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Vitamine B 8 ou biotine

Ses rôles : joue un rôle dans le métabolisme des glucides, des lipides et des acides aminés.

Apports nutritionnels conseillés : homme : 50 microgrammes/jour ; femme : 50 microgrammes/jour, femme qui allaite : 55 microgrammes/jour.

Sources : levure de bière, foie, œuf entier, poulet, banane, fromages… 100g de foie = 22 microgrammes de vitamine B8.

A savoir : les bactéries intestinales produisent également de petites quantités de vitamine B6

Signes de carence : perte d’appétit, vomissements, inflammation de la langue, chute des cheveux, convulsions…

Signes d’hypervitaminose : la vitamine B8 n’est pas toxique.

Utilisations médicales : traitement adjuvant des pertes de cheveux, certaines douleurs rhumatismales ou neurologiques.

Les aliments riches en VITAMINE B6

Ses rôles : permet l’action des enzymes sur le métabolisme des protéines ; participe à la production d’adrénaline, de sérotonine, au bon fonctionnement du cerveau.

Apports nutritionnels conseillés : homme : 1,8 mg/jour, femme : 1,5 mg/jour, femme enceinte ou qui allaite : 2 mg/jour.

Sources : levure de bière, avocat, pain complet, poisson, banane, pomme de terre. 100g de légumes secs = 0,5 mg de vitamine B6.

A savoir : les bactéries intestinales produisent également de petites quantités de vitamine B6.

Signes de carence : (plus fréquente en cas d’alcoolisme ou chez les femmes sous contraception orale) : troubles du sommeil et de l’humeur, anémie, peau sèche, convulsions, amaigrissement, inflammation de la langue (glossite).

Signes d’hypervitaminose : le risque d’hypervitaminose est faible.

Utilisations médicales : hémodialyse, douleurs rhumatismales ou neurologiques, alcoolisme.

Vitamine B 5 : Ses rôles, Apports nutritionnels conseillés, Signes de carence

Ses rôles : indispensable au métabolisme des glucides, lipides et protéines, à la synthèse des acides gras et du cholestérol, au fonctionnement des glandes surrénales.

Apports nutritionnels conseillés : homme et femme : 5 mg/jour (femme enceinte ou qui allaite : 7 mg/jour).

Sources : levure de bière, rognons, champignons, œuf entier, poisson, viande. 100 g de légumes secs = 1 mg de vitamine B5

Signes de carence : fatigue, troubles digestifs, chute des cheveux, maux de tête…

Signes d’hypervitaminose : cette hypervitaminose n’existe pas.

Utilisations médicales : chute de cheveux, allergie solaire.

vitamine B3 ou niacine ou PP

Ses rôles : concourt à la production de certaines hormones (cortisone, thyroxine, insuline…), participe au métabolisme des protides, lipides et glucides.

Apports nutritionnels conseillés : homme : 14 mg/jour ; femme : 11 mg/jour.

Sources : levure de bière, foie d’animaux, fruits secs, germe de blé, oléagineux, saumon. 100 g de saumon = 7 mg de vitamine B3 ou PP.

Signes de carence : pellagre (maladie qui associe des rougeurs, un épaississement de la peau, des démangeaisons, des troubles digestifs, nerveux, des problèmes de mémoire).

Signes d’hypervitaminose :
bouffées de chaleur accompagnées de rougeur du visage.

Utilisations médicales : excès de cholestérol et/ou de triglycérides.

Vitamine B2 ou riboflavine : signes de carence, sources

Ses rôles : intervient dans le métabolisme des graisses, des protéines, des glucides.

Apports nutritionnels conseillés : homme : 1,6 mg/jour ; femme : 1,5 mg/jour (davantage en cas de grossesse ou d’allaitement).

Sources
: levure de bière, lait et produits laitiers, foie, rognons, légumes secs, viande. 100 g de camembert = 0,6 mg de vitamine B2.

Signes de carence : lésions de la peau et des muqueuses, sensibilité accrue à la lumière.

Signes d’hypervitaminose : cette situation ne peut se produire car l’organisme élimine la vitamine B2 en excès.

Utilisations médicales : crampes musculaires, acné rosacée, dermite séborrhéique.

sources alimentaires de vitamine B1

Ses rôles : indispensable au métabolisme des glucides, au fonctionnement du système nerveux.

Apports nutritionnels conseillés : homme : 1,3 mg/jour ; femme : 1,1 mg/jour ; 1,8 mg/jour chez la femme enceinte ou qui allaite.

Sources : levure de bière, germe de blé, lentilles, petits-pois, œufs de poisson, céréales complètes. 100g de pain complet = 0,25 mg de vitamine B1.

Signes de carence
: fatigue, perte d’appétit, troubles neurologiques, psychiques, polynévrite. Cette carence porte le nom de béribéri. Il fait savoir qu’il n’existe pas de réserve de vitamine B1 dans l’organisme.

Signes d’hypervitaminose : cette situation ne peut se produire car l’organisme élimine la vitamine B1 en excès.

Utilisations médicales : alcoolisme, maladie qui empêche l’assimilation de cette vitamine, béribéri.

Vitamine A : Ses rôles, Apports nutritionnels conseillés,Signes de carence

Ses rôles : nécessaire à la vue nocturne, au renouvellement des cellules de la peau et des muqueuses, au fonctionnement du système immunitaire.

Apports nutritionnels conseillés
: homme : 800 ER (équivalent rétinol) ; femme : 600 ER.

Sources : Il faut distinguer la vitamine A d’origine animale : foie, jaune d’oeuf, beurre, poissons gras ; la vitamine A2 (foies de poissons) et les provitamines A, tel le carotène, qui se transforment en vitamine A dans l’organisme. On les trouve dans certains végétaux : carotte, partie verte des feuilles, endive, tomate, abricots… 100 grammes d’abricots = 270 ER de vitamine A.

Signes de carence :
rare dans les pays développés. Dans les pays en voie de développement, cette carence représente la première cause de cécité. La baisse de vision nocturne en est le premier signe.

Signes d’hypervitaminose : maux de tête, somnolence, nausées…

Utilisations médicales : psoriasis, acné, leucémie promyélocytaire, cicatrisation de la cornée…

Ma fille de 3 ans est hyperactive

Une lectrice nous écrit : “Notre fille de 3 ans ne peut pas rester immobile, ne serait-ce qu’une minute : elle est extrêmement agitée toute la journée. C’est épuisant pour toute la famille. Nous ne savons pas comment l’aider et en même temps nous sommes un peu réticents à lui faire suivre un traitement médicamenteux, si cela existe, surtout si jeune !”

L’hyperactivité : qu’est-ce que c’est ?

L’hyperactivité de l’enfant se caractérise par des activités motrices importantes et désordonnées. L’enfant a des conduites impulsives et des réactions agressives envers l’entourage. Des troubles de l’attention peuvent également perturber sa scolarité. L’enfant hyperactif est intelligent (avec un Q.I. souvent supérieur à la moyenne) et présente une imagination et une créativité remarquables. Malheureusement, ces avantages potentiels sont limités du fait de l’instabilité émotionnelle et de la difficulté à se concentrer.

A quoi c’est dû ?

On ne connaît pas les causes exactes de l’hyperactivité. Des recherches sont en cours pour évaluer le rôle de la génétique dans cette affection qui serait liée à un dysfonctionnement cérébral.

Que faire ?

Actuellement en France, le traitement médicamenteux de référence est la méthylphénidate qui, presque paradoxalement, est un stimulant du système nerveux central. Ce médicament, réservé à l’enfant à partir de 6 ans, a un effet spectaculaire sur l’ensemble des troubles et lui permet d’avoir une scolarité normale. Sa prescription est néanmoins limitée à certaines médecins spécialisés (pédiatres neuro-psychiatres…).
Chez les enfants plus jeunes, une prise en charge spécialisée (par un pédopsychologue ou un pédopsychiatre) paraît tout à fait souhaitable.

Un enfant qui bégaie : comment réagir ?

Le bégaiement est un trouble du langage qui touche 1% de la population française. Si elle n’est pas prise en charge, cette affection peut s’avérer extrêmement gênante et préjudiciable dans la vie courante. La première consultation dédiée au bégaiement vient d’ouvrir à l’Hôpital Européen George Pompidou à Paris.

Le bégaiement est un trouble de la communication verbale. Il apparaît généralement au moment où le langage se constitue, soit entre 2 et 5 ans. Il peut aussi se manifester à l’entrée à l’école primaire ou au début de l’adolescence. Si rien n’est entrepris, sur quatre jeunes enfants qui commencent à bégayer, un restera bègue à l’âge adulte. A l’heure actuelle, aucun moyen ne permet d’identifier lequel.
Or, si le bégaiement n’affecte en rien l’intelligence, il provoque chez l’enfant et dans son entourage des réactions et des sentiments négatifs. Il peut gâcher une vie. C’est pourquoi un début de bégaiement nécessite une prise en charge adaptée.

Agir sans dramatiser

Chez le jeune enfant, des épisodes de dyslexies sont fréquents en cours d’acquisition du langage. Mais il ne faut pas les minimiser pour autant. Si votre enfant commence à bégayer, il est recommandé de faire le point avec un spécialiste des troubles du langage. Celui-ci vous guidera dans la manière d’aider votre enfant.
A qui vous adresser ? Votre pédiatre ou votre médecin traitant vous orientera vers un orthophoniste ou un phoniatre. Une consultation auprès d’un psychologue ou d’un pédo-psychiatre peut également s’avérer nécessaire si l’enfant présente des troubles psycho-affectifs ou si le contexte familalial paraît difficile.

Comment intervenir ?

Un type de traitement associe activement les parents : c’est la guidance parentale. Elle a pour but d’éviter qu’un bégaiement récent ne perdure chez l’enfant.
Le spécialiste accompagne les parents dans la prise en charge du bégaiement de leur enfant. Il leur conseille les comportements à adopter au moment des accidents de parole, il fait le point sur la communication dans la famille. La consultation permet également de s’assurer que le niveau d’exigence éducative n’est pas trop élevé vis-à-vis de l’enfant.
Cette approche s’avère extrêmement efficace surtout si elle est entreprise dès le plus jeune âge. Elle permet très souvent d’éviter aux enfants un futur très douloureux en un nombre limité de séances.

Grossesse extra-utérine : urgence !

La grossesse extra-utérine constitue toujours une urgence médicale. Elle doit être diagnostiquée le plus tôt possible pour limiter le risque de lésions.

Qu’est-ce que c’est ?

Lorsque la fécondation se déroule normalement, l’ovule et le spermatozoïde se rencontrent dans l’une des deux trompes de Fallope. L’oeuf fécondé descend alors jusqu’à la cavité utérine puis il s’implante dans la muqueuse utérine où il se développe.
Il arrive parfois que l’oeuf fécondé s’installe ailleurs que dans l’utérus : c’est la grossesse extra-utérine. L’oeuf reste coincé dans une trompe de Fallope (on parle aussi de grossesse tubaire), où il grossit et commence à secréter l’hormone de la grossesse (hormone gonadotrophique chorionique ou HCG). Mais à la différence de l’utérus, la trompe n’est pas faite pour abriter l’embryon. A mesure que l’oeuf se développe, la trompe se distend et risque de se fissurer, voire même de rompre. Le diagnostic précoce est donc primordial pour éviter le risque d’hémorragie interne.
Plus rarement, une grossesse extra-utérine peut être liée au développement de l’oeuf dans l’ovaire ou dans la cavité abdominale.

Quels sont les facteurs de risque ?

Certaines circonstances ou maladies peuvent favoriser l’apparition d’une grossesse extra-utérine :
La migration normale de l’oeuf peut être entravée par une malformation d’une ou des trompes, une infection des trompes (salpingite) ou encore une endométriose. Un stérilet, une procréation médicalement assistée ou une chirurgie de la stérilité peuvent également être incriminés.
Les antécédents : une femme qui a déjà fait une ou plusieurs grossesses extra-utérines est davantage exposée.
L’âge de la mère : le risque de grossesse extra-utérine augmente sensiblement à partir de 40 ans.
Le tabagisme perturbe tous les mécanismes de migration de l’oeuf fécondé. A titre d’exemple, on considère que le risque de grossesse extra-utérine est multiplié par 3 lorsque la femme fume 20 cigarettes par jour. En outre, la nicotine diminue les défenses immunitaires et favorise donc les infections.

Quels symptômes ?

Les symptômes sont assez communs : douleurs, saignements. C’est pourquoi, il est assez difficile de distinguer les symptômes du début d’une grossesse extra-utérine de ceux d’une grossesse qui se déroule ”normalement”. En effet, les douleurs abdominales ressenties en début de grossesse ne signalent pas forcément une pathologie ; et des saignements peuvent survenir au premier trimestre de la grossesse sans pour autant être synonymes de gravité. On peut aussi les confondre avec les règles chez les femmes qui ont des cycles irréguliers ou longs.
Il faut cependant rester très vigilante : consultez un médecin rapidement en cas de douleurs abdominales basses, unilatérales, peu ou très violentes, qui s’accompagnent ou non de saignements vaginaux, même peu abondants.
Attention : la grossesse extra-utérine est un cas d’urgence. Si elle n’est pas traitée à temps, elle peut entraîner une stérilité, voire même menacer la vie de la femme. En cas de douleurs de plus en plus fortes ou de saignements hémorragiques (voire de vertiges ou de perte de connaissance), rendez-vous immédiatement dans un service médical d’urgence.

Quel traitement ?

Une hospitalisation est indispensable. Plus le diagnostic est précoce, moins le risque de lésions consécutives est important.
Différents examens sont réalisés pour confirmer le diagnostic : examen clinique, échographie, analyses sanguines (dosage de l’hormone de grossesse), éventuellement coelioscopie.
Le traitement repose le plus souvent sur l’intervention chirurgicale qui permet d’extraire l’oeuf et d’enlever au besoin les parties lésées de la trompe. Lorsque cela est possible, l’intervention est pratiquée sous contrôle endoscopique ce qui permet de limiter les incisions. Une transfusion sanguine peut être nécessaire en cas d’hémorragie importante.
Dans certains cas de diagnostic précoce, on injecte dans la trompe une substance qui stoppe la grossesse : une surveillance médicale rigoureuse et rapprochée est alors indispensable.
Un soutien psychologique peut être nécessaire pour accompagner la maman pendant cette période difficile ou après, afin qu’elle puisse envisager sereinement une nouvelle grossesse.