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Grains de beauté : apprenez à les surveiller

La très grande majorité des grains de beauté sont bénins. Ils doivent cependant être surveillés régulièrement.

Qu’est-ce que c’est ?

Les grains de beauté sont des lésions cutanées d’aspect et de taille variables : ils peuvent être de couleur chair, brune ou noire, présenter une surface plane ou en relief, être traversés ou non par des poils… On les appelle naevus naevo-cellulaires en langage médical.
Les naevus sont constitués en grande partie de mélanocytes. La couleur des grains de beauté dépend de la quantité de pigment secrété par ces cellules (la mélanine). Ils peuvent être foncés, voire noirs, si les mélanocytes secrètent beaucoup de mélanine. Ils peuvent aussi avoir la même coloration que la peau environnante, si les cellules du naevus ne secrètent pas de mélanine. Enfin, les naevus ont parfois une couleur bleutée lorsque les mélanocytes sont regroupés profondément dans le derme.
La majorité des grains de beauté sont bénins. Ils doivent cependant être surveillés car naevus bénin peut parfois dégénérer en mélanome malin. Un mélanome peut aussi survenir d’emblée sans naevus préexistant.
Les mélanomes malins sont rares mais graves. C’est pourquoi il faut éviter leur survenue et savoir les dépister afin d’en faire l’éxérèse rapidement.

Les facteurs de risque

Le soleil est le principal facteur incriminé en ce qui concerne le risque de mélanome. En cas d’exposition solaire longue et intense, les rayons UV agressent l’épiderme : ils peuvent provoquer l’apparition d’un mélanome sur une peau normale ou transformer un naevus bénin en mélanome. Les jeunes enfants sont encore plus sensibles au soleil que les adultes car leur peau est plus fragile : le rayonnement solaire intense et les coups de soleil fréquents dans l’enfance peuvent entraîner l’apparition d’un mélanome malin à l’âge adulte. Chez les adultes comme chez les enfants, il est donc primordial de se protéger du soleil et de ne pas en abuser.
Il faut être particulièrement vigilant lorsque la peau est claire et/ou présente un grand nombre de naevus.
Un naevus soumis constamment à des frottements divers peut évoluer. Cela se produit notamment lorsqu’un grain de beauté est situé au niveau de la ceinture, du soutien-gorge ou de la plante des pieds.
Un naevus apparu récemment chez un adulte est suspect.
Les naevus sont rares chez les nourrissons. Si un bébé présente une tache pigmentée à la naissance, consultez un dermatologue qui jugera s’il faut la surveiller ou l’enlever.
Enfin, si un mélanome malin est détecté chez un parent proche, tous les membres de la famille doivent consulter un dermatologue.

Qu’est-ce qu’un naevus ”suspect” ?

Un naevus dit “suspect” peut être soit un naevus en train de se former, soit un mélanome.
Lorsque le dermatologue considère qu’un grain de beauté est suspect, il pratique une exérèse (ablation chirurgicale au bistouri). Le naevus éliminé est ensuite analysé au microscope afin de déterminer avec précision sa nature. En cas de mélanome, l’exérèse doit être la plus précoce possible pour optimiser les chances de guérison.
Si le grain de beauté n’est pas suspect au point de nécessiter l’exérèse, le dermatologue recommandera une surveillance médicale, à raison d’une fois par an ou davantage.

Comment reconnaître un naevus suspect ?

Plusieurs critères caractéristiques peuvent être plus ou moins associés.
Chez un adulte, un naevus est suspect lorsque son diamètre est supérieur à 6 mm.
L’irrégularité est un critère très important. Un naevus bénin a une forme ronde ou ovale régulière et présente une couleur uniforme. En revanche, un naevus suspect présente une forme irrégulière, échancrée ; sa surface est elle aussi irrégulière (en relief, ni parfaitement plate, ni bien arrondie, avec des différences d’épaisseur) ; enfin, sa couleur est irrégulière avec plusieurs teintes allant du blanc-rose au marron-noir.
Toute modification récente (en épaisseur, relief, contour, taille, couleur) d’un grain de beauté connu peut le rendre suspect.
De même, l’apparition de rougeurs sur le pourtour, voire même de démangeaisons, est un critère de suspicion.
En cas de doute, consultez rapidement un dermatologue qui saura juger de la bénignité ou non du grain de beauté et qui décidera de la conduite à tenir (surveillance ou exérèse chirurgicale avec analyse).

Balayez les idées reçues

L’idée qu’il ne faut pas opérer un grain de beauté est erronée et dangereuse. Au contraire, si le naevus suspect correspond à un mélanome malin, l’enlever permet de sauver la vie.
En revanche, pas d’affolement si vous écorchez accidentellement un grain de beauté : il s’agit simplement d’un bout de peau normale qui va cicatriser.

Calvitie masculine : traitez-la au plus tôt

Il peut être difficile de se résoudre à perdre ses cheveux ! Un traitement précoce est indispensable pour retarder la calvitie.

Le cycle de vie du cheveu

Comme les cellules de la peau, les cheveux se renouvellent en permanence. Nous perdons en temps ordinaire jusqu’à 200 cheveux par jour ! Au cours de son évolution physiologique, un cheveu vit, meurt et se renouvèle. Sa durée de vie moyenne est de 3 à 5 ans et il repousse une vingtaine de fois au cours de notre existence. Il est donc normal d’en retrouver un peu partout : par terre, au fond du bac de douche, ou sur la brosse à cheveux.
Mais il arrive que les cheveux tombent excessivement. A côté des pertes de cheveux occasionnelles et ponctuelles, qui peuvent concerner tout un chacun, il existe des chutes de cheveux génétiques : c’est la calvitie des hommes.

Les hasards de la génétique

La calvitie est héréditaire, donc programmée, et réservée aux hommes. Elle concerne généralement les cheveux implantés sur le sommet du crâne et sur le côté. La durée de vie du cheveu raccourcit, celui-ci se reforme plus fin, le cycle de renouvellement s’épuise… sans tenir compte de l’âge de la personne concernée ! En effet, la calvitie peut être complète à 30 ans.
Lorsqu’on a 18 ou 20, il peut s’avérer difficile de perdre ses cheveux. Dans les familles où cela est fréquent, il n’y a pas d’autre solution que de se montrer beau joueur ! Sachez néanmoins que le hasard des croisements génétique peut se révéler favorable : même si son père est chauve, un homme peut avoir hérité de la chevelure maternelle ou grand-maternelle et éviter ainsi la calvitie familiale.

Agir dès le début de la chute

Si vous avez du mal à vous résoudre à une calvitie héréditaire, n’attendez pas que les dégâts soient trop importants pour envisager un traitement… tout en sachant que celui-ci ne pourra totalement empêcher un processus génétique.
Votre dermatologue peut vous prescrire un complexe multi-vitaminique spécifique du cuir chevelu (à base de vitamines du groupe B). En redonnant force et vitalité au cheveu, elles peuvent aider à ralentir un processus néanmoins inexorable.
Si le processus est plus avancé, on envisage un traitement local (à base de Minoxidil). Il faut être motivé car ce traitement est contraignant : application quotidienne d’une lotion matin et soir, tous les jours. S’il est scrupuleusement respecté, ce traitement donne certaines résultats : il empêche les cheveux restants de tomber trop vite. En revanche, les cheveux recommencent à tomber dès l’arrêt du traitement.
Autre solution plus radicale (mais coûteuse) : les implants capillaires et la chirurgie. Elle consiste à prélever des bandes de cheveux au niveau de zones encore garnies (à l’arrière du crâne) et à les implanter là où le cheveu se fait rare. Là encore, une bonne dose de motivation s’impose. Demandez conseil à votre dermatologue.

Au quotidien

Comment traiter des cheveux qui commencent à s’éclaircir ?
Mis à part un éventuel traitement spécifique, lavez vos cheveux avec un shampooing doux.
Contrairement aux idées reçues, se laver les cheveux aussi souvent que nécessaire ne les abîme pas si l’on prende soin d’utiliser un shampooing adapté aux lavages fréquents. Et si de nombreux cheveux tombent au cours du lavage ou se retrouvent sur la serviette de toilette pendant qu’on les essuie, le shampooing en soi ne saurait en être tenu pour responsable : ces mêmes cheveux seraient tombés d’eux-mêmes au cours de la semaine.
Par ailleurs, couper les cheveux ne retarde pas leur chute. Mais perdre des cheveux courts est indéniablement moins impressionnant que lorsqu’ils sont longs : car on a tout simplement l’impression qu’il y en a moins.

Mononucléose : la ”maladie du baiser”

La mononucléose infectieuse est une maladie relativement fréquente souvent affaiblissante. L’altération de l’état général peut durer plusieurs mois selon l’âge du malade.

Qu’est-ce que c’est ?

La mononucléose infectieuse ou MNI est une infection due au virus d’Epstein-Barr, de la famille des Herpesviridae. Elle se transmet surtout par la salive (d’où son autre appellation de ”maladie du baiser”), mais aussi par la toux, les éternuements et exceptionnellement par le sang.

La mononucléose ne s’attrape qu’une fois : car, au contact du virus, l’organisme fabrique des anti-corps qui protègent ensuite contre cette maladie. Attention : ces anti-corps ne protégent pas contre les autres maladies que l’on peut attraper par la salive (hépatite B…).

La mononucléose peut atteindre des sujets de tout âge. Mais elle survient le plus souvent chez l’adolescent (sous forme de cas isolés ou de petites épidémies) ou l’adulte jeune. En revanche, elle passe généralement inaperçue pendant l’enfance. Ainsi, plus de 80 % de la population possède des anti-corps dirigés contre ce virus sans le savoir.

Quels symptômes ?

La durée d’incubation varie selon l’âge du malade : de 7 à 14 jours chez les personnes jeunes, parfois entre 30 et 50 jours chez les plus âgées.
Les symptômes les plus courants sont : fièvre, mal de gorge, gonflement des ganglions (notamment dans la région cervicale), fatigue extrême.

Le virus peut aussi entraîner des nausées, perte d’appétit, maux de tête, courbatures. Parfois encore, certaines personnes souffrent d’une hypersensibilité à la lumière, de troubles du rythme cardiaque…

Ce large éventail de symptômes ne rend pas le diagnostic facile. Celui-ci est établi grâce à un test sanguin (appelé MNI) qui recherche la présence d’anti-corps dirigés contre le virus.

Dans la majorité des cas, la mononucléose infectieuse est une infection bénigne. Cependant, à l’adolescence, les manifestations sont plus lourdes et plus longues : forte température, ganglions tuméfiés, gorge rouge et douloureuse, fatigue importante qui peut persister pendant des semaines.
Quelques rares complications peuvent survenir chez certaines personnes : le volume de la rate ou celui des ganglions lymphatiques augmentent beaucoup.

Quel traitement ?

Une consultation chez le médecin est indispensable.
Il n’existe pas de traitement antiviral spécifique de la mononucléose infectieuse. Le médecin s’attache essentiellement à soulager la fièvre et les douleurs, mais le repos au lit reste le principal remède.
Il faut boire très régulièrement (eau, jus de fruits…) pour lutter contre la déshydratation due à la fièvre et aussi soulager la gorge. Les gargarismes (1 cuillérée de sel dans une verre d’eau tiède) plusieurs fois par jour peuvent aussi vous aider.

Le plus souvent, la fièvre et l’augmentation du volume des ganglions disparaissent en 10 jours. Mais 2 ou 3 mois peuvent s’écouler avant que l’état général ne redevienne complètement normal.
En cas de complications, consultez sans tarder votre médecin. Une surinfection de l’angine nécessitera un traitement antibiotique spécifique. Une douleur brutale en haut à gauche de l’abdomen peut évoquer une éventuelle rupture de la rate, qui nécessite un traitement en urgence.

Ulcère variqueux : la prévention est primordiale

L’ulcère variqueux est une plaie persistante au niveau d’une jambe qui souffre de varices ou qui a été le siège d’une phlébite.

Qu’est-ce que c’est ?

L’ulcère variqueux est un trouble d’origine circulatoire (veineux ou artériel).
Il peut survenir à la suite d’un heurt local. Il peut encore résulter d’une ouverture spontanée de la peau devenue rouge, lisse, sèche et tendue au point de se rompre.
Ce type de lésion se localise en général sur les faces latérales du bas des jambes, juste au-dessus des chevilles.
De forme ovale, de diamètre plus ou moins extensif, la plaie a tendance à se creuser en son centre, avec un pourtour induré.

Quels symptômes ?

La plaie suinte, saigne parfois et risque de se surinfecter en l’absence de soins adaptés.
Elle s’accompagne fréquemment de sensations de douleurs et de démangeaisons locales, qui peuvent gagner toute la jambe.
Elle peut aussi être à l’origine d’un eczéma ou d’un oedème du pied.

Quel traitement local ?

Il est indispensable de consulter votre médecin ou votre phlébologue.
Des soins antiseptiques permettent de désinfecter la plaie et d’accélerer la cicatrisation. Selon la gravité de l’ulcère, le traitement pourra être réalisé à domicile par une infirmière, voire nécessiter une hospitalisation. La guérison est souvent longue et exige du repos.
Les premiers temps, un bandage compressif est généralement mis en place. Attention : celui-ci ne doit pas être trop serré pour ne pas bloquer la circulation artérielle. D’autre part, ne gardez pas de bandage compressif la nuit en position allongée.
En cas d’ulcère veineux, surélevez les jambes dès que vous vous allongez (surtout la nuit). Pendant la journée, portez une bande élastique ou des bas à varices, et ce pendant un an après cicatrisation complète de l’ulcère.
En cas d’ulcère artériel, inclinez les jambes vers le bas.
Contre d’éventuelles complications : votre médecin pourra vous prescrire un traitement antibiotique en cas d’infection, ou des corticoïdes si un eczéma apparaît.
Enfin, dans les cas les plus sévères, une excision chirurgicale de l’ulcère, et éventuellement des greffes cutanées, peuvent s’avérer nécessaires.

CONSEILS PRATIQUES

La prévention des ulcères de la jambe est primordiale. Elle passe par le traitement des varices et des maladies veineuses : port de bas à varices, sclérose des varices, suppression du tabac et de l’alcool, traitement du diabète…
L’ulcère variqueux étant une plaie ouverte, votre vaccination antitétanique doit être à jour.

Spasmophilie : quand les muscles se tétanisent

La spasmophilie correspond à un état d’hyper-excitabilité musculaire.

Qu’est-ce que c’est ?

Cet état d’hyper-excitabilité musculaire est lié à un trouble du métabolisme du magnésium et du calcium au niveau de la jonction des fibres nerveuses et des muscles : le nerf stimule la contraction des muscles qui peinent à se décontracter. Ils se ”spasment”. A l’extrême, ils se tétanisent.
Tous les muscles peuvent être victimes de contractions intempestives (aussi bien les muscles dits “striés” que ceux dits “lisses”).
Les troubles de la spasmophilie peuvent aussi apparaître quand on ne manque ni de calcium ni de magnésium : ils sont alors dûs à une mauvaise répartition de ces éléments à l’intérieur des tissus.

Quels symptômes ?

La spasmophilie pouvant toucher tous les muscles, ses manifestations sont très variées et de localisations multiples. Ainsi, l’affection peut se traduire par des crampes aux bras, aux doigts ou aux jambes, par des tremblements, des picotements, des tics au visage.
Les sensations de ”boule” à la gorge, de torsions à l’estomac ou à l’intestin, de blocages respiratoires… sont aussi très fréquentes. –Ces troubles ne manquent pas de provoquer de l’inquiétude, voire de l’angoisse et une instabilité caractérielle, autres manifestations habituelles de la spasmophilie.

Que faire ?

Rechargez l’organisme en sels minéraux, calcium et magnésium notamment. Alternez les prises : magnésium le matin et calcium le soir.
Soignez votre alimentation : elle doit être riche en vitamine D pour fixer le calcium. Privilégiez foie de poisson, jaune d’oeuf, beurre, foie de veau. Si les carences sont trop fortes, un complément médicamenteux peut être nécessaire. Consultez votre médecin.

Si vous êtes particulièrement angoissé(e), votre médecin pourra vous prescrire des sédatifs. Version naturelle, les infusions à base d’aubépine, tilleul, fleurs d’oranger et mélisse peuvent vous aider ponctuellement à vous calmer sans risque d’accoutumance.

Côté oligo-éléments : cuivre, aluminium, zinc, lithium.
En Homéopathie : Calcarea carbonica, Calcarea phosphorica ou Magnesia phosphorica 9 CH (5 granules par jour). Et Ignatia 15 CH en cas de nervosité (5 granules 1 ou 2 fois par jour). Toutefois, seule une consultation chez un spécialiste permettra de déterminer votre profil précis et de trouver le traitement le plus adapté à votre cas.

CONSEILS PRATIQUES

Adoptez une hygiène de vie saine : supprimez le tabac, les boissons alcoolisées, et les excitants (café, thé…).
Pratiquez une activité physique douce, à votre rythme, pour éliminer tout facteur de stress : exercices de relaxation, promenades au grand air avec des mouvements respiratoires amples et prolongés, yoga, stretching…

Pelade : quand les cheveux tombent excessivement

Cette affection spectaculaire se traduit par une perte de cheveux abondante ou soudaine. Elle nécessite un traitement long et rigoureux, parfois même une prise en charge psychologique.

Quels symptômes ?

La pelade est une affection dermatologique qui se caractérise par la chute brutale des cheveux. L’évolution se fait par poussée. Le plus souvent, la chute laisse des plaques arrondies, lisses et sans cheveux, sur le cuir chevelu.

Elle peut connaître différents degrés de gravité. Dans les cas les plus sévères, elle s’étend à tout le cuir chevelu, voire même à l’ensemble du corps (chute des cils, sourcils, poils…).
La pelade est relativement fréquente : elle touche environ 2 % d’individus à un moment de leur vie.

Les causes restent mal connues. Plusieurs facteurs sont évoqués : le stress, mais aussi une prédisposition familiale ou une auto-immunité par rapport aux follicules pileux.

Quel traitement ?

Le médecin prescrit généralement un traitement local à base de corticoïdes et de vasodilatateurs.
Dans les formes les plus sévères, il peut recommander une corticothérapie orale et la PUVAthérapie (irradiation par rayons ultraviolets optimisée par l’absorption de psoralènes).
Ces traitements sont souvent longs et contraignants. Ils doivent être étroitement surveillés en raison d’éventuels effets sur le long terme (hypertension, obésité, diabète, ostéoporose, acné…).

Dans la majeure partie des cas, les cheveux repoussent en 6 à 24 mois. L’évolution est moins rapide si la pelade survient tôt dans la vie (dès l’enfance) ou si elle atteint tout le cuir chevelu en un seul épisode.

Si une pathologie sous-jacente est suspectée, le médecin fera pratiquer des examens complémentaires.

Attention au moral

Armez-vous de patience : les cheveux ne repoussent pas en un jour !
La survenue brutale de plaques de pelade est généralement une source d’angoisse non négligeable. Les personnes très anxieuses pourront avoir recours à des anxiolytiques sur prescription médicale.
Enfin, une psychothérapie de soutien peut vous aider pour surmonter l’épreuve ou même pour essayer de déceler la cause de la pelade.

Il fait froid : gare aux otites !

L’otite est une infection très douloureuse de l’oreille moyenne, fréquente chez les nourrissons et les jeunes enfants.

Qu’est-ce que c’est ?
L’otite est une infection très douloureuse de l’oreille moyenne, fréquente chez les nourrissons et les jeunes enfants.

Le plus souvent, elles surviennent à la suite d’un coup de froid, d’un rhume mal soigné, d’une angine ou d’une atteinte dentaire : L’infection gagne l’oreille par le conduit de la trompe d’Eustache.

Les brusques variations barométriques (alpinisme, voyages en avion…) peuvent aussi être à l’origine d’otites, car elles sont susceptibles de provoquer des reflux de mucosités nasales vers l’oreille profonde.

Quels symptômes ?
L’otite peut débuter par une simple sensation d’oreille bouchée ou d’emblée une fièvre élevée.
Chez les enfants, les symptômes d’alerte sont le plus souvent une douleur plus ou moins intense dans l’oreille. Puis les battements s’étendent à l’ensemble de la tête.
L’oreille atteinte devient sourde. L’infection grandit progressivement, et peut perforer le tympan : l’écoulement soulage alors la douleur. Mais l’infection demeure : si elle n’est pas soignée, elle risque d’altérer les organes de l’audition.

Que faire ?
En cas de douleur au niveau de l’oreille, une consultation s’impose. Dans l’attente d’un examen médical du tympan, limitez-vous à mettre de l’ouate dans le conduit et à bien couvrir l’ensemble de la tête.
Pour apaiser la douleur et/ou faire tomber la fièvre en attendant le médecin : aspirine ou paracétamol. Seul le médecin peut prescrire des antibiotiques.
Désinfectez le nez et la gorge avec du soluté physiologique, ou des produits à base de goménol, de soufre organique, d’essences balsamiques ou de soluté d’argent colloïdal.
N’instillez pas d’huile chaude (sous prétexte qu’elle est calmante) ni de gouttes auriculaires dans l’oreille sans avis médical.
Homéopathie : Capsicum 5 CH contre les douleurs et Pyrogenium 7 CH contre l’infection, par 3 ou 5 granules, 3 à 4 fois par jour.
Si l’état local l’exige, le spécialiste ORL peut procéder à une paracentèse, c’est-à-dire à un percement du tympan.


CONSEILS PRATIQUES

Pour les bébés comme pour les adultes, évitez les coton-tiges qui peuvent obturer le conduit auriculaire et favoriser la survenue d’otites.
Votre enfant est enrhumé ? Attention aux nez qui coulent en permanence. Veillez à ce qu’il mouche très régulièrement : les enfants l’oublient facilement eux-mêmes.
Apprenez aux plus jeunes à se moucher correctement afin d’éviter le reflux des mucosités nasales vers l’oreille, via la trompe d’Eustache : une narine après l’autre, en obturant successivement chaque narine.
Sujets aux oreilles sensibles, dès qu’il fait froid, portez un bonnet.
Attention, une otite récidivante ou mal soignée peut entraîner des surdités graves.

Saignement de nez, que faire ?

Un choc un peu violent sur le nez peut déclencher un saignement. Parfois même, il suffit de se moucher trop fort ou de simplement éternuer.

Quelles causes ?
L’intérieur des cloisons nasales est tapissé d’une muqueuse très riche en fins petits vaisseaux artériels. Aussi, un choc un peu violent sur le nez peut-il déclencher un saignement.
Certaines personnes sont particulièrement sensibles. Parfois, il leur suffit de se moucher trop fort ou de simplement éternuer.

Quels symptômes ?
Selon l’importance du choc, l’écoulement de sang peut être d’emblée très abondant ou sous forme de goutte à goutte.
De nombreuses épistaxis surviennent sans nulle notion traumatique préalable. Ils signent un état pathologique d’ordre général et non pas seulement local, et constituent de véritables signaux d’alarme. Il peut s’agir d’une poussée hypertensive, d’une maladie de la coagulation sanguine, d’une fragilité capillaire, d’une grave maladie du foie. Un bilan médical s’impose.

Que faire ?
Ne penchez pas la tête en arrière mais en avant.
Comprimez fortement contre la cloison nasale la narine qui saigne, à l’aide d’un ou deux doigts.
Si possible, réalisez un méchage local, à l’aide d’un coton stérile, ou mieux, d’une ouate spéciale à base d’alginate de calcium (disponible en pharmacie dans des petits sachets). Introduisez le coton ou la ouate avec beaucoup de délicatesse, sans forcer et jusqu’à combler toute la cavité narinaire.
Pour accélérer l’arrêt du saignement, vous pouvez appliquer localement dans la narine une pommade à base de tanin ou d’hamamélis. Ou introduire de petites compresses imbibées d’eau oxygénée, de solutions de pectine ou d’alginate de calcium. De la thrombase, en poudre, peut être également pulvérisée en poudre.
En homéopathie : China 4 CH (2 granules tous les 1/4 d’heure). Si le saignement survient à la suite d’un coup, prenez aussi Arnica 9 CH (5 granules, 1 ou 2 prises).

Les causes et symptômes de la maladie de Ménière

Le vertige de Ménière associe vertige et gêne auditive. Il est dû à l’augmentation de la pression du liquide situé dans le labyrinthe de l’oreille interne.

Qu’est-ce que c’est ?
L’oreille interne est à la fois le siège de l’équilibre et celui de l’audition. Toute perturbation – circulatoire ou lésionnelle – au niveau de cet organe risque d’associer des phénomènes indésirables, relevant de deux sphères sensorielles distinctes.
Le vertige de Ménière associe vertige et gêne auditive. Il est dû à l’augmentation de la pression du liquide situé dans le labyrinthe de l’oreille interne.
Dans la majorité des cas, cette affection demeure bénigne et à prédominance féminine, surtout après 40 ans.

Quels symptômes ?
Les vertiges de durée variable (de quelques minutes à plusieurs heures) sont accompagnés de bourdonnements ou de sifflements d’oreille – ou acouphène -. Ces derniers concernent généralement une oreille, moins souvent les deux.
Ces symptômes peuvent s’accompagner de nausées et de vomissements.
Les signes surviennent par crises périodiques, plus ou moins espacées. La durée entre les crises est très variable : de quelques heures à plusieurs années.
Dans les cas graves et chroniques, les bourdonnements bilatéraux peuvent provoquer une baisse progressive de l’audition avec altération des sons graves.

Que faire ?
Au moment de la crise : allongez-vous, les yeux clos, si possible dans l’obscurité pour diminuer les symptômes. Et consultez rapidement un spécialiste des oreilles pour audiogramme. Au besoin, le médecin réalisera des examens plus approfondis (épreuve labyrinthique, tomographie…).
Votre médecin pourra vous prescrire des médicaments contre les vertiges et les vomissements, ainsi que des diurétiques pour diminuer la pression dans l’oreille interne.
En homéopathie : Chininum Sulfuricum 5 CH (contre les acouphènes et les bourdonnements d’oreille).
En oligothérapie : Manganèse-Cobalt.
En phytothérapie : tisanes de Mélisse et Calament.
Dans les cas importants, lorsque les traitements classiques ont échoué, on peut avoir recours à la chirurgie pour diminuer la pression du liquide de l’oreille.

ONSEILS PRATIQUES
Sur le plan diététique, réduisez l’usage du sel et la consommation d’aliments salés pour limiter la pression dans l’oreille interne. Evitez éventuellement le café, les boissons alcoolisées et le tabac.
La crainte d’une crise de vertige peut créer un véritable état obsessionnel, ce qui favorise la persistance du mal : un traitement sédatif peut alors être nécessaire.
Enfin, certains médicaments, comme la quinine, peuvent être générateurs de vertiges de Ménière.

facteurs favorisant la fracture du col du fémur

Fréquente chez les personnes âgées et fragiles, la fracture du col du fémur nécessite une chirurgie relativement lourde, dont les suites opératoires ne sont pas dénuées de risque.

La menace de l’ostéoporose

L’ostéoporose se caractérise par une augmentation de la fragilité osseuse qui peut être à l’origine de fractures. Elle concerne tout particulièrement les femmes à partir de la ménopause.
Or, les conséquences de l’ostéoporose sont ” lourdes ” : des tassements vertébraux, souvent très douloureux, surviennent chez les femmes dès 60 ans. Elle est aussi fréquemment responsable de fractures, souvent plus tardives. La fracture du col du fémur est une des fractures redoutées avec l’avancée en âge.
D’autres facteurs que le vieillissement entrent en jeu dans l’apparition des fractures du col du fémur : une mauvaise alimentation, la prise de médicaments, la sédentarité, l’alcool, le tabac, le manque de soleil… Ce dernier joue un rôle non négligeable dans le métabolisme du calcium et des os.

Les risques liés à la fracture

A partir de 75 ans, le risque de fracture du col du fémur augmente considérablement. Le plus souvent, c’est une chute qui provoque la fracture. L’inverse se produit plus rarement : lorsque la fracture du col du fémur est à l’origine de la chute, on parle de fracture spontanée.
Malgré les progrès de la chirurgie, la fracture du col du fémur reste grave. En effet, celle-ci nécessite une intervention en urgence et entraîne parfois une immobilisation prolongée et des complications importantes chez les personnes les plus fragiles : l’autonomie du malade peut être considérablement réduite. Des séances de rééducation sont très fortement conseillées même si la récupération paraît difficile.
Les techniques actuelles visent à permettre aux personnes opérées de la hanche de retrouver aussi rapidement que possible leur mobilité et leur indépendance.

Quelques chiffres

Les fractures du col du fémur augmentent avec l’âge. En France, on en dénombre environ 50 000 par an. Du fait du vieillissement de la population, on estime que ce chiffre sera multiplié par 3 en 2050.
La fracture du col du fémur est deux fois plus fréquente chez la femme, surtout après 80 ans. Chez l’homme, l’âge moyen des fractures est de 73 ans.
La fracture du col du fémur est redoutée car elle touche les personnes âgées et oblige à la chirurgie. Elle peut laisser douleurs et handicap fonctionnel, voire perte complète d’autonomie, et entraîne parfois des décès (15 à 20 % chez les personnes très âgées).

Soignez votre hygiène de vie

L’exercice physique reste bénéfique quel que soit l’âge : lorsqu’on vieillit, une bonne activité physique et musculaire maintient l’intégrité du squelette et limite le risque de chute.
Autant que possible, aménagez votre intérieur en fonction de votre mobilité.
L’alimentation doit être équilibrée et variée. Après 75 ans, les apports nutritionnels en calcium doivent permettre de maintenir un bon capital osseux : le lait et les produits laitiers constituent la source essentielle de calcium alimentaire. Pour les personnes qui tolèrent mal ces produits, certaines eaux minérales riches en calcium (jusqu’à 600 mg/l) peuvent constituer une réelle alternative. Au besoin, votre médecin peut vous prescrire un apport de calcium sous forme médicamenteuse. Votre alimentation doit également être suffisamment riche en protéines et en vitamine D (dans les poissons gras).

Surveillez votre poids : il détermine la densité osseuse et le risque de fracture. Maigreur et surpoids peuvent tous deux favoriser les fractures du col du fémur.
Le tabac favorise l’ostéoporose. Si vous ne l’avez pas déjà fait, il est encore temps d’arrêter !