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365 jours de santé

Sports d’endurance – Hydratez-vous correctement

Hydratez-vous correctement avant, pendant et après un effort physique prolongé. A vous l’eau et les jus de fruits !

Les phénomènes en jeu

Pendant un exercice physique, 80 % de l’énergie produite par les muscles à l’effort sont dissipés en chaleur. Or l’organisme ne peut résister à une élévation de plus de 5°C de la température du corps. Cette chaleur excédentaire est principalement éliminée sous forme de sueur, ce qui peut conduire à la déshydratation.
Pour éviter cette déshydratation, il ne faut pas attendre d’avoir soif pour boire. C’est d’autant plus important que, plus on est déshydraté, moins on ressent la soif.
Si vous ne vous réhydratez pas correctement, vous vous exposez à la fatigue et à une diminution de la vigilance. Si sa température corporelle monte trop, le sportif risque un “coup de chaleur” : avec sensation de chaleur intense, perte de l’équilibre, rougeurs du visage, malaise, voire une perte de connaissance qui peut aller jusqu’au coma.

En pratique

Commencez à boire le plus tôt possible avant la séance de sport et buvez régulièrement : 1 à 2 verres toutes les 15 à 30 minutes, avant, pendant et après l’effort, soit 1 litre par heure en moyenne. Choisissez des boissons qui contiennent des glucides et des micronutriments, pas trop caloriques, idéalement à une température comprise entre 10°C et 15°C.
Si vous pratiquez un sport d’endurance ou un entraînement de plusieurs heures, optez pour une eau minérale riche en sels minéraux (calcium, magnésium et bicarbonates). Complétez votre ration avec des apports glucidiques solides (barre céréalière, fruits) ou sous forme de jus de fruits dilués.
En ce qui concerne les jus de fruits, optez pour du jus de raisin riche en glucose pendant l’effort. Avant et après l’effort, préférez les jus d’orange et de pomme, plus riches en fructose. Attention : certaines personnes sensibles peuvent être gênées au niveau de leur vidange gastrique par la forte teneur en sucre de la plupart des jus de fruits.
En revanche, les boissons dites “énergisantes” ne sont pas réellement adaptées aux besoins du sportif : elles sont généralement trop riches en glucides, en vitamines rajoutées et parfois même en substances chimiques comme la caféine. Evitez les sodas acides insuffisamment riches en minéraux et en vitamines, et souvent mal supportés par l’estomac.
Enfin, continuez de boire après l’effort : mélange de jus de fruit et d’eau minérale gazeuse, à raison d’1 à 2 verres toutes les 15 minutes par exemple.

Comment faire prendre par un enfant un médicament qui a mauvais goût ?

Tous les parents le savent : donner un médicament qui a mauvais goût à un enfant relève parfois du défi. Quelques trucs pour vous aider.

Faites-lui se boucher le nez

Lorsqu’on est enrhumé, on apprécie moins les saveurs des aliments. Dites à votre enfant de se boucher le nez, ce qui limite la sensation de mauvais goût. Sans négliger le côté ludique de la grimace !

Vive le froid !

Faites sucer un glaçon à votre enfant ou accordez-lui quelques cuillérées de glace avant de lui faire avaler son médicament : le froid engourdit les papilles gustatives et diminue leur sensibilité. Donnez-lui le médicament immédiatement après cette petite diversion.

Masquez le goût

Dissimulez le mauvais goût en intégrant le médicament (ou en l’écrasant pour les plus jeunes) dans une petite quantité d’un aliment qu’il aime : confiture, miel, banane écrasée, compote de pomme, yaourt sucré, crème-dessert…
Attention, ne diluez pas les médicaments dans une grande quantité de liquide ou de nourriture. Vous feriez simplement durer le mauvais goût plus longtemps.

Une fois le médicament avalé

Donnez à votre enfant un verre de boisson fraîche (jus de fruit, lait au sirop), un biscuit sec ou un morceau de chocolat.
Les dentifrices ont généralement un goût prononcé et persistant (tout particulièrement ceux à la menthe). Pour chasser plus vite le mauvais goût, faites-lui se brosser les dents après avoir pris son médicament.

Soyez ferme

Votre enfant doit comprendre qu’il n’a pas le choix : il doit prendre son médicament, ce n’est pas négociable. Et n’oubliez pas le câlin et les félicitations une fois que la pilule est passée !

Restez à l’écoute

Si un médicament déplaît fortement à votre enfant, signalez-le à votre médecin à l’occasion d’une prochaine prescription. Celui-ci pourra peut-être lui choisir un médicament équivalent au goût différent, ou une autre forme médicamenteuse. Les enfants parviennent généralement à avaler les comprimés vers 7-8 ans : certains préfèrent un comprimé dans un peu de confiture plutôt qu’une cuillérée de sirop qu’ils n’aiment pas. A l’opposé, si votre enfant, même plus grand, peine à avaler les cachets, n’hésitez pas à demander à votre médecin un traitement sous forme de sirop ou de suspension buvable.

Chez les tout-petits

Ne couchez pas votre bébé pour lui donner son médicament, pour éviter tout risque de fausse route. Prenez-le dans vos bras en le maintenant légèrement incliné et en soutenant sa tête.
Si votre bébé gigote trop, l’idéal est de vous faire aider par une autre personne qui lui tiendra les mains pendant que vous lui donnerez son médicament. Si vous êtes seul, maintenez ses mains vers le bas pour éviter qu’il ne repousse le médicament.
Pour lui administrer le médicament, le plus pratique est d’utiliser une seringue en plastique ou une pipette médicale. A défaut, optez pour une tétine de biberon. Faites couler doucement le médicament sur l’arrière ou le côté de la langue (pas directement dans la gorge ni dans les joues). S’il recrache, refermez-lui la bouche pour qu’il avale. Là encore, les câlins sont de rigueur après la prise.

La glossite : une inflammation de la langue

Cette manifestation douloureuse ne doit pas être négligée car elle peut signaler une pathologie générale.

Qu’est-ce que c’est ?

La glossite correspond à une inflammation de la langue, ce qui se traduit par une modification de sa couleur et son aspect : la langue devient rouge et douloureuse, les papilles s’atrophient. D’autres symptômes peuvent survenir : perte de goût, hypersalivation, mauvaise haleine et difficultés masticatoires ou déglutitionnelles.
Cette manifestation pathologique peut avoir des causes variées. Des lésions aiguës ou chroniques peuvent survenir à la suite d’agressions thermiques, traumatiques ou chimiques. Des infections microbiennes ou mycosiques et des ulcérations sont également possibles.

A quoi c’est dû ?

L’aspect d’une glossite peut révéler à lui seul un trouble de caractère général :
Langue rouge vif, tuméfiée : carence en vitamine PP (ou pellagre).
Langue pâle, lisse, vernissée : état anémique.
Langue avec petite ulcération nacrée : aphtose (poussée chronique d’aphtes).
Langue avec enduit blanchâtre épais : mycose.
Langue noire incolore : suites d’antibiotiques.
Langue “framboisée” avec fièvre : scarlatine.
Plaques blanches indurées douloureuses : leucoplasie (lésions des muqueuses buccales liées au tabac).

Que faire ?

Consultez un médecin. Celui-ci devra rechercher l’origine de la glossite afin d’instaurer un traitement si la maladie en cause est identifiée (vitamines PP ou B6, vitamine B12, antimycosiques, antiviraux…).
Des traitements locaux permettent également de soigner les symptômes : bains de bouche plusieurs fois par jour avec antiseptiques et anesthésiques locaux, comprimés de lysosyme à sucer.
En homéopathie : Calendula teinture en bain de bouche, Arnica 5 CH, Apis Mel 5 CH ou Antimonium Crudum 5 CH (3 granules de chaque, 3 à 4 fois par jour).

CONSEILS PRATIQUES

Une hygiène dentaire attentive est indispensable car de nombreuses glossites récidivantes sont liées à des dents cariées, des parodontites ou des prothèses mal adaptées. Brossez-vous les dents 3 fois par jour.
La langue est la première agressée si vous fumez (cigarette ou pipe).
Consultez sans retard en cas d’ulcérations linguales, même minimes ou indolores. En effet, certaines ulcérations, notamment celles liées à la syphilis, évoluent sans douleur.

Hypertension – Les risques pour le cerveau

Quand elle n’est pas traitée (ou mal traitée), l’HTA peut entraîner des dégats cérébraux graves(accidents vasculaires cérébraux, ou AVC ).
Il faut distinguer 2 types de lésions artérielles: l’artériosclérose qui concerne la portion médiane de la paroi artérielle des gros et des petits vaisseaux, et l’athérosclérose qui affecte essentiellement la couche interne des parois des gros troncs artériels.

L’artériosclérose est responsable d’infarctus cérébraux de petite taille par occlusion de petites artérioles (appelées “perforantes”) et, plus rarement, d’hémorragies par dissection des tuniques musculaires des artères. L’athérosclérose entraîne des infarctus cérébraux de grande taille, uniques ou multiples.
Une maladie des petits vaisseaux s’avère responsable de 50 % des AVC chez les hypertendus, alors qu’un infarctus cérébral par athérome des gros vaisseaux est observé dans 32 % des cas. Quant aux hémorragies, elles ne représentent que 18 % des étiologies des AVC de l’hypertendu.

L’HTA est-elle fréquente?

L’hypertension artérielle concerne 20% de la population adulte, soit environ 7 millions de Français. Elle est plus fréquente chez les personnes âgées : environ 50% des Français de plus de 70 ans ont de l’hypertension, ce n’est cependant pas un phénomène normal, inéluctable de la vieillesse. Compte tenu de la plus grande longévité des femmes, au-delà de 65 ans la population hypertendue est majoritairement composée de femmes.

HTA (Hypertension artérielle) – Risques pour le cœur

Pourquoi c’est un bourreau du coeur?

Les risques pour le cœur

L’HTA entraîne des modifications morphologiques et fonctionnelles du ventricule gauche, de l’oreillette gauche et des coronaires.
Le ventricule gauche a des parois plus épaisses et moins facilement distensibles que chez le normotendu; au bout d’un certain temps, il perd aussi de sa force contractile: c’est l’insuffisance cardiaque, dont l’expression la plus spectaculaire est l’oedème aigu du poumon.

En outre les parois du ventricule gauche sont le siège d’une prolifération de fibrose (tissu inerte) qui favorise l’apparition de troubles du rythme ventriculaire (extrasystoles ventriculaires ou même épisodes de tachycardie ventriculaire).

L’oreillette gauche est souvent dilatée, ce qui s’accompagne là aussi de troubles du rythme (extrasystoles supraventriculaires, voire arythmie complète par fibrillation auriculaire); la dilatation de l’oreillette gauche peut être également à l’origine de la formation de caillots, susceptibles de migrer vers le cerveau (embolie cérébrale) ou les membres inférieurs.
Enfin les troncs coronaires (vaisseaux nourriciers du coeur) sont volontiers le siège de rétrécissements athéromateux; les petites artères coronaires sont également altérées (paroi plus épaisse et moins souple), l’ensemble provoquant un manque relatif d’oxygène (on parle d’ischémie myocardique).

l’HTA touche toutes les artères

L’HTA entraîne des lésions morphologiques et fonctionnelles au niveau des artères coronaires (vaisseaux nourriciers du coeur): leur paroi est plus épaisse et moins souple que chez les sujets normotendus; en outre on peut y observer des dépots athéromateux qui progressivement vont entraîner des rétrécissements (qu’on appelle des sténoses).
Mais ces lésions artérielles ne s’observent pas qu’au niveau des coronaires; elles apparaissent également:
– sur les artères cérébrales, avec comme conséquences, des accidents vasculaires cérébraux (plus souvent à type d’infarctus que d’hémorragies),
– sur les artères et artérioles rénales, avec un risque d’insuffisance rénale,
– sur l’aorte abdominale, sous forme d’anévrisme,
– sur les artères des membres inférieurs, provoquant des crampes à la marche.

Grains de beauté : apprenez à les surveiller

La très grande majorité des grains de beauté sont bénins. Ils doivent cependant être surveillés régulièrement.

Qu’est-ce que c’est ?

Les grains de beauté sont des lésions cutanées d’aspect et de taille variables : ils peuvent être de couleur chair, brune ou noire, présenter une surface plane ou en relief, être traversés ou non par des poils… On les appelle naevus naevo-cellulaires en langage médical.
Les naevus sont constitués en grande partie de mélanocytes. La couleur des grains de beauté dépend de la quantité de pigment secrété par ces cellules (la mélanine). Ils peuvent être foncés, voire noirs, si les mélanocytes secrètent beaucoup de mélanine. Ils peuvent aussi avoir la même coloration que la peau environnante, si les cellules du naevus ne secrètent pas de mélanine. Enfin, les naevus ont parfois une couleur bleutée lorsque les mélanocytes sont regroupés profondément dans le derme.
La majorité des grains de beauté sont bénins. Ils doivent cependant être surveillés car naevus bénin peut parfois dégénérer en mélanome malin. Un mélanome peut aussi survenir d’emblée sans naevus préexistant.
Les mélanomes malins sont rares mais graves. C’est pourquoi il faut éviter leur survenue et savoir les dépister afin d’en faire l’éxérèse rapidement.

Les facteurs de risque

Le soleil est le principal facteur incriminé en ce qui concerne le risque de mélanome. En cas d’exposition solaire longue et intense, les rayons UV agressent l’épiderme : ils peuvent provoquer l’apparition d’un mélanome sur une peau normale ou transformer un naevus bénin en mélanome. Les jeunes enfants sont encore plus sensibles au soleil que les adultes car leur peau est plus fragile : le rayonnement solaire intense et les coups de soleil fréquents dans l’enfance peuvent entraîner l’apparition d’un mélanome malin à l’âge adulte. Chez les adultes comme chez les enfants, il est donc primordial de se protéger du soleil et de ne pas en abuser.
Il faut être particulièrement vigilant lorsque la peau est claire et/ou présente un grand nombre de naevus.
Un naevus soumis constamment à des frottements divers peut évoluer. Cela se produit notamment lorsqu’un grain de beauté est situé au niveau de la ceinture, du soutien-gorge ou de la plante des pieds.
Un naevus apparu récemment chez un adulte est suspect.
Les naevus sont rares chez les nourrissons. Si un bébé présente une tache pigmentée à la naissance, consultez un dermatologue qui jugera s’il faut la surveiller ou l’enlever.
Enfin, si un mélanome malin est détecté chez un parent proche, tous les membres de la famille doivent consulter un dermatologue.

Qu’est-ce qu’un naevus ”suspect” ?

Un naevus dit “suspect” peut être soit un naevus en train de se former, soit un mélanome.
Lorsque le dermatologue considère qu’un grain de beauté est suspect, il pratique une exérèse (ablation chirurgicale au bistouri). Le naevus éliminé est ensuite analysé au microscope afin de déterminer avec précision sa nature. En cas de mélanome, l’exérèse doit être la plus précoce possible pour optimiser les chances de guérison.
Si le grain de beauté n’est pas suspect au point de nécessiter l’exérèse, le dermatologue recommandera une surveillance médicale, à raison d’une fois par an ou davantage.

Comment reconnaître un naevus suspect ?

Plusieurs critères caractéristiques peuvent être plus ou moins associés.
Chez un adulte, un naevus est suspect lorsque son diamètre est supérieur à 6 mm.
L’irrégularité est un critère très important. Un naevus bénin a une forme ronde ou ovale régulière et présente une couleur uniforme. En revanche, un naevus suspect présente une forme irrégulière, échancrée ; sa surface est elle aussi irrégulière (en relief, ni parfaitement plate, ni bien arrondie, avec des différences d’épaisseur) ; enfin, sa couleur est irrégulière avec plusieurs teintes allant du blanc-rose au marron-noir.
Toute modification récente (en épaisseur, relief, contour, taille, couleur) d’un grain de beauté connu peut le rendre suspect.
De même, l’apparition de rougeurs sur le pourtour, voire même de démangeaisons, est un critère de suspicion.
En cas de doute, consultez rapidement un dermatologue qui saura juger de la bénignité ou non du grain de beauté et qui décidera de la conduite à tenir (surveillance ou exérèse chirurgicale avec analyse).

Balayez les idées reçues

L’idée qu’il ne faut pas opérer un grain de beauté est erronée et dangereuse. Au contraire, si le naevus suspect correspond à un mélanome malin, l’enlever permet de sauver la vie.
En revanche, pas d’affolement si vous écorchez accidentellement un grain de beauté : il s’agit simplement d’un bout de peau normale qui va cicatriser.

Calvitie masculine : traitez-la au plus tôt

Il peut être difficile de se résoudre à perdre ses cheveux ! Un traitement précoce est indispensable pour retarder la calvitie.

Le cycle de vie du cheveu

Comme les cellules de la peau, les cheveux se renouvellent en permanence. Nous perdons en temps ordinaire jusqu’à 200 cheveux par jour ! Au cours de son évolution physiologique, un cheveu vit, meurt et se renouvèle. Sa durée de vie moyenne est de 3 à 5 ans et il repousse une vingtaine de fois au cours de notre existence. Il est donc normal d’en retrouver un peu partout : par terre, au fond du bac de douche, ou sur la brosse à cheveux.
Mais il arrive que les cheveux tombent excessivement. A côté des pertes de cheveux occasionnelles et ponctuelles, qui peuvent concerner tout un chacun, il existe des chutes de cheveux génétiques : c’est la calvitie des hommes.

Les hasards de la génétique

La calvitie est héréditaire, donc programmée, et réservée aux hommes. Elle concerne généralement les cheveux implantés sur le sommet du crâne et sur le côté. La durée de vie du cheveu raccourcit, celui-ci se reforme plus fin, le cycle de renouvellement s’épuise… sans tenir compte de l’âge de la personne concernée ! En effet, la calvitie peut être complète à 30 ans.
Lorsqu’on a 18 ou 20, il peut s’avérer difficile de perdre ses cheveux. Dans les familles où cela est fréquent, il n’y a pas d’autre solution que de se montrer beau joueur ! Sachez néanmoins que le hasard des croisements génétique peut se révéler favorable : même si son père est chauve, un homme peut avoir hérité de la chevelure maternelle ou grand-maternelle et éviter ainsi la calvitie familiale.

Agir dès le début de la chute

Si vous avez du mal à vous résoudre à une calvitie héréditaire, n’attendez pas que les dégâts soient trop importants pour envisager un traitement… tout en sachant que celui-ci ne pourra totalement empêcher un processus génétique.
Votre dermatologue peut vous prescrire un complexe multi-vitaminique spécifique du cuir chevelu (à base de vitamines du groupe B). En redonnant force et vitalité au cheveu, elles peuvent aider à ralentir un processus néanmoins inexorable.
Si le processus est plus avancé, on envisage un traitement local (à base de Minoxidil). Il faut être motivé car ce traitement est contraignant : application quotidienne d’une lotion matin et soir, tous les jours. S’il est scrupuleusement respecté, ce traitement donne certaines résultats : il empêche les cheveux restants de tomber trop vite. En revanche, les cheveux recommencent à tomber dès l’arrêt du traitement.
Autre solution plus radicale (mais coûteuse) : les implants capillaires et la chirurgie. Elle consiste à prélever des bandes de cheveux au niveau de zones encore garnies (à l’arrière du crâne) et à les implanter là où le cheveu se fait rare. Là encore, une bonne dose de motivation s’impose. Demandez conseil à votre dermatologue.

Au quotidien

Comment traiter des cheveux qui commencent à s’éclaircir ?
Mis à part un éventuel traitement spécifique, lavez vos cheveux avec un shampooing doux.
Contrairement aux idées reçues, se laver les cheveux aussi souvent que nécessaire ne les abîme pas si l’on prende soin d’utiliser un shampooing adapté aux lavages fréquents. Et si de nombreux cheveux tombent au cours du lavage ou se retrouvent sur la serviette de toilette pendant qu’on les essuie, le shampooing en soi ne saurait en être tenu pour responsable : ces mêmes cheveux seraient tombés d’eux-mêmes au cours de la semaine.
Par ailleurs, couper les cheveux ne retarde pas leur chute. Mais perdre des cheveux courts est indéniablement moins impressionnant que lorsqu’ils sont longs : car on a tout simplement l’impression qu’il y en a moins.

Mononucléose : la ”maladie du baiser”

La mononucléose infectieuse est une maladie relativement fréquente souvent affaiblissante. L’altération de l’état général peut durer plusieurs mois selon l’âge du malade.

Qu’est-ce que c’est ?

La mononucléose infectieuse ou MNI est une infection due au virus d’Epstein-Barr, de la famille des Herpesviridae. Elle se transmet surtout par la salive (d’où son autre appellation de ”maladie du baiser”), mais aussi par la toux, les éternuements et exceptionnellement par le sang.

La mononucléose ne s’attrape qu’une fois : car, au contact du virus, l’organisme fabrique des anti-corps qui protègent ensuite contre cette maladie. Attention : ces anti-corps ne protégent pas contre les autres maladies que l’on peut attraper par la salive (hépatite B…).

La mononucléose peut atteindre des sujets de tout âge. Mais elle survient le plus souvent chez l’adolescent (sous forme de cas isolés ou de petites épidémies) ou l’adulte jeune. En revanche, elle passe généralement inaperçue pendant l’enfance. Ainsi, plus de 80 % de la population possède des anti-corps dirigés contre ce virus sans le savoir.

Quels symptômes ?

La durée d’incubation varie selon l’âge du malade : de 7 à 14 jours chez les personnes jeunes, parfois entre 30 et 50 jours chez les plus âgées.
Les symptômes les plus courants sont : fièvre, mal de gorge, gonflement des ganglions (notamment dans la région cervicale), fatigue extrême.

Le virus peut aussi entraîner des nausées, perte d’appétit, maux de tête, courbatures. Parfois encore, certaines personnes souffrent d’une hypersensibilité à la lumière, de troubles du rythme cardiaque…

Ce large éventail de symptômes ne rend pas le diagnostic facile. Celui-ci est établi grâce à un test sanguin (appelé MNI) qui recherche la présence d’anti-corps dirigés contre le virus.

Dans la majorité des cas, la mononucléose infectieuse est une infection bénigne. Cependant, à l’adolescence, les manifestations sont plus lourdes et plus longues : forte température, ganglions tuméfiés, gorge rouge et douloureuse, fatigue importante qui peut persister pendant des semaines.
Quelques rares complications peuvent survenir chez certaines personnes : le volume de la rate ou celui des ganglions lymphatiques augmentent beaucoup.

Quel traitement ?

Une consultation chez le médecin est indispensable.
Il n’existe pas de traitement antiviral spécifique de la mononucléose infectieuse. Le médecin s’attache essentiellement à soulager la fièvre et les douleurs, mais le repos au lit reste le principal remède.
Il faut boire très régulièrement (eau, jus de fruits…) pour lutter contre la déshydratation due à la fièvre et aussi soulager la gorge. Les gargarismes (1 cuillérée de sel dans une verre d’eau tiède) plusieurs fois par jour peuvent aussi vous aider.

Le plus souvent, la fièvre et l’augmentation du volume des ganglions disparaissent en 10 jours. Mais 2 ou 3 mois peuvent s’écouler avant que l’état général ne redevienne complètement normal.
En cas de complications, consultez sans tarder votre médecin. Une surinfection de l’angine nécessitera un traitement antibiotique spécifique. Une douleur brutale en haut à gauche de l’abdomen peut évoquer une éventuelle rupture de la rate, qui nécessite un traitement en urgence.

Ulcère variqueux : la prévention est primordiale

L’ulcère variqueux est une plaie persistante au niveau d’une jambe qui souffre de varices ou qui a été le siège d’une phlébite.

Qu’est-ce que c’est ?

L’ulcère variqueux est un trouble d’origine circulatoire (veineux ou artériel).
Il peut survenir à la suite d’un heurt local. Il peut encore résulter d’une ouverture spontanée de la peau devenue rouge, lisse, sèche et tendue au point de se rompre.
Ce type de lésion se localise en général sur les faces latérales du bas des jambes, juste au-dessus des chevilles.
De forme ovale, de diamètre plus ou moins extensif, la plaie a tendance à se creuser en son centre, avec un pourtour induré.

Quels symptômes ?

La plaie suinte, saigne parfois et risque de se surinfecter en l’absence de soins adaptés.
Elle s’accompagne fréquemment de sensations de douleurs et de démangeaisons locales, qui peuvent gagner toute la jambe.
Elle peut aussi être à l’origine d’un eczéma ou d’un oedème du pied.

Quel traitement local ?

Il est indispensable de consulter votre médecin ou votre phlébologue.
Des soins antiseptiques permettent de désinfecter la plaie et d’accélerer la cicatrisation. Selon la gravité de l’ulcère, le traitement pourra être réalisé à domicile par une infirmière, voire nécessiter une hospitalisation. La guérison est souvent longue et exige du repos.
Les premiers temps, un bandage compressif est généralement mis en place. Attention : celui-ci ne doit pas être trop serré pour ne pas bloquer la circulation artérielle. D’autre part, ne gardez pas de bandage compressif la nuit en position allongée.
En cas d’ulcère veineux, surélevez les jambes dès que vous vous allongez (surtout la nuit). Pendant la journée, portez une bande élastique ou des bas à varices, et ce pendant un an après cicatrisation complète de l’ulcère.
En cas d’ulcère artériel, inclinez les jambes vers le bas.
Contre d’éventuelles complications : votre médecin pourra vous prescrire un traitement antibiotique en cas d’infection, ou des corticoïdes si un eczéma apparaît.
Enfin, dans les cas les plus sévères, une excision chirurgicale de l’ulcère, et éventuellement des greffes cutanées, peuvent s’avérer nécessaires.

CONSEILS PRATIQUES

La prévention des ulcères de la jambe est primordiale. Elle passe par le traitement des varices et des maladies veineuses : port de bas à varices, sclérose des varices, suppression du tabac et de l’alcool, traitement du diabète…
L’ulcère variqueux étant une plaie ouverte, votre vaccination antitétanique doit être à jour.

Spasmophilie : quand les muscles se tétanisent

La spasmophilie correspond à un état d’hyper-excitabilité musculaire.

Qu’est-ce que c’est ?

Cet état d’hyper-excitabilité musculaire est lié à un trouble du métabolisme du magnésium et du calcium au niveau de la jonction des fibres nerveuses et des muscles : le nerf stimule la contraction des muscles qui peinent à se décontracter. Ils se ”spasment”. A l’extrême, ils se tétanisent.
Tous les muscles peuvent être victimes de contractions intempestives (aussi bien les muscles dits “striés” que ceux dits “lisses”).
Les troubles de la spasmophilie peuvent aussi apparaître quand on ne manque ni de calcium ni de magnésium : ils sont alors dûs à une mauvaise répartition de ces éléments à l’intérieur des tissus.

Quels symptômes ?

La spasmophilie pouvant toucher tous les muscles, ses manifestations sont très variées et de localisations multiples. Ainsi, l’affection peut se traduire par des crampes aux bras, aux doigts ou aux jambes, par des tremblements, des picotements, des tics au visage.
Les sensations de ”boule” à la gorge, de torsions à l’estomac ou à l’intestin, de blocages respiratoires… sont aussi très fréquentes. –Ces troubles ne manquent pas de provoquer de l’inquiétude, voire de l’angoisse et une instabilité caractérielle, autres manifestations habituelles de la spasmophilie.

Que faire ?

Rechargez l’organisme en sels minéraux, calcium et magnésium notamment. Alternez les prises : magnésium le matin et calcium le soir.
Soignez votre alimentation : elle doit être riche en vitamine D pour fixer le calcium. Privilégiez foie de poisson, jaune d’oeuf, beurre, foie de veau. Si les carences sont trop fortes, un complément médicamenteux peut être nécessaire. Consultez votre médecin.

Si vous êtes particulièrement angoissé(e), votre médecin pourra vous prescrire des sédatifs. Version naturelle, les infusions à base d’aubépine, tilleul, fleurs d’oranger et mélisse peuvent vous aider ponctuellement à vous calmer sans risque d’accoutumance.

Côté oligo-éléments : cuivre, aluminium, zinc, lithium.
En Homéopathie : Calcarea carbonica, Calcarea phosphorica ou Magnesia phosphorica 9 CH (5 granules par jour). Et Ignatia 15 CH en cas de nervosité (5 granules 1 ou 2 fois par jour). Toutefois, seule une consultation chez un spécialiste permettra de déterminer votre profil précis et de trouver le traitement le plus adapté à votre cas.

CONSEILS PRATIQUES

Adoptez une hygiène de vie saine : supprimez le tabac, les boissons alcoolisées, et les excitants (café, thé…).
Pratiquez une activité physique douce, à votre rythme, pour éliminer tout facteur de stress : exercices de relaxation, promenades au grand air avec des mouvements respiratoires amples et prolongés, yoga, stretching…