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Ophtalmo : déchiffrez votre ordonnance

Le langage des ophtalmologistes et des opticiens est extrêmement précis et particulier. Apprenez à le décoder.

Les principales abréviations des ordonnances

OD : oeil droit
OG : oeil gauche
VL : vision de loin
VP : vision de près
ADD : addition

L’acuité visuelle (ou AV)

Elle traduit la faculté de distinguer des détails très fins et s’exprime en dixième (de 0 à 15).
Une acuité de 10/10ème correspond à une vision courante permettant de distinguer une lettre de 7,3 mm à 5 m.

La dioptrie : l’unité de référence

L’ophtalmologiste et l’opticien s’expriment en dioptries. La dioptrie est l’unité de mesure qui permet de caractériser un défaut visuel, la puissance d’un verre ou encore celle d’une lentille correctrice.
Le nombre de dioptries est précédé d’un signe pour indiquer le trouble visuel.

Quelques exemples concrets

OD -2.50 : Le signe – indique une myopie et le chiffre son degré en dioptries. Cette abréviation signifie donc que l’oeil droit est myope : il voit flou de loin.
OG +1.50 : Le signe + indique une hypermétropie et le chiffre son degré en dioptries. Ici, l’oeil gauche est hypermétrope : il voit flou de près.
OD -3.00 (+0.50) 80° : L’oeil droit est myope de 3 dioptries. Entre parenthèse est indiqué le degré d’astigmatisme de l’oeil, soit 0.50 dioptries. L’astigmatisme est un trouble qui se traduit par une vision déformée : certaines parties du champ visuel sont floues. Selon les cas, il s’agit des lignes verticales, horizontales ou diagonales. 80° représente l’axe ou l’orientation de l’astigmatisme.
VP Add +2.50 : Une correction supplémentaire de 2,50 dioptries est nécessaire en vision de près, ce qui indique une presbytie. Ce trouble, qui apparaît et s’accentue avec l’âge, correspond à l’incapacité de voir nettement des objets proches.

Découvrez toutes les informations sur la fièvre: une alarme incendie dans notre corps.

La fièvre est un symptôme fréquent. Elle est généralement provoquée par une infection et indique que l’organisme réagit à l’agression d’un virus ou d’une bactérie.

Qu’est-ce que c’est ?

La fièvre est une augmentation anormale de la température corporelle.
La température normale du corps varie entre 35,5° C et 37,5° C.Elle varie selon chacun de nous.
La température normale dépend de nombreux facteurs : du moment de la journée, de l’activité, de la digestion, des hormones sécrétées dans l’organisme etc. Ainsi, chez la femme, elle varie en fonction du cycle menstruel.
La fièvre débute à 37,8° C. Elle est généralement provoquée par une infection.

Qu’est-ce que ça signifie ?
La fièvre est une réponse naturelle de défense de notre organisme.

C’est ainsi qu’il réagit à la pénétration d’un agent infectieux, et en gêne la prolifération. La fièvre déclenche également les réactions immunitaires de défense par l’intermédiaire des globules blancs.
Les médicaments qui font baisser la fièvre s’appellent les antipyrétiques.
Quelles sont les causes ?

Elles sont très nombreuses et impossibles à citer toutes. La fièvre peut être le signe d’une maladie bénigne ou au contraire très grave. Dans l’immense majorité des cas, la fièvre est en rapport avec une maladie infectieuse, qu’elle soit due à des virus, des bactéries ou des parasites. En particulier,

– chez plus jeunes, il peut s’agir de maladies infantiles (rougeole , varicelle, oreillons…)

– chez les personnes âgées, les maladies infectieuses banales dans d’autres tranches d’age, comme la grippe , sont dangereuses et entraînent de la fièvre.

Est-ce grave ?

Oui. Quand elle dépasse des chiffres trop élevés (au-dessus de 39,5 °C), la fièvre peut entraîner des convulsions chez les jeunes enfants, une déshydratation chez les nourrissons et les vieillards, des troubles de la conscience.

La fièvre est avant tout un symptôme et une alarme. Il faut absolument en rechercher la cause. Plus que la fièvre elle-même, c’est la maladie causale qui peut être grave. A l’inverse, certaines maladies graves donnent peu ou pas de fièvre.

C’est pourquoi toute fièvre même modérée, si elle se prolonge, doit amener à une consultation chez un bon médecin généraliste  qui seul sera en mesure de rechercher les autres signes d’une maladie particulière.

Que faire
Il faut impérativement consulter un médecin devant toute fièvre chez un enfant surtout s’il a moins de 3 mois.

Ne jamais laisser traîner une fièvre inexpliquée chez l’adulte, surtout si vous revenez d’un pays exotique.

Ne jamais utiliser d’antibiotiques, sans prescription médicale. Mais devant une fièvre brutale associée à un état fébrile, on peut prendre des médicaments contre la fièvre à base d’aspirine ou de paracétamol, en respectant bien la posologie, et en attendant de consulter un médecin.

Questions

Qu’est-ce qu’une crise de convulsion ?
Une brusque montée de la température du corps peut entraîner une crise de convulsion. Chez l’enfant de moins de 4 ans en particulier, la fièvre peut très vite atteindre 40 °C. Une crise de convulsion dure quelques minutes. Elle se manifeste par un tremblement des membres, un teint pâle et une perte de connaissance. Pour éviter ces crises, il faut faire baisser la fièvre. Chez l’enfant, un bain à une température inférieure de 2 °C à celle du corps, pendant 10 minutes est un moyen rapide et efficace.

Migraine : Quels traitements ?

Que faire lors d’une crise, avant de prendre un médicament ?

Des gestes simples peuvent aider à atténuer la douleur en attendant que le médicament utilisé soit efficace : appliquer une compresse froide sur le front, presser la tempe du côté douloureux par exemple. Un café bien fort (de préférence un « robusta ») est également très utile : sa caféine « resserre » les vaisseaux sanguins dilatés par la crise. De plus, elle augmente l’absorption de certains anti-migraineux. Mais la plupart du temps, le migraineux préfère se mettre au lit, dans le calme et l’obscurité.

Quels sont les médicaments de la crise de migraine ?

Nous disposons aujourd’hui de produits extrêmement efficaces, qui apaisent la très grande majorité des crises. C’est un message essentiel. Pourtant, près de la moitié des migraineux n’ont jamais consulté et 82% ne sont pas suivis ! Et seuls 20% des traitements pris d’emblée lors d’une crise ont été prescrits par un médecin… C’est dire le manque d’information sur ce sujet.
Il existe de très nombreux médicaments de la crise de migraine. Il y a tout d’abord les médicaments non spécifiques de la migraine (que l’on peut également prendre pour combattre d’autres douleurs) : les antalgiques (au premier rang desquels le paracétamol qui n’a pourtant jamais été évalué dans cette indication) et les anti-inflammatoires non-stéroïdiens. Non spécifiques de la crise, ils sont d’autant plus actifs qu’on les prend au tout début de la crise. Selon l’étude FRAMIG, réalisée en 2000 sur plus de 4 000 personnes, 90% des médicaments pris par des migraineux pour calmer leur crise appartiennent à cette catégorie.

Quels sont les médicaments spécifiques de la crise ?

Lorsque les médicaments symptomatiques ne suffisent pas ou d’emblée chez certains patients, on passe effectivement aux médicaments spécifiques de la migraine. Il s’agit tout d’abord des dérivés de l’ergot de seigle, qui peuvent être pris par voie orale, nasale, en suppositoire ou en injection.
Plus récents, les triptans constituent un grand progrès dans la prise en charge de la crise. Il en existe plusieurs : sumatriptan, zolmitriptan, naratriptan… D’autres sont en développement. Contrairement aux médicaments non spécifiques, ils sont efficaces quel que soit le moment auquel on les prend. Ils existent en comprimés, en injections, en spray nasal ou, depuis peu, en « lyophilisat » : le comprimé fond sous la langue, le produit actif est ainsi libéré de façon très rapide. Il faut savoir que ces triptans sont contre-indiqués chez les patients qui présentent certaines maladies cardiovasculaires (infarctus, angine de poitrine, hypertension mal équilibrée).

Un traitement préventif est-il nécessaire ?

Lorsque les crises se renouvellent trop souvent (plus de quatre par mois environ) ou que les médicaments de crise ne sont pas assez efficaces, le médecin peut effectivement être amené à proposer un traitement de fond. Celui-ci vise à diminuer la fréquence et l’intensité des migraines. On peut utiliser plusieurs types de médicaments. Les dérivés de l’ergot de seigle sont des classiques, bien que leur efficacité n’ait pas été clairement montrée. On peut utiliser également certains bêta-bloquants, les antisérotoninergiques : oxétorone, pizotifène, méthersergide ou encore d’autres molécules comme la flunarizine, l’indoramine, l’amitryptiline…

Quelle est l’origine de la crise de migraine ?

Qu’est-ce que la migraine ?

Pour la plupart d’entre nous, la migraine correspond à un mal de tête. Certes, mais il est très particulier. Les médecins n’évoquent en effet ce diagnostic que lorsqu’au moins deux critères parmi les suivants (ils ont été établis par la Société Internationale des Céphalées) se trouvent réunis :
– le mal de tête survient par crises qui durent de 4 à 72 heures ,
– il ne touche qu’un seul côté de la tête ,
– bat au rythme du coeur,
– s’aggrave lors d’un effort physique,
– est suffisamment sévère pour constituer une gêne dans la vie quotidienne . De plus, la crise s’accompagne de nausées et/ou de vomissements et/ou d’une sensibilité accrue à la lumière et au bruit . Enfin, le médecin ne constate aucun signe anormal lors de l’examen clinique.

Quelle est l’origine de la crise de migraine ?

La migraine est comparable à un « orage » qui naît dans le tronc cérébral et met en jeu le nerf trijumeau, qui innerve le visage. La stimulation de ce nerf lors de la crise migraineuse déclenche la libération de substances chimiques qui vont provoquer une dilatation et une inflammation de la paroi des vaisseaux méningés. Cela génère un message douloureux véhiculé par le trijumeau vers le système nerveux central.

Certains facteurs favorisent-ils les crises ?

La plupart des migraineux ont identifié un ou plusieurs facteurs susceptibles de favoriser la survenue d’une crise de migraine mais attention : ils n’en représentent pas la cause. Tel facteur qui déclenche une crise chez l’un sera sans effet chez l’autre. Pire : il peut changer d’une crise à l’autre. Voici les principaux :
– Certains aliments : alcool (vin blanc…), chocolat, fromages (notamment les fromages bleus de type roquefort) ;
La fatigue et le manque de sommeil ;
Le stress, le surmenage, l’énervement, les modifications du rythme de vie ;
– Le rôle des hormones est indéniable chez les femmes. 10 à 20% des migraineuses voient débuter leurs crises à la puberté, d’autres en souffrent pendant les cycles menstruels (environ 5 à 10% uniquement pendant les règles). Les crises sont moins fréquentes pendant la grossesse, elles s’atténuent chez certaines à la ménopause.

La migraine est-elle héréditaire ?

Les médecins ont constaté depuis longtemps que la migraine était plus fréquente dans certaines familles. Selon les études, la fréquence de ces formes « familiales » varie entre 34 et 90% ! Des travaux récents accréditent cette hypothèse : il existe effectivement une susceptibilité génétique à la migraine, mais les gènes en cause n’ont pas encore été mis en évidence, sauf toutefois dans une forme rare de migraine : la migraine hémiplégique familiale. Des gènes ont été identifiés, l’un d’eux se trouve sur le chromosome 19, un autre sur le chromosome 1, d’autres restent à découvrir et on ignore encore si ces gènes sont également impliqués dans la migraine commune.
A terme, ces recherches devraient permettre de mieux comprendre les mécanismes de la maladie et partant de là, de mieux traiter les crises.

Prévention du mal de dos – les bons gestes au quotidien

Garder le dos bien droit

Dans toutes les positions, il faut toujours penser à garder son équilibre postural, c’est-à-dire à respecter les trois courbures naturelles de la colonne vertébrale : cervicale, dorsale et lombaire. L’équilibre postural, c’est finalement de garder son dos bien droit en toutes circonstances. Ni courbé, ni cassé, ni tordu.

Comment se tenir debout sans malmener son dos?

La tête, les épaules, et les hanches sont bien alignées. Ecarter un peu les jambes et ouvrir légèrement les pieds vers l’extérieur. Répartir le poids du corps sur les deux jambes. En cas de station debout prolongée, éviter les talons trop hauts, reposer un pied puis l’autre sur un petit tabouret. Profiter de cette bonne position pour rentrer le ventre, serrer les fesses et en prime, vos abdos seront musclés sans peine.

Comment s’asseoir ?

Ne pas s’avachir et choisir de préférence un siège avec un dossier droit. Le bassin doit être bien calé au fond du siège. Si vous devez rester assis pendant une longue période, le plan de travail doit être situé au niveau de vos coudes. Le siège doit être réglable en hauteur et posséder un soutien lombaire. Les genoux doivent être à la même hauteur que les hanches. Pour vous relever, prenez appui avec vos mains sur les accoudoirs du siège ou sur vos genoux.

Comment se baisser et se relever ?

Plier les genoux et descendez doucement en gardant le dos bien droit, cela est impératif. Pour se relever, vous pouvez si besoin est mettre un genou à terre et prendre appui, de la main, sur l’autre genou.

Comment se coucher ?

S’asseoir doucement au bord du lit avant de s’y allonger ! Choisir un sommier rigide (à lattes de préférence), un matelas ferme mais pas dur, et un oreiller qui épouse la courbure cervicale. Eviter de dormir sur le ventre, surtout si vous utilisez un oreiller : vos cervicales et vos lombaires n’apprécieraient pas ! Si vous dormez sur le dos, placer un oreiller ou une serviette roulée sous vos genoux. Si vous dormez sur le côté, plier légèrement les jambes. La position dite ” en chien de fusil ” détend le dos.

Comment effectuer une rotation ?

En vous bougeant ! Absolument interdit de se tourner en utilisant son dos, hanches immobiles et pieds collés au sol. Il faut vous servir de vos pieds et les plaçer dans la direction vers laquelle vous voulez vous tourner et… le reste suit. Assise à un bureau, pour saisir un dossier, ne vous contorsionnez pas ! Soit vous vous levez, soit vous utilisez une chaise pivotante à roulettes.

Qu’est-ce que le sang et quels sont ses rôles?

Qu’est ce que le sang ?

Le sang représente un tiers du poids total du corps humain. Il est composé d’un élément liquide, le plasma (55 % de son volume) et de cellules diverses. Le plasma contient des protéines dont les immunoglobulines, l’albumine et les facteurs de coagulation. On distingue trois types de cellules du sang : les globules rouges, les globules blancs et les plaquettes.

Quels rôles jouent les différentes cellules du sang ?

– Les globules rouges assurent le transport de l’oxygène des poumons aux tissus et se chargent en gaz carbonique qui est ensuite éliminé par les voies respiratoires.

– Les globules blancs défendent l’organisme contre les agressions des microbes (bactéries, virus et champignons microscopiques).

– Les plaquettes arrêtent les hémorragies en colmatant les lésions des vaisseaux.

Qu’est-ce que le groupe sanguin ?

Les globules rouges possèdent à leur surface les principaux marqueurs du groupe sanguin. Les groupes sanguins sont particuliers à chaque individu, à l’image d’une photo d’identité ou d’une empreinte digitale. En fonction des marqueurs présents, le sujet appartient à un groupe spécifique, défini selon différents systèmes dont les plus connus sont les systèmes A-B-O et Rhésus.

Pourquoi déterminer le groupe sanguin ?

Il est nécessaire de déterminer les groupes sanguins du donneur et du receveur car on ne peut pas mélanger tous les sangs entre eux. Par exemple, le groupe O est dit “donneur universel” car le sang O peut être théoriquement donné à tous les autres groupes sanguins. En revanche, les personnes du groupe O ne peuvent recevoir que du sang du groupe O. Les personnes appartenant au groupe A peuvent recevoir du sang O ou A. Les personnes appartenant au groupe B peuvent recevoir du sang O ou B. Les personnes appartenant au groupe AB peuvent recevoir du sang A, B, O ou AB. Ce sont les “receveurs universels”. Dans la population française, la fréquence des groupes est la suivante :

O A B AB
Rhésus + 36 % 37 % 9 % 3 %
Rhésus – 6 % 7 % 1 % 1 %

Quels sont les différents types de dons de sang ?

Le don le plus courant est celui de sang total. Il consiste à recueillir le sang directement depuis la veine du donneur jusqu’à une poche de conservation. Parfois, on ne prélève que certains éléments du sang : plasma, plaquettes ou leucocytes (globules blancs). Il s’agit d’un don en “aphérèse”. Dans ce cas, des appareils automatisés ne recueillent que le composant du sang souhaité.

Que prépare-t-on à partir d’un don de sang ?

Deux types de produits sont préparés à partir d’un don de sang : les produits sanguins “labiles” et les produits sanguins stables. Les premiers sont utilisés pour la transfusion sanguine sous la forme de concentrés de globules rouges, de plaquettes ou de plasmas frais congelés. Les seconds sont des “médicaments dérivés du sang”. Ils ne rentrent pas dans le cadre des produits délivrés au cours d’une transfusion sanguine.

La transfusion sanguine : comment ça marche

En quoi consiste une transfusion de sang ?

Une transfusion sanguine consiste à apporter au malade soit du sang total, soit uniquement le constituant dont il a besoin (plaquettes, globules rouges, plasma, par exemple). En faisant tout pour prévenir la transmission d’une maladie infectieuse et l’accident lié à une incompatibilité.

Quand a-t-on besoin d’être transfusé ?

On pratique une transfusion dans différentes situations : au cours d’une intervention chirurgicale, par exemple, pour compenser des pertes de sang ; en réanimation lors de certaines hémorragies ou état de choc ; en cas de brûlures étendues ou d’anémies graves.

Peut-on se faire transfuser son propre sang ?

Oui, cette méthode s’appelle la “transfusion autologue”. Il en existe différentes modalités, toutes les équipes n’y recourent pas.

– La transfusion autologue programmée : la personne reçoit son propre sang prélevé quelques semaines avant l’intervention. Cette technique peut être réalisée chez tout adulte ou enfant de plus de 10 kg. Elle a l’avantage d’éviter tout risque infectieux ou immunologique, mais elle ne peut être faite que dans certaines conditions. Elle implique notamment que l’opération soit prévue à l’avance (délai de 3 à 6 semaines) car on prélève le sang en plusieurs fois. Elle ne peut donc pas s’appliquer en cas d’urgence. En pratique, on recourt à cette technique pour la chirurgie orthopédique (genou, hanche, rachis), ou pour une chirurgie cardiaque majeure.
– La transfusion autologue par récupération peropératoire : surtout utilisée en chirurgie cardiaque et vasculaire, cette technique consiste à prélever le sang puis à le transfuser pendant l’intervention. Cette forme de transfusion est d’autant plus justifiée que l’intervention chirurgicale est hémorragique et qu’une tranfusion autologue programmée est impossible ou ne suffit pas.
– La transfusion autologue par récupération postopératoire : cette technique consiste à recueillir du sang pendant l’intervention puis à le transfuser lorsqu’elle est terminée. Elle peut être utilisée dans la chirurgie du genou, par exemple. Sa pratique est plus controversée pour la mise en place des prothèses de hanche. Les volumes transfusés ne doivent pas excéder 1 000 ml.

Comment vérifier la compatibilité entre les sangs du donneur et du receveur ?

On s’assure tout d’abord à deux reprises que les groupes sanguins sont identiques. Le dernier test consiste à mettre un peu de sang du receveur en présence du sang du donneur. Les sangs ne sont, a priori, pas compatibles lorsque l’on observe une réaction de coagulation dans la goutte de sang testé.

Des examens de contrôle sont-ils réalisés après la transfusion ?

Par précaution, on conseille au receveur de vérifier sa sérologie vis-à-vis de l’hépatite B, C et du sida, trois mois après avoir reçu une transfusion sanguine.

Les conseils du docteur pour préserver son dos

On dit que pour ne pas avoir mal au dos, il faut se muscler les abdominaux. Est-ce vrai?
On a coutume de dire que lorsqu’on a des abdominaux solides, on les contracte lors d’un effort : cela représente un appui pour la colonne. Il est certain que globalement, mieux vaut être musclé, la femme doit y faire très attention après une grossesse. Cela dit, aujourd’hui, on insiste beaucoup plus sur la musculature du dos. Ces muscles sont tout de même les plus importants.

Quels sports peut-on pratiquer quand on souffre du dos ?
Tout d’abord, il vaut mieux ne pas en pratiquer d’activités physiques lorsqu’on a mal, que la douleur est aiguë. Mais, l’exercice physique est recommandé pour des douleurs chroniques et là, on peut dire que tous les sports (hormis peut-être le tennis) sont bénéfiques. La natation, la musculation, la marche sont excellentes.

On dit que la chaleur améliore les douleurs dorsales et que a contrario, l’humidité les favorise.
C’est une constatation commune. Beaucoup de personnes se plaignent de souffrir davantage par temps humide. Est-ce psychologique? Et quel est le mode d’action de ces variations du temps? On ne le sait pas bien. Les muscle douloureux en tous cas aiment bien le chaud. La chaleur traite la contracture et donc la douleur musculaire. Le froid par contre est un traitement de l’oedème qui suit un traumatisme. Il y a une action physique mais cela n’est pas durable.

Que pensez-vous du port d’une ceinture de maintien ou d’une minerve en automédication ?
Porter une ceinture est une bonne prévention et s’avère très bénéfique quand on fait du gros bricolage, du jardinage, si vous devez porter des poids (petits-enfants, caisses etc). Quant à la minerve, plus exactement le collier cervical en mousse, il vaut mieux la réserver à des problèmes aigus : cervicalgies, torticolis. Il ne faut pas la porter de façon continue. Elle ne constitue pas un moyen de prévention. En effet, si le bas du dos a besoin d’être rigidifié, le cou, lui, a besoin d’être mobile.

Mal de dos : L’importance d’un diagnostic précis

Nombre de d’affections du dos peu graves mais douloureuses nous empoisonnent l’existence. Pourtant, nous avons tendance à ” faire avec ” … Les femmes en sont les premières victimes. Pourquoi ? Peut-on y remédier ? Que faire ?

Maux de dos… pourquoi les femmes plus que les hommes ?
Différents facteurs entrent en ligne de compte, ils interviennent à parts égales. Il faut d’abord savoir que les muscles des femmes sont plus fins et plus faibles que ceux des hommes. Quant à la tête, elle pèse à peu près le même poids. Une femme qui reste la tête penchée en avant devant un écran pendant plusieurs heures aura donc les muscles plus fatigués que ceux d’un homme. C’est une première cause de douleurs. Deuxième facteur, la plus grande souplesse de la femme : l’hypermobilité de ses articulations créé un risque de surmenage et donc encore une fois, de problèmes de dos et de douleurs.

Enfin, les femmes semblent plus sensibles au stress. Celui-ci peut être à l’origine de contractures et de tensions musculaires. Le stress -qui est notoirement un facteur aggravant de la douleur-, peut même, lorsqu’il s’accompagne de surmenage, être le seul responsable des douleurs. A ces différents facteurs, il faut ajouter toutes les situations spécifiques aux femmes : la grossesse d’abord puis tous les soins donnés aux bébés et aux jeunes enfants, la double journée avec travail et tâches ménagères, la ménopause ensuite avec ses variations hormonales et sa déminéralisation osseuse

Quelles sont les zones du dos où les femmes sont le plus atteintes ?
Sans aucun doute le cou et tout le haut du dos. A elles donc les cervicalgies, les maux de tête dont beaucoup viennent de la colonne cervicale, les névralgies cervico-brachiales qui partent du cou et qui diffusent dans les bras sans oublier les dorsalgies (douleur entre les omoplates). Les douleurs lombaires sont mieux partagées entre les sexes.

Le mal de dos est-il héréditaire ?
Il serait je crois plus simple de se demander si l’absence de mal de dos est héréditaire ! Ce qui est sûr, c’est que l’état anatomique de la colonne est héréditaire. Les dégénérescences discales, la scoliose (qui touche 9 femmes pour un homme), les colonnes très arthrosiques ou non, ont des connotations génétiques très fortes. Le mal de dos n’en est que la traduction clinique éventuelle. Car on n’est pas obligé d’avoir mal comme son père ou sa mère.

L’excès de poids favorise-t-il le mal de dos ?
Absolument pas… Où se loge en effet le surpoids si ce n’est pour l’essentiel sur le ventre, les fesses et les cuisses ? Or cette charge est supportée non par la colonne mais par le bassin… Autant donc le surpoids est mauvais pour les genoux, les hanches et favorise alors des maladies bien spécifiques et parfois invalidantes (arthrose de la hanche ou du genou), autant il ne change rien pour le dos.
Par contre, avoir des seins beaucoup trop gros, trop lourds entraîne des contractures permanentes des muscles cervicaux et dorsaux, d’où la survenue de douleurs dites de tension.

A qui doit-on s’adresser quand on a mal au dos ?
Il faut avant tout voir son généraliste. Lorsque la situation se complique, que la douleur devient chronique, se répète -cela est souvent le cas chez la femme-, mieux vaut alors s’adresser à un spécialiste. En France, deux spécialités prennent en charge le mal de dos: la rhumatologie (spécialisée dans les os et les articulations) et la médecine physique que l’on appelait autrefois la rééducation fonctionnelle. Cette dernière s’est beaucoup développée il y a six ou sept ans grâce à la traumatologie du sport. Autre possibilité : s’adresser à un médecin ostéopathe. Il possède une compétence en médecine manuelle ostéopathique. Ce praticien, qu’il soit rhumatologue, médecin de médicine physique ou généraliste a fait des études supplémentaires pour apprendre les traitements par manipulation vertébrale. Il a aussi reçu une formation spécifique pour prendre en charge les problèmes de dos. Ces manipulations ont aujourd’hui apporté la preuve de leur efficacité dans certains cas. Elles agissent sur la douleur, la mobilité…

Les femmes se plaignent souvent de maux de dos chroniques. Du coup, elles ont tendance à se bourrer d’antalgiques, d’anti-inflammatoires… Quels conseils leur donner ?

D’aller consulter ! Avoir mal n’est plus aujourd’hui une fatalité. Attendre et se bourrer de médicaments ne sert à rien. Car ces maux si gênants dans la vie quotidienne et qui peuvent même conduire à une vraie déprime reviennent immanquablement si on n’a pas posé le bon diagnostic et traité la cause. Certaines causes sont évidentes (l’atteinte du nerf sciatique, la hernie discale par exemple), d’autres le sont moins. Et il est souvent difficile de les déterminer avec précision. D’où l’intérêt de consulter une personne spécialisée. L’interrogatoire fouillé du patient peut formidablement aider le praticien : certaines douleurs peuvent se déclencher plusieurs jours après un faux mouvement par exemple ou survenir chez une personne déprimée. Ensuite, l’examen clinique minutieux du dos est essentiel. Selon les cas, le médecin pourra demander des examens complémentaires : radios, scanner, IRM …
A chaque mal de dos bien défini correspondra un traitement. Celui-ci pourra comporter des médicaments mais aussi des traitements non médicamenteux comme les manipulations, la rééducation et l’apprentissage des bons gestes, le port du corset dans certains cas. Il y a la chirurgie aussi (réservée pour 90% aux hernies discales). N’oublions pas les infiltrations, qui ont hélas mauvaise presse ! On croit que la cortisone n’est pas bonne. Mais administrée localement une seule fois, elle ne fait pas courir de risque particulier. Elle soulage très rapidement certaines douleurs liées à des lésions vertébrales enflammées.

Les sept questions les plus fréquentes sur la grippe

Comment puis-je être sûr d’avoir attrapé la grippe ?
Il est très difficile de savoir si les signes de grippe que vous présentez sont effectivement liés à la grippe car plusieurs virus peuvent causer des maladies analogues, bien que souvent plus bénignes et sans risque de complication. Seul votre médecin, avec l’aide des informations transmises par les réseaux de surveillance pourra confirmer le diagnostic, et encore, sans certitude à 100 % !

Quelle est la différence entre le rhume et la grippe ?
Le rhume et la grippe sont deux maladies distinctes. Elles ne sont pas dues aux mêmes virus et si les symptômes se ressemblent, ils sont souvent plus intenses dans la grippe. Au cours d’une grippe, on présente une fièvre intense, des courbatures, des douleurs et un risque de complications graves. Au cours d’un rhume, domine un écoulement du nez, un mouchage avec pas ou peu de fièvre et aucune complication.

J’ai attrapé froid : est-ce la grippe ?
Non, il n’y a pas de lien direct entre “attraper froid” et “attraper la grippe”, mais cette croyance est tenace. Il est vrai que la grippe est une maladie saisonnière, plus spécifiquement hivernale, période à laquelle on “attrape froid” plus facilement. Pour autant, l’influence du froid sur l’apparition de la grippe ne s’exclue pas, mais les médecins ne savent pas encore l’expliquer.

Les enfants peuvent-ils aussi être grippés ?
Bien sûr, la grippe touche aussi très largement la population : au cours d’une épidémie, elle atteint parmi dix personnes, deux enfants, sept adultes et un sujet âgé.

Pourquoi une infection comme la grippe, confinée aux bronches, entraîne-t-elle des symptômes généraux, de la fièvre, des douleurs, de la fatigue ?
Le virus de la grippe diffuse en premier lieu dans les cellules des voies respiratoires dans lesquelles il se multiplie. Cette multiplication du virus entraîne une réaction inflammatoire locale et générale, ce qui se traduit par des symptômes “généraux” comme la fièvre, la fatigue, les douleurs musculaires, les maux de têtes…

Je suis grippée et j’ai de la fièvre, faut-il prendre des antibiotiques ?
Non, la fièvre est un des signes de la grippe. Il est donc nécessaire dans un premier temps, de traiter la grippe en elle-même, à l’origine de cette fièvre. Mais les antibiotiques n’ont aucune action sur les virus. Aussi le médecin ne les prescrit-il qu’en cas de “surinfection” (une infection bactérienne qui complique l’infection virale).

Je suis vacciné, mais j’ai quand même l’impression d’avoir la grippe, comment est-ce possible ?
Pendant une épidémie de grippe, de très nombreux autres virus circulent et peuvent entraîner des symptômes qui ressemblent à ceux de cette maladie. Le vaccin ne protège pas contre eux. Il faut toutefois savoir que, malgré la vaccination, dans 20 à 30 % des cas, vous pouvez contracter une authentique grippe.