrasant pour les plus jeunes) dans une petite quantité d’un aliment qu’il aime : confiture, miel, banane écrasée, compote de pomme, yaourt sucré, crème-dessert…
Attention, ne diluez pas les médicaments dans une grande quantité de liquide ou de nourriture. Vous feriez simplement durer le mauvais goût plus longtemps.

Une fois le médicament avalé

Donnez à votre enfant un verre de boisson fraîche (jus de fruit, lait au sirop), un biscuit sec ou un morceau de chocolat.
Les dentifrices ont généralement un goût prononcé et persistant (tout particulièrement ceux à la menthe). Pour chasser plus vite le mauvais goût, faites-lui se brosser les dents après avoir pris son médicament.

Soyez ferme

Votre enfant doit comprendre qu’il n’a pas le choix : il doit prendre son médicament, ce n’est pas négociable. Et n’oubliez pas le câlin et les félicitations une fois que la pilule est passée !

Restez à l’écoute

Si un médicament déplaît fortement à votre enfant, signalez-le à votre médecin à l’occasion d’une prochaine prescription. Celui-ci pourra peut-être lui choisir un médicament équivalent au goût différent, ou une autre forme médicamenteuse. Les enfants parviennent généralement à avaler les comprimés vers 7-8 ans : certains préfèrent un comprimé dans un peu de confiture plutôt qu’une cuillérée de sirop qu’ils n’aiment pas. A l’opposé, si votre enfant, même plus grand, peine à avaler les cachets, n’hésitez pas à demander à votre médecin un traitement sous forme de sirop ou de suspension buvable.

Chez les tout-petits

Ne couchez pas votre bébé pour lui donner son médicament, pour éviter tout risque de fausse route. Prenez-le dans vos bras en le maintenant légèrement incliné et en soutenant sa tête.
Si votre bébé gigote trop, l’idéal est de vous faire aider par une autre personne qui lui tiendra les mains pendant que vous lui donnerez son médicament. Si vous êtes seul, maintenez ses mains vers le bas pour éviter qu’il ne repousse le médicament.
Pour lui administrer le médicament, le plus pratique est d’utiliser une seringue en plastique ou une pipette médicale. A défaut, optez pour une tétine de biberon. Faites couler doucement le médicament sur l’arrière ou le côté de la langue (pas directement dans la gorge ni dans les joues). S’il recrache, refermez-lui la bouche pour qu’il avale. Là encore, les câlins sont de rigueur après la prise.

La glossite : une inflammation de la langue

Cette manifestation douloureuse ne doit pas être négligée car elle peut signaler une pathologie générale.

Qu’est-ce que c’est ?

La glossite correspond à une inflammation de la langue, ce qui se traduit par une modification de sa couleur et son aspect : la langue devient rouge et douloureuse, les papilles s’atrophient. D’autres symptômes peuvent survenir : perte de goût, hypersalivation, mauvaise haleine et difficultés masticatoires ou déglutitionnelles.
Cette manifestation pathologique peut avoir des causes variées. Des lésions aiguës ou chroniques peuvent survenir à la suite d’agressions thermiques, traumatiques ou chimiques. Des infections microbiennes ou mycosiques et des ulcérations sont également possibles.

A quoi c’est dû ?

L’aspect d’une glossite peut révéler à lui seul un trouble de caractère général :
Langue rouge vif, tuméfiée : carence en vitamine PP (ou pellagre).
Langue pâle, lisse, vernissée : état anémique.
Langue avec petite ulcération nacrée : aphtose (poussée chronique d’aphtes).
Langue avec enduit blanchâtre épais : mycose.
Langue noire incolore : suites d’antibiotiques.
Langue “framboisée” avec fièvre : scarlatine.
Plaques blanches indurées douloureuses : leucoplasie (lésions des muqueuses buccales liées au tabac).

Que faire ?

Consultez un médecin. Celui-ci devra rechercher l’origine de la glossite afin d’instaurer un traitement si la maladie en cause est identifiée (vitamines PP ou B6, vitamine B12, antimycosiques, antiviraux…).
Des traitements locaux permettent également de soigner les symptômes : bains de bouche plusieurs fois par jour avec antiseptiques et anesthésiques locaux, comprimés de lysosyme à sucer.
En homéopathie : Calendula teinture en bain de bouche, Arnica 5 CH, Apis Mel 5 CH ou Antimonium Crudum 5 CH (3 granules de chaque, 3 à 4 fois par jour).

CONSEILS PRATIQUES

Une hygiène dentaire attentive est indispensable car de nombreuses glossites récidivantes sont liées à des dents cariées, des parodontites ou des prothèses mal adaptées. Brossez-vous les dents 3 fois par jour.
La langue est la première agressée si vous fumez (cigarette ou pipe).
Consultez sans retard en cas d’ulcérations linguales, même minimes ou indolores. En effet, certaines ulcérations, notamment celles liées à la syphilis, évoluent sans douleur.

Hypertension – Les risques pour le cerveau

Quand elle n’est pas traitée (ou mal traitée), l’HTA peut entraîner des dégats cérébraux graves(accidents vasculaires cérébraux, ou AVC ).
Il faut distinguer 2 types de lésions artérielles: l’artériosclérose qui concerne la portion médiane de la paroi artérielle des gros et des petits vaisseaux, et l’athérosclérose qui affecte essentiellement la couche interne des parois des gros troncs artériels.

L’artériosclérose est responsable d’infarctus cérébraux de petite taille par occlusion de petites artérioles (appelées “perforantes”) et, plus rarement, d’hémorragies par dissection des tuniques musculaires des artères. L’athérosclérose entraîne des infarctus cérébraux de grande taille, uniques ou multiples.
Une maladie des petits vaisseaux s’avère responsable de 50 % des AVC chez les hypertendus, alors qu’un infarctus cérébral par athérome des gros vaisseaux est observé dans 32 % des cas. Quant aux hémorragies, elles ne représentent que 18 % des étiologies des AVC de l’hypertendu.

L’HTA est-elle fréquente?

L’hypertension artérielle concerne 20% de la population adulte, soit environ 7 millions de Français. Elle est plus fréquente chez les personnes âgées : environ 50% des Français de plus de 70 ans ont de l’hypertension, ce n’est cependant pas un phénomène normal, inéluctable de la vieillesse. Compte tenu de la plus grande longévité des femmes, au-delà de 65 ans la population hypertendue est majoritairement composée de femmes.

HTA (Hypertension artérielle) – Risques pour le cœur

Pourquoi c’est un bourreau du coeur?

Les risques pour le cœur

L’HTA entraîne des modifications morphologiques et fonctionnelles du ventricule gauche, de l’oreillette gauche et des coronaires.
Le ventricule gauche a des parois plus épaisses et moins facilement distensibles que chez le normotendu; au bout d’un certain temps, il perd aussi de sa force contractile: c’est l’insuffisance cardiaque, dont l’expression la plus spectaculaire est l’oedème aigu du poumon.

En outre les parois du ventricule gauche sont le siège d’une prolifération de fibrose (tissu inerte) qui favorise l’apparition de troubles du rythme ventriculaire (extrasystoles ventriculaires ou même épisodes de tachycardie ventriculaire).

L’oreillette gauche est souvent dilatée, ce qui s’accompagne là aussi de troubles du rythme (extrasystoles supraventriculaires, voire arythmie complète par fibrillation auriculaire); la dilatation de l’oreillette gauche peut être également à l’origine de la formation de caillots, susceptibles de migrer vers le cerveau (embolie cérébrale) ou les membres inférieurs.
Enfin les troncs coronaires (vaisseaux nourriciers du coeur) sont volontiers le siège de rétrécissements athéromateux; les petites artères coronaires sont également altérées (paroi plus épaisse et moins souple), l’ensemble provoquant un manque relatif d’oxygène (on parle d’ischémie myocardique).

l’HTA touche toutes les artères

L’HTA entraîne des lésions morphologiques et fonctionnelles au niveau des artères coronaires (vaisseaux nourriciers du coeur): leur paroi est plus épaisse et moins souple que chez les sujets normotendus; en outre on peut y observer des dépots athéromateux qui progressivement vont entraîner des rétrécissements (qu’on appelle des sténoses).
Mais ces lésions artérielles ne s’observent pas qu’au niveau des coronaires; elles apparaissent également:
– sur les artères cérébrales, avec comme conséquences, des accidents vasculaires cérébraux (plus souvent à type d’infarctus que d’hémorragies),
– sur les artères et artérioles rénales, avec un risque d’insuffisance rénale,
– sur l’aorte abdominale, sous forme d’anévrisme,
– sur les artères des membres inférieurs, provoquant des crampes à la marche.