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Saignement de nez, que faire ?

Un choc un peu violent sur le nez peut déclencher un saignement. Parfois même, il suffit de se moucher trop fort ou de simplement éternuer.

Quelles causes ?
L’intérieur des cloisons nasales est tapissé d’une muqueuse très riche en fins petits vaisseaux artériels. Aussi, un choc un peu violent sur le nez peut-il déclencher un saignement.
Certaines personnes sont particulièrement sensibles. Parfois, il leur suffit de se moucher trop fort ou de simplement éternuer.

Quels symptômes ?
Selon l’importance du choc, l’écoulement de sang peut être d’emblée très abondant ou sous forme de goutte à goutte.
De nombreuses épistaxis surviennent sans nulle notion traumatique préalable. Ils signent un état pathologique d’ordre général et non pas seulement local, et constituent de véritables signaux d’alarme. Il peut s’agir d’une poussée hypertensive, d’une maladie de la coagulation sanguine, d’une fragilité capillaire, d’une grave maladie du foie. Un bilan médical s’impose.

Que faire ?
Ne penchez pas la tête en arrière mais en avant.
Comprimez fortement contre la cloison nasale la narine qui saigne, à l’aide d’un ou deux doigts.
Si possible, réalisez un méchage local, à l’aide d’un coton stérile, ou mieux, d’une ouate spéciale à base d’alginate de calcium (disponible en pharmacie dans des petits sachets). Introduisez le coton ou la ouate avec beaucoup de délicatesse, sans forcer et jusqu’à combler toute la cavité narinaire.
Pour accélérer l’arrêt du saignement, vous pouvez appliquer localement dans la narine une pommade à base de tanin ou d’hamamélis. Ou introduire de petites compresses imbibées d’eau oxygénée, de solutions de pectine ou d’alginate de calcium. De la thrombase, en poudre, peut être également pulvérisée en poudre.
En homéopathie : China 4 CH (2 granules tous les 1/4 d’heure). Si le saignement survient à la suite d’un coup, prenez aussi Arnica 9 CH (5 granules, 1 ou 2 prises).

Les causes et symptômes de la maladie de Ménière

Le vertige de Ménière associe vertige et gêne auditive. Il est dû à l’augmentation de la pression du liquide situé dans le labyrinthe de l’oreille interne.

Qu’est-ce que c’est ?
L’oreille interne est à la fois le siège de l’équilibre et celui de l’audition. Toute perturbation – circulatoire ou lésionnelle – au niveau de cet organe risque d’associer des phénomènes indésirables, relevant de deux sphères sensorielles distinctes.
Le vertige de Ménière associe vertige et gêne auditive. Il est dû à l’augmentation de la pression du liquide situé dans le labyrinthe de l’oreille interne.
Dans la majorité des cas, cette affection demeure bénigne et à prédominance féminine, surtout après 40 ans.

Quels symptômes ?
Les vertiges de durée variable (de quelques minutes à plusieurs heures) sont accompagnés de bourdonnements ou de sifflements d’oreille – ou acouphène -. Ces derniers concernent généralement une oreille, moins souvent les deux.
Ces symptômes peuvent s’accompagner de nausées et de vomissements.
Les signes surviennent par crises périodiques, plus ou moins espacées. La durée entre les crises est très variable : de quelques heures à plusieurs années.
Dans les cas graves et chroniques, les bourdonnements bilatéraux peuvent provoquer une baisse progressive de l’audition avec altération des sons graves.

Que faire ?
Au moment de la crise : allongez-vous, les yeux clos, si possible dans l’obscurité pour diminuer les symptômes. Et consultez rapidement un spécialiste des oreilles pour audiogramme. Au besoin, le médecin réalisera des examens plus approfondis (épreuve labyrinthique, tomographie…).
Votre médecin pourra vous prescrire des médicaments contre les vertiges et les vomissements, ainsi que des diurétiques pour diminuer la pression dans l’oreille interne.
En homéopathie : Chininum Sulfuricum 5 CH (contre les acouphènes et les bourdonnements d’oreille).
En oligothérapie : Manganèse-Cobalt.
En phytothérapie : tisanes de Mélisse et Calament.
Dans les cas importants, lorsque les traitements classiques ont échoué, on peut avoir recours à la chirurgie pour diminuer la pression du liquide de l’oreille.

ONSEILS PRATIQUES
Sur le plan diététique, réduisez l’usage du sel et la consommation d’aliments salés pour limiter la pression dans l’oreille interne. Evitez éventuellement le café, les boissons alcoolisées et le tabac.
La crainte d’une crise de vertige peut créer un véritable état obsessionnel, ce qui favorise la persistance du mal : un traitement sédatif peut alors être nécessaire.
Enfin, certains médicaments, comme la quinine, peuvent être générateurs de vertiges de Ménière.

facteurs favorisant la fracture du col du fémur

Fréquente chez les personnes âgées et fragiles, la fracture du col du fémur nécessite une chirurgie relativement lourde, dont les suites opératoires ne sont pas dénuées de risque.

La menace de l’ostéoporose

L’ostéoporose se caractérise par une augmentation de la fragilité osseuse qui peut être à l’origine de fractures. Elle concerne tout particulièrement les femmes à partir de la ménopause.
Or, les conséquences de l’ostéoporose sont ” lourdes ” : des tassements vertébraux, souvent très douloureux, surviennent chez les femmes dès 60 ans. Elle est aussi fréquemment responsable de fractures, souvent plus tardives. La fracture du col du fémur est une des fractures redoutées avec l’avancée en âge.
D’autres facteurs que le vieillissement entrent en jeu dans l’apparition des fractures du col du fémur : une mauvaise alimentation, la prise de médicaments, la sédentarité, l’alcool, le tabac, le manque de soleil… Ce dernier joue un rôle non négligeable dans le métabolisme du calcium et des os.

Les risques liés à la fracture

A partir de 75 ans, le risque de fracture du col du fémur augmente considérablement. Le plus souvent, c’est une chute qui provoque la fracture. L’inverse se produit plus rarement : lorsque la fracture du col du fémur est à l’origine de la chute, on parle de fracture spontanée.
Malgré les progrès de la chirurgie, la fracture du col du fémur reste grave. En effet, celle-ci nécessite une intervention en urgence et entraîne parfois une immobilisation prolongée et des complications importantes chez les personnes les plus fragiles : l’autonomie du malade peut être considérablement réduite. Des séances de rééducation sont très fortement conseillées même si la récupération paraît difficile.
Les techniques actuelles visent à permettre aux personnes opérées de la hanche de retrouver aussi rapidement que possible leur mobilité et leur indépendance.

Quelques chiffres

Les fractures du col du fémur augmentent avec l’âge. En France, on en dénombre environ 50 000 par an. Du fait du vieillissement de la population, on estime que ce chiffre sera multiplié par 3 en 2050.
La fracture du col du fémur est deux fois plus fréquente chez la femme, surtout après 80 ans. Chez l’homme, l’âge moyen des fractures est de 73 ans.
La fracture du col du fémur est redoutée car elle touche les personnes âgées et oblige à la chirurgie. Elle peut laisser douleurs et handicap fonctionnel, voire perte complète d’autonomie, et entraîne parfois des décès (15 à 20 % chez les personnes très âgées).

Soignez votre hygiène de vie

L’exercice physique reste bénéfique quel que soit l’âge : lorsqu’on vieillit, une bonne activité physique et musculaire maintient l’intégrité du squelette et limite le risque de chute.
Autant que possible, aménagez votre intérieur en fonction de votre mobilité.
L’alimentation doit être équilibrée et variée. Après 75 ans, les apports nutritionnels en calcium doivent permettre de maintenir un bon capital osseux : le lait et les produits laitiers constituent la source essentielle de calcium alimentaire. Pour les personnes qui tolèrent mal ces produits, certaines eaux minérales riches en calcium (jusqu’à 600 mg/l) peuvent constituer une réelle alternative. Au besoin, votre médecin peut vous prescrire un apport de calcium sous forme médicamenteuse. Votre alimentation doit également être suffisamment riche en protéines et en vitamine D (dans les poissons gras).

Surveillez votre poids : il détermine la densité osseuse et le risque de fracture. Maigreur et surpoids peuvent tous deux favoriser les fractures du col du fémur.
Le tabac favorise l’ostéoporose. Si vous ne l’avez pas déjà fait, il est encore temps d’arrêter !

Ophtalmo : déchiffrez votre ordonnance

Le langage des ophtalmologistes et des opticiens est extrêmement précis et particulier. Apprenez à le décoder.

Les principales abréviations des ordonnances

OD : oeil droit
OG : oeil gauche
VL : vision de loin
VP : vision de près
ADD : addition

L’acuité visuelle (ou AV)

Elle traduit la faculté de distinguer des détails très fins et s’exprime en dixième (de 0 à 15).
Une acuité de 10/10ème correspond à une vision courante permettant de distinguer une lettre de 7,3 mm à 5 m.

La dioptrie : l’unité de référence

L’ophtalmologiste et l’opticien s’expriment en dioptries. La dioptrie est l’unité de mesure qui permet de caractériser un défaut visuel, la puissance d’un verre ou encore celle d’une lentille correctrice.
Le nombre de dioptries est précédé d’un signe pour indiquer le trouble visuel.

Quelques exemples concrets

OD -2.50 : Le signe – indique une myopie et le chiffre son degré en dioptries. Cette abréviation signifie donc que l’oeil droit est myope : il voit flou de loin.
OG +1.50 : Le signe + indique une hypermétropie et le chiffre son degré en dioptries. Ici, l’oeil gauche est hypermétrope : il voit flou de près.
OD -3.00 (+0.50) 80° : L’oeil droit est myope de 3 dioptries. Entre parenthèse est indiqué le degré d’astigmatisme de l’oeil, soit 0.50 dioptries. L’astigmatisme est un trouble qui se traduit par une vision déformée : certaines parties du champ visuel sont floues. Selon les cas, il s’agit des lignes verticales, horizontales ou diagonales. 80° représente l’axe ou l’orientation de l’astigmatisme.
VP Add +2.50 : Une correction supplémentaire de 2,50 dioptries est nécessaire en vision de près, ce qui indique une presbytie. Ce trouble, qui apparaît et s’accentue avec l’âge, correspond à l’incapacité de voir nettement des objets proches.

Découvrez toutes les informations sur la fièvre: une alarme incendie dans notre corps.

La fièvre est un symptôme fréquent. Elle est généralement provoquée par une infection et indique que l’organisme réagit à l’agression d’un virus ou d’une bactérie.

Qu’est-ce que c’est ?

La fièvre est une augmentation anormale de la température corporelle.
La température normale du corps varie entre 35,5° C et 37,5° C.Elle varie selon chacun de nous.
La température normale dépend de nombreux facteurs : du moment de la journée, de l’activité, de la digestion, des hormones sécrétées dans l’organisme etc. Ainsi, chez la femme, elle varie en fonction du cycle menstruel.
La fièvre débute à 37,8° C. Elle est généralement provoquée par une infection.

Qu’est-ce que ça signifie ?
La fièvre est une réponse naturelle de défense de notre organisme.

C’est ainsi qu’il réagit à la pénétration d’un agent infectieux, et en gêne la prolifération. La fièvre déclenche également les réactions immunitaires de défense par l’intermédiaire des globules blancs.
Les médicaments qui font baisser la fièvre s’appellent les antipyrétiques.
Quelles sont les causes ?

Elles sont très nombreuses et impossibles à citer toutes. La fièvre peut être le signe d’une maladie bénigne ou au contraire très grave. Dans l’immense majorité des cas, la fièvre est en rapport avec une maladie infectieuse, qu’elle soit due à des virus, des bactéries ou des parasites. En particulier,

– chez plus jeunes, il peut s’agir de maladies infantiles (rougeole , varicelle, oreillons…)

– chez les personnes âgées, les maladies infectieuses banales dans d’autres tranches d’age, comme la grippe , sont dangereuses et entraînent de la fièvre.

Est-ce grave ?

Oui. Quand elle dépasse des chiffres trop élevés (au-dessus de 39,5 °C), la fièvre peut entraîner des convulsions chez les jeunes enfants, une déshydratation chez les nourrissons et les vieillards, des troubles de la conscience.

La fièvre est avant tout un symptôme et une alarme. Il faut absolument en rechercher la cause. Plus que la fièvre elle-même, c’est la maladie causale qui peut être grave. A l’inverse, certaines maladies graves donnent peu ou pas de fièvre.

C’est pourquoi toute fièvre même modérée, si elle se prolonge, doit amener à une consultation chez un bon médecin généraliste  qui seul sera en mesure de rechercher les autres signes d’une maladie particulière.

Que faire
Il faut impérativement consulter un médecin devant toute fièvre chez un enfant surtout s’il a moins de 3 mois.

Ne jamais laisser traîner une fièvre inexpliquée chez l’adulte, surtout si vous revenez d’un pays exotique.

Ne jamais utiliser d’antibiotiques, sans prescription médicale. Mais devant une fièvre brutale associée à un état fébrile, on peut prendre des médicaments contre la fièvre à base d’aspirine ou de paracétamol, en respectant bien la posologie, et en attendant de consulter un médecin.

Questions

Qu’est-ce qu’une crise de convulsion ?
Une brusque montée de la température du corps peut entraîner une crise de convulsion. Chez l’enfant de moins de 4 ans en particulier, la fièvre peut très vite atteindre 40 °C. Une crise de convulsion dure quelques minutes. Elle se manifeste par un tremblement des membres, un teint pâle et une perte de connaissance. Pour éviter ces crises, il faut faire baisser la fièvre. Chez l’enfant, un bain à une température inférieure de 2 °C à celle du corps, pendant 10 minutes est un moyen rapide et efficace.

Migraine : Quels traitements ?

Que faire lors d’une crise, avant de prendre un médicament ?

Des gestes simples peuvent aider à atténuer la douleur en attendant que le médicament utilisé soit efficace : appliquer une compresse froide sur le front, presser la tempe du côté douloureux par exemple. Un café bien fort (de préférence un « robusta ») est également très utile : sa caféine « resserre » les vaisseaux sanguins dilatés par la crise. De plus, elle augmente l’absorption de certains anti-migraineux. Mais la plupart du temps, le migraineux préfère se mettre au lit, dans le calme et l’obscurité.

Quels sont les médicaments de la crise de migraine ?

Nous disposons aujourd’hui de produits extrêmement efficaces, qui apaisent la très grande majorité des crises. C’est un message essentiel. Pourtant, près de la moitié des migraineux n’ont jamais consulté et 82% ne sont pas suivis ! Et seuls 20% des traitements pris d’emblée lors d’une crise ont été prescrits par un médecin… C’est dire le manque d’information sur ce sujet.
Il existe de très nombreux médicaments de la crise de migraine. Il y a tout d’abord les médicaments non spécifiques de la migraine (que l’on peut également prendre pour combattre d’autres douleurs) : les antalgiques (au premier rang desquels le paracétamol qui n’a pourtant jamais été évalué dans cette indication) et les anti-inflammatoires non-stéroïdiens. Non spécifiques de la crise, ils sont d’autant plus actifs qu’on les prend au tout début de la crise. Selon l’étude FRAMIG, réalisée en 2000 sur plus de 4 000 personnes, 90% des médicaments pris par des migraineux pour calmer leur crise appartiennent à cette catégorie.

Quels sont les médicaments spécifiques de la crise ?

Lorsque les médicaments symptomatiques ne suffisent pas ou d’emblée chez certains patients, on passe effectivement aux médicaments spécifiques de la migraine. Il s’agit tout d’abord des dérivés de l’ergot de seigle, qui peuvent être pris par voie orale, nasale, en suppositoire ou en injection.
Plus récents, les triptans constituent un grand progrès dans la prise en charge de la crise. Il en existe plusieurs : sumatriptan, zolmitriptan, naratriptan… D’autres sont en développement. Contrairement aux médicaments non spécifiques, ils sont efficaces quel que soit le moment auquel on les prend. Ils existent en comprimés, en injections, en spray nasal ou, depuis peu, en « lyophilisat » : le comprimé fond sous la langue, le produit actif est ainsi libéré de façon très rapide. Il faut savoir que ces triptans sont contre-indiqués chez les patients qui présentent certaines maladies cardiovasculaires (infarctus, angine de poitrine, hypertension mal équilibrée).

Un traitement préventif est-il nécessaire ?

Lorsque les crises se renouvellent trop souvent (plus de quatre par mois environ) ou que les médicaments de crise ne sont pas assez efficaces, le médecin peut effectivement être amené à proposer un traitement de fond. Celui-ci vise à diminuer la fréquence et l’intensité des migraines. On peut utiliser plusieurs types de médicaments. Les dérivés de l’ergot de seigle sont des classiques, bien que leur efficacité n’ait pas été clairement montrée. On peut utiliser également certains bêta-bloquants, les antisérotoninergiques : oxétorone, pizotifène, méthersergide ou encore d’autres molécules comme la flunarizine, l’indoramine, l’amitryptiline…

Quelle est l’origine de la crise de migraine ?

Qu’est-ce que la migraine ?

Pour la plupart d’entre nous, la migraine correspond à un mal de tête. Certes, mais il est très particulier. Les médecins n’évoquent en effet ce diagnostic que lorsqu’au moins deux critères parmi les suivants (ils ont été établis par la Société Internationale des Céphalées) se trouvent réunis :
– le mal de tête survient par crises qui durent de 4 à 72 heures ,
– il ne touche qu’un seul côté de la tête ,
– bat au rythme du coeur,
– s’aggrave lors d’un effort physique,
– est suffisamment sévère pour constituer une gêne dans la vie quotidienne . De plus, la crise s’accompagne de nausées et/ou de vomissements et/ou d’une sensibilité accrue à la lumière et au bruit . Enfin, le médecin ne constate aucun signe anormal lors de l’examen clinique.

Quelle est l’origine de la crise de migraine ?

La migraine est comparable à un « orage » qui naît dans le tronc cérébral et met en jeu le nerf trijumeau, qui innerve le visage. La stimulation de ce nerf lors de la crise migraineuse déclenche la libération de substances chimiques qui vont provoquer une dilatation et une inflammation de la paroi des vaisseaux méningés. Cela génère un message douloureux véhiculé par le trijumeau vers le système nerveux central.

Certains facteurs favorisent-ils les crises ?

La plupart des migraineux ont identifié un ou plusieurs facteurs susceptibles de favoriser la survenue d’une crise de migraine mais attention : ils n’en représentent pas la cause. Tel facteur qui déclenche une crise chez l’un sera sans effet chez l’autre. Pire : il peut changer d’une crise à l’autre. Voici les principaux :
– Certains aliments : alcool (vin blanc…), chocolat, fromages (notamment les fromages bleus de type roquefort) ;
La fatigue et le manque de sommeil ;
Le stress, le surmenage, l’énervement, les modifications du rythme de vie ;
– Le rôle des hormones est indéniable chez les femmes. 10 à 20% des migraineuses voient débuter leurs crises à la puberté, d’autres en souffrent pendant les cycles menstruels (environ 5 à 10% uniquement pendant les règles). Les crises sont moins fréquentes pendant la grossesse, elles s’atténuent chez certaines à la ménopause.

La migraine est-elle héréditaire ?

Les médecins ont constaté depuis longtemps que la migraine était plus fréquente dans certaines familles. Selon les études, la fréquence de ces formes « familiales » varie entre 34 et 90% ! Des travaux récents accréditent cette hypothèse : il existe effectivement une susceptibilité génétique à la migraine, mais les gènes en cause n’ont pas encore été mis en évidence, sauf toutefois dans une forme rare de migraine : la migraine hémiplégique familiale. Des gènes ont été identifiés, l’un d’eux se trouve sur le chromosome 19, un autre sur le chromosome 1, d’autres restent à découvrir et on ignore encore si ces gènes sont également impliqués dans la migraine commune.
A terme, ces recherches devraient permettre de mieux comprendre les mécanismes de la maladie et partant de là, de mieux traiter les crises.

Prévention du mal de dos – les bons gestes au quotidien

Garder le dos bien droit

Dans toutes les positions, il faut toujours penser à garder son équilibre postural, c’est-à-dire à respecter les trois courbures naturelles de la colonne vertébrale : cervicale, dorsale et lombaire. L’équilibre postural, c’est finalement de garder son dos bien droit en toutes circonstances. Ni courbé, ni cassé, ni tordu.

Comment se tenir debout sans malmener son dos?

La tête, les épaules, et les hanches sont bien alignées. Ecarter un peu les jambes et ouvrir légèrement les pieds vers l’extérieur. Répartir le poids du corps sur les deux jambes. En cas de station debout prolongée, éviter les talons trop hauts, reposer un pied puis l’autre sur un petit tabouret. Profiter de cette bonne position pour rentrer le ventre, serrer les fesses et en prime, vos abdos seront musclés sans peine.

Comment s’asseoir ?

Ne pas s’avachir et choisir de préférence un siège avec un dossier droit. Le bassin doit être bien calé au fond du siège. Si vous devez rester assis pendant une longue période, le plan de travail doit être situé au niveau de vos coudes. Le siège doit être réglable en hauteur et posséder un soutien lombaire. Les genoux doivent être à la même hauteur que les hanches. Pour vous relever, prenez appui avec vos mains sur les accoudoirs du siège ou sur vos genoux.

Comment se baisser et se relever ?

Plier les genoux et descendez doucement en gardant le dos bien droit, cela est impératif. Pour se relever, vous pouvez si besoin est mettre un genou à terre et prendre appui, de la main, sur l’autre genou.

Comment se coucher ?

S’asseoir doucement au bord du lit avant de s’y allonger ! Choisir un sommier rigide (à lattes de préférence), un matelas ferme mais pas dur, et un oreiller qui épouse la courbure cervicale. Eviter de dormir sur le ventre, surtout si vous utilisez un oreiller : vos cervicales et vos lombaires n’apprécieraient pas ! Si vous dormez sur le dos, placer un oreiller ou une serviette roulée sous vos genoux. Si vous dormez sur le côté, plier légèrement les jambes. La position dite ” en chien de fusil ” détend le dos.

Comment effectuer une rotation ?

En vous bougeant ! Absolument interdit de se tourner en utilisant son dos, hanches immobiles et pieds collés au sol. Il faut vous servir de vos pieds et les plaçer dans la direction vers laquelle vous voulez vous tourner et… le reste suit. Assise à un bureau, pour saisir un dossier, ne vous contorsionnez pas ! Soit vous vous levez, soit vous utilisez une chaise pivotante à roulettes.

Qu’est-ce que le sang et quels sont ses rôles?

Qu’est ce que le sang ?

Le sang représente un tiers du poids total du corps humain. Il est composé d’un élément liquide, le plasma (55 % de son volume) et de cellules diverses. Le plasma contient des protéines dont les immunoglobulines, l’albumine et les facteurs de coagulation. On distingue trois types de cellules du sang : les globules rouges, les globules blancs et les plaquettes.

Quels rôles jouent les différentes cellules du sang ?

– Les globules rouges assurent le transport de l’oxygène des poumons aux tissus et se chargent en gaz carbonique qui est ensuite éliminé par les voies respiratoires.

– Les globules blancs défendent l’organisme contre les agressions des microbes (bactéries, virus et champignons microscopiques).

– Les plaquettes arrêtent les hémorragies en colmatant les lésions des vaisseaux.

Qu’est-ce que le groupe sanguin ?

Les globules rouges possèdent à leur surface les principaux marqueurs du groupe sanguin. Les groupes sanguins sont particuliers à chaque individu, à l’image d’une photo d’identité ou d’une empreinte digitale. En fonction des marqueurs présents, le sujet appartient à un groupe spécifique, défini selon différents systèmes dont les plus connus sont les systèmes A-B-O et Rhésus.

Pourquoi déterminer le groupe sanguin ?

Il est nécessaire de déterminer les groupes sanguins du donneur et du receveur car on ne peut pas mélanger tous les sangs entre eux. Par exemple, le groupe O est dit “donneur universel” car le sang O peut être théoriquement donné à tous les autres groupes sanguins. En revanche, les personnes du groupe O ne peuvent recevoir que du sang du groupe O. Les personnes appartenant au groupe A peuvent recevoir du sang O ou A. Les personnes appartenant au groupe B peuvent recevoir du sang O ou B. Les personnes appartenant au groupe AB peuvent recevoir du sang A, B, O ou AB. Ce sont les “receveurs universels”. Dans la population française, la fréquence des groupes est la suivante :

O A B AB
Rhésus + 36 % 37 % 9 % 3 %
Rhésus – 6 % 7 % 1 % 1 %

Quels sont les différents types de dons de sang ?

Le don le plus courant est celui de sang total. Il consiste à recueillir le sang directement depuis la veine du donneur jusqu’à une poche de conservation. Parfois, on ne prélève que certains éléments du sang : plasma, plaquettes ou leucocytes (globules blancs). Il s’agit d’un don en “aphérèse”. Dans ce cas, des appareils automatisés ne recueillent que le composant du sang souhaité.

Que prépare-t-on à partir d’un don de sang ?

Deux types de produits sont préparés à partir d’un don de sang : les produits sanguins “labiles” et les produits sanguins stables. Les premiers sont utilisés pour la transfusion sanguine sous la forme de concentrés de globules rouges, de plaquettes ou de plasmas frais congelés. Les seconds sont des “médicaments dérivés du sang”. Ils ne rentrent pas dans le cadre des produits délivrés au cours d’une transfusion sanguine.

La transfusion sanguine : comment ça marche

En quoi consiste une transfusion de sang ?

Une transfusion sanguine consiste à apporter au malade soit du sang total, soit uniquement le constituant dont il a besoin (plaquettes, globules rouges, plasma, par exemple). En faisant tout pour prévenir la transmission d’une maladie infectieuse et l’accident lié à une incompatibilité.

Quand a-t-on besoin d’être transfusé ?

On pratique une transfusion dans différentes situations : au cours d’une intervention chirurgicale, par exemple, pour compenser des pertes de sang ; en réanimation lors de certaines hémorragies ou état de choc ; en cas de brûlures étendues ou d’anémies graves.

Peut-on se faire transfuser son propre sang ?

Oui, cette méthode s’appelle la “transfusion autologue”. Il en existe différentes modalités, toutes les équipes n’y recourent pas.

– La transfusion autologue programmée : la personne reçoit son propre sang prélevé quelques semaines avant l’intervention. Cette technique peut être réalisée chez tout adulte ou enfant de plus de 10 kg. Elle a l’avantage d’éviter tout risque infectieux ou immunologique, mais elle ne peut être faite que dans certaines conditions. Elle implique notamment que l’opération soit prévue à l’avance (délai de 3 à 6 semaines) car on prélève le sang en plusieurs fois. Elle ne peut donc pas s’appliquer en cas d’urgence. En pratique, on recourt à cette technique pour la chirurgie orthopédique (genou, hanche, rachis), ou pour une chirurgie cardiaque majeure.
– La transfusion autologue par récupération peropératoire : surtout utilisée en chirurgie cardiaque et vasculaire, cette technique consiste à prélever le sang puis à le transfuser pendant l’intervention. Cette forme de transfusion est d’autant plus justifiée que l’intervention chirurgicale est hémorragique et qu’une tranfusion autologue programmée est impossible ou ne suffit pas.
– La transfusion autologue par récupération postopératoire : cette technique consiste à recueillir du sang pendant l’intervention puis à le transfuser lorsqu’elle est terminée. Elle peut être utilisée dans la chirurgie du genou, par exemple. Sa pratique est plus controversée pour la mise en place des prothèses de hanche. Les volumes transfusés ne doivent pas excéder 1 000 ml.

Comment vérifier la compatibilité entre les sangs du donneur et du receveur ?

On s’assure tout d’abord à deux reprises que les groupes sanguins sont identiques. Le dernier test consiste à mettre un peu de sang du receveur en présence du sang du donneur. Les sangs ne sont, a priori, pas compatibles lorsque l’on observe une réaction de coagulation dans la goutte de sang testé.

Des examens de contrôle sont-ils réalisés après la transfusion ?

Par précaution, on conseille au receveur de vérifier sa sérologie vis-à-vis de l’hépatite B, C et du sida, trois mois après avoir reçu une transfusion sanguine.