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365 jours de santé

Myopie : quels risques pour la rétine ?

Pourquoi faut-il consulter régulièrement un ophtalmologiste lorsqu’on est myope, même si la vue ne baisse pas ? Parce qu’une surveillance régulière de la rétine est indispensable.

Chez les personnes myopes, l’oeil a tendance à être trop long : l’image de ce qui est observé se forme trop en avant de la rétine (vision floue en regardant au loin). Les tensions qui surviennent au niveau de la rétine augmentent les risques de déchirures, donc de décollement de la rétine.
Une consultation ophtalmologiste régulière permet au médecin de rechercher les éventuels signes d’atteinte rétinienne afin de mettre rapidement en place un traitement. Le décollement de la rétine est une atteinte rare mais grave : en l’absence de traitement, il évolue vers la cécité de l’oeil atteint. C’est pourquoi le dépistage systématique est indispensable.

Le décollement de la rétine : qu’est-ce que c’est ?

La rétine est la membrane qui tapisse le fond de l’oeil. Elle renferme les cellules qui captent les signaux lumineux, et les transmettent au cerveau via le nerf optique. La rétine est constituée de plusieurs couches de cellules superposées. Le décollement de rétine désigne la perte de contact entre certaines de ces couches : une poche de liquide apparaît et gêne la vision. Si le décollement s’étend, l’oeil ne peut plus voir.
Le décollement est le plus souvent provoqué par une déchirure ou un trou qui se forme au niveau de la rétine. Le décollement se traduit par des anomalies de la vision : points noirs, mouches volantes, éclairs, apparition d’une tache ou d’un voile noir qui cache une partie du champ visuel. En cas d’apparition d’un ou de plusieurs de ces signes, consultez d’urgence un médecin ophtalmologiste.
Une fois avéré le décollement, le traitement est chirurgical : l’intervention, qui consiste à fermer les trous et les déchirures rétiniennes, permet de récupérer la vision. Cette récupération dépend néanmoins de l’étendue du décollement. Après l’intervention, une surveillance étroite reste indispensable.

En prévention

Une surveillance régulière est nécessaire chez toutes les personnes qui présentent des facteurs de risque : myopie (forte ou non), opération de la cataracte, antécédents de décollement de rétine, traumatisme oculaire (coup, blessure…).
Pour cela, l’ophtalmologiste réalise un fond d’oeil sous dilatation pupillaire maximale (plus d’information dans notre article “Fond d’oeil : comment ça se passe ?” dans “Autres articles” en bas de page).
Au besoin, le laser est ensuite utilisé préventivement pour traiter les lésions qui pourraient conduire à un décollement de rétine.

L’orthoptie : la gymnastique des yeux

La gymnastique orthoptique permet de rééduquer les troubles de la vision binoculaire en faisant travailler la masse musculaire. En quoi consistent les séances et à qui s’adressent-elles ?

L’orthoptie : qu’est-ce que c’est ?

Cette discipline est exercée par un spécialiste, l’orthoptiste, qui a pour mission de dépister, réadapter et rééduquer les troubles de la vision binoculaire. Il aide à mieux utiliser sa vision et même à en corriger les anomalies.
L’orthoptiste intervient sur prescription médicale, émanant d’un ophtalmologiste, pédiatre, gérontologue, médecin scolaire ou du travail…
Au cours de la première visite, l’orthoptiste réalise généralement un bilan. Cet examen d’une trentaine de minutes permet d’évaluer les difficultés de mobilité de l’oeil et sa faculté de réagir au relief. Le spécialiste prend en compte l’âge du patient, ses plaintes, ses besoins, ses activités (travail sur écran, lecture, sport…). Au terme de ce bilan, l’orthoptiste détermine un projet de réadaptation visuelle, qui comprend un certain nombre de séances de rééducation.
Il n’y a pas d’âge particulier pour pratiquer l’orthoptie : la rééducation s’adresse aussi bien aux jeunes enfants qu’aux adultes ou aux personnes âgées.
En outre, si vous souffrez d’un déficit de vision, l’orthoptiste vous conseillera pour utiliser au mieux vos capacités visuelles, sans vous fatiguer. Par exemple, si vous travaillez sur écran, ne placez pas votre ordinateur derrière une fenêtre : la source de l’éclairage doit se trouver derrière vous ou arriver sur le côté de l’écran. Autre détail important : vos yeux doivent être distants d’environ 70 cm de l’écran.

Qui est concerné ?

De nombreuses pathologies peuvent nécessiter une rééducation oculaire.
La plus fréquente est la fatigue visuelle liée à une insuffisance de convergence. Elle concerne des personnes qui n’ont aucun problème de vue mais dont l’activité nécessite une fixation prolongée, source de tension musculaire : travail sur écran d’ordinateur, concentration sur la circulation, lecture, mots croisés… La fatigue visuelle se manifeste par une vision trouble, des sensations de picotements…
Par ailleurs, l’amblyopie (différence d’acuité visuelle entre les deux yeux) et la mauvaise coordination entre les deux yeux (impliquant un mauvais relief) nécessitent parfois une rééducation orthoptique. Enfin, les patients souffrant de presbytie (vision de près difficile) ou de diplopie (vision double, après un accident ou un traumatisme) peuvent aussi être concernés.
Chez les enfants, certains signes doivent vous conduire à consulter un ophtalmologiste : un bébé qui ne joue pas, n’attrape pas ce qu’on lui présente ; un élève qui a des difficultés scolaires ; un enfant qui tient son livre près des yeux ou s’approche trop de la télévision.
A tout âge, restez vigilant en cas de céphalées, fatigue visuelle, gêne à la lumière, strabisme, larmoiements, difficultés d’adaptation à la distance… A ne pas négliger non plus : difficultés de concentration, vision trouble ou double, clignements fréquents des paupières.

Les séances de rééducation

Une séance dure environ 20 minutes. Le spécialiste a recours à des exercices simples pour faire travailler la vision de loin, de près, en relief (bâtonnets à suivre du regard et à ramener vers soi ; lumière à fixer de loin…). Les exercices font travailler les muscles de l’oeil, ce qui peut produire une certaine gêne : l’oeil peut ” tirer “, pleurer au moment de la séance… et laisser une sensation d’inconfort pendant la journée.
Le nombre et le rythme des séances dépendent du trouble visuel. Par exemple, pour une fatigue visuelle liée à une insuffisance de convergence, il faut compter une douzaine de séances, à raison de deux par semaine. En revanche, la prise en charge d’un strabisme est plus délicate : elle peut s’étendre sur plusieurs années. Une rééducation bien menée, complétée par le port de lunettes adaptées, permet souvent de limiter les interventions chirurgicales.
La rééducation ne réclame pas d’efforts particuliers, mais demande de la régularité. N’espacez pas trop vos rendez-vous : l’idéal est de s’en tenir à 2 par semaine. Et n’oubliez pas de poursuivre les exercices chez vous !

Quels résultats ?

Il faut attendre quelques séances avant que ne se fassent sentir les premiers résultats. A noter : les personnes sous traitements anxiolytiques sont moins réceptives.
Mais n’attendez pas de miracles ! En cas de défaut optique, l’orthoptie ne vous permettra pas d’éviter le port de lunettes. La déficience doit même être suffisamment corrigée (port de lunettes, lentilles, opération) pour que les séances apportent les meilleurs résultats.
Il est primordial de persévérer dans votre effort de rééducation : ce n’est pas parce qu’on sort du cabinet de l’orthoptiste qu’il faut oublier toutes les stratégies visuelles mises en place ! En les utilisant au quotidien, elles deviendront naturelles.

Orgelet : préservez l’oeil de toute infection !

L’orgelet correspond à un petit furoncle qui se développe sur le bord d’une paupière.

Qu’est-ce que c’est ?

Encore appelé “compère-loriot”, l’orgelet correspond à une infection bactérienne due au staphylocoque pyogène.
Localisée à la racine d’un cil, elle est dangereuse pour l’oeil proche.
L’orgelet peut se multiplier ou réapparaître si l’infection atteint des follicules pileux voisins du foyer primaire.

Quels symptômes ?

Au début, l’orgelet ne se manifeste que par une boule rouge gênante puis douloureuse, à chaque battement de paupière.
La douleur devient progressivement plus vive, tandis que la grosseur se remplit de pus : l’orgelet prend la forme d’un petit bouton arrondi, avec un gonflement progressif de toute la paupière. L’oeil tend à larmoyer.
En l’absence de traitement, le pus s’évacue lorsque l’orgelet éclate spontanément en quelques jours.

Quel traitement ?

Mieux vaut traiter l’orgelet à ses prémices plutôt qu’attendre qu’il ne s’ouvre de lui-même. Il faut rester particulièrement soigneux pour éviter toute infection de l’oeil.
Dès les premiers symptômes, appliquez une compresse d’eau bouillie tiède (pendant une dizaine de minutes, 4 fois par jour) afin d’apaiser la douleur.
En parallèle pour protéger l’oeil, instillez 1 à 2 gouttes, 2 à 3 fois par jour, d’un antiseptique oculaire.

Ne pressez jamais l’orgelet pour en faire sortir le pus. Laissez l’abcès se crever spontanément, puis désinfectez-le soigneusement à l’aide d’un antiseptique oculaire.
Consultez un ophtalmologiste si votre vision est gênée par l’orgelet, si celui-ci ne disparaît pas ou s’il récidive. Le médecin pourra vous prescrire une pommade ophtalmique à base d’antibiotiques et un collyre pour protéger l’oeil d’une infection.
Homéopathie : Staphysagria 9 CH au moment de l’infection (3 granules 4 fois par jour).

CONSEILS PRATIQUES

Protégez vos yeux des poussières, du sable ou des pollens lorsqu’il y a des courants d’air ou des coups de vent.
Ne vous frottez pas les yeux avec des mains sales.
En cas d’orgelets récidivants, votre médecin pourra recommander une vaccination anti-staphyloccoccique.

Presbytie : symptômes,diagnostic,traitement

La presbytie est un trouble de la vision lié à une évolution naturelle qui nous concerne tous à des niveaux variables à partir de la quarantaine. Le cristallin perd de sa souplesse et accommode mal de près.

Qu’est-ce que c’est ?

La presbytie se traduit par une diminution de la capacité de l’oeil à accommoder, c’est-à-dire à régler sa vision de près ou de loin.
Le principal responsable de ce trouble est le cristallin. En temps normal, cette lentille transparente fait la mise au point de l’image sur la rétine en modifiant sa courbure en fonction des distances. Le cristallin se bombe pour nous permettre de voir précisément de près.
Elastique chez le jeune et l’adulte, le cristallin se durcit à partir de la quarantaine : il ne se bombe plus suffisamment.
Les symptômes : vision floue de près, maux de tête, fatigue visuelle qui se traduit par des brûlures oculaires, surtout le soir. Au bout d’un certain temps, une personne atteinte de presbytie ne peut plus lire en tenant son livre à 35 cm mais l’éloigne toujours davantage et s’approche de la lumière.

Quelle évolution ?

La presbytie correspond à un vieillissement inévitable du cristallin. Entre 40 et 50 ans, la vue montre ses premiers signes de faiblesse. La presbytie se combine alors avec les autres défauts optiques de l’oeil (myopie, astigmatisme, hypermétropie…).
La presbytie augmente progressivement avec l’âge : elle évolue très vite les 10 premières années, puis se stabilise vers 60 ans. D’où l’importance de se faire suivre régulièrement, pour adapter ses verres correcteurs.
La myopie (vision floue de loin) évolue elle aussi inévitablement vers la presbytie. Lorsque les myopes avancent en âge, ils conservent plus longtemps l’avantage de voir très bien de près… sans lunettes. Mais progressivement, ils doivent enlever leurs lunettes de myope pour lire. Puis porter des verres qui corrigent à la fois la myopie (de loin) et la presbytie (de près).

Lunettes ?…

On corrige facilement la presbytie au moyen de lunettes. Des verres positifs (+2 dioptries par exemple) sont prescrits pour la vision de près. On peut aussi proposer au patient des verres progressifs pour ne pas être gêné de loin.
Quel que soit le type de verre choisi, on recommande de changer de verres tous les 2-3 ans environ pour les adapter au mieux à la vision.
La presbytie est corrigée par des verres convergents dont la puissance est augmentée jusqu’à ce que soit entièrement stabilisée la diminution du pouvoir d’accommodation.
Si l’emploi des verres correcteurs était déjà nécessaire pour voir de loin, le port de verres demi-lune (qui ont un seul foyer de correction comme les lunettes loupes vendues en pharmacie), de verres à double foyer (qui corrigent la vision de près et de loin) ou de verres à foyer progressif, est recommandé. Ces derniers, de plus en plus employés, permettent une vision nette à toutes les distances. La puissance du verre progressif augmente de façon constante entre la zone supérieure, destinée à la vision de loin, et la zone inférieure, destinée à la vision de près.
Les verres progressifs nécessitent un apprentissage de quelque jours pour savoir utiliser la partie supérieure du verre. En pratique, l’habitude sera vite prise de lever ou de baisser les yeux plutôt que la tête !

… Ou lentilles ?

Outre les lunettes, des lentilles de contact progressives permettent de voir net à toutes les distances et restituent un champ visuel total.
Des lentilles à double ou à triple foyer peuvent être prescrites aux personnes souffrant d’autres troubles de la réfraction comme la myopie, l’hypermétropie ou l’astigmatisme.
L’avantage des lentilles est qu’elles permettent un certain confort de vie, notamment pour les activités sportives. Néanmoins, le port de lentilles requiert de l’habileté et un certain temps d’adaptation chez les personnes qui n’en ont jamais portées. En outre, elles ne conviennent aux personnes âgées de plus de 60 ans, qui ont souvent l’oeil trop sec.
L’opération de la presbytie au laser n’en est qu’à ses débuts et ne donne pas encore entière satisfaction.

strabisme fiche pratique

Le strabisme correspond à une déviation anormale des axes oculaires. Le dépistage précoce est essentiel.

Qu’est-ce que c’est ?
Le strabisme désigne tout défaut de parallélisme des yeux.
On parle de strabisme convergent lorsque la déviation s’oriente vers l’intérieur : la personne louche. Le strabisme divergent, lui, désigne une déviation vers l’extérieur et le strabisme vertical, un défaut vers le haut.

Cette affection fréquente touche 4 % des enfants. Elle peut être congénitale (présente dès la naissance) ou apparaître au cours de l’enfance, en général avant l’âge de 4 ans. Le strabisme peut se manifester plus tardivement, à l’adolescence, lorsque la vision binoculaire s’est installée. A cette période, le strabisme est souvent lié à des facteurs physiologiques ou même psychiques : une grosse fatigue, un épisode fiévreux, une émotion forte… Une prise en charge rapide est nécessaire, sous peine de fragiliser cette vision.

Les adultes aussi peuvent être concernés par le strabisme : dans ce cas, il s’accompagne souvent d’une vision double. Son origine peut être liée à un strabisme négligé dans l’enfance ou à une récidive tardive chez un patient traité des années auparavant.
Enfin, le strabisme peut être secondaire à des facteurs anatomiques oculaires (une cataracte par exemple) qui gênent la perception visuelle.

Quels symptômes ?
En cas de strabisme, les deux yeux ne peuvent plus accommoder simultanément. Progressivement, le cerveau prend l’habitude de ne traiter que les informations venant d’un oeil, pour ne pas voir double. Ce qui engendre une grande fatigue…

Pourquoi ? En cas de strabisme congénital, les structures du cerveau qui servent à superposer des images ne sont pas développées. Le cerveau reçoit alors deux images différentes, avant de produire à son tour deux séries d’images. Conséquence : les enfants atteints de strabisme n’acquièrent pas la vision binoculaire. Ils ne perçoivent pas la finesse du relief. Si l’on n’intervient pas avant l’âge de 6 ans, cette baisse de vision (appelée amblyopie) devient irréversible.

Chez le nourrisson, il est difficile de reconnaître une déviation oculaire : les mouvements de ses yeux sont souvent désordonnés. Le strabisme peut se remarquer plus aisément au bout de plusieurs mois, lorsque le bébé sait fixer son regard.

Quel traitement ?

Il consiste non seulement à prévenir ou à guérir l’amblyopie, mais aussi à redresser la déviation.
PORTER DES LUNETTES adaptées est souvent le premier geste thérapeutique pour soulager le strabisme. Elles permettent d’éviter les efforts d’accomodation de près. Dans le cas du strabisme congénital, le port de lunettes avec cache sur l’oeil sain permet de faire travailler l’oeil dévié. Lorsqu’il est mis en oeuvre avant 2 ans, ce traitement simple permet, dans presque tous les cas, de restaurer une vision normale de l’oeil amblyope.
Le TRAITEMENT CHIRURGICAL (sous anesthésie générale) n’intervient que lorsque le port de lunettes résiste à une déviation oculaire visible. La chirurgie s’attache alors à redresser les axes oculaires pour faire disparaître ou réduire la déviation. Plusieurs opérations sont parfois nécessaires pour arriver à un résultat fonctionnel et esthétique satisfaisant. Il faut attendre quelques mois, voire quelques années avant de retrouver un réalignement correct des yeux, aussi bien chez les enfants que chez les adultes. Toutefois, l’intervention chirurgicale sur le strabisme ne supprime pas le port ultérieur de lunettes correctrices. Des EXERCICES ORTHOPTIQUES postopératoires pendant quelques mois peuvent, dans des cas bien précis, aider à restaurer la vision binoculaire.
Le traitement d’un strabisme est à considérer sur le long terme. Lorsque l’anomalie est corrigée précocement, le pronostic est excellent.

Chez les bébés

Un défaut de parallélisme durant les premières semaines n’est pas forcément inquiétant. En effet, les mouvements des yeux chez le nouveau-né sont souvent mal coordonnés.
En revanche, tout strabisme persistant au-delà de 2 mois exige sans tarder un examen spécifique (fond d’oeil) par un ophtalmologiste. Celui-ci pourra rechercher une affection organique sous-jacente dont le strabisme peut être le signe révélateur, et mettre en place un traitement adapté.

Testez la coordination visuelle de votre enfant (à partir de 6 mois)

Faites passer un objet devant ses yeux. Ils doivent suivre ensemble le mouvement de l’objet.
Recommencez l’exercice en masquant l’un des deux yeux. L’autre oeil suit-il correctement l’objet ? Recommencez en masquant l’autre oeil.
Votre enfant vous donne-t-il l’impression de loucher lorsqu’il regarde de près ?
Penche t-il la tête sur le côté pour regarder ?
Si vous avez un doute, parlez-en à votre pédiatre ou au médecin de famille.

Fond d’oeil : comment ça se passe ?

Cet examen permet de dépister les zones de fragilité de la rétine, d’éventuelles lésions, et de vérifier l’état général des vaisseaux. Il est réalisé régulièrement en cas de troubles de la vision.

Pour qui ?

Il n’y a pas d’indication d’âge précis pour passer un fond d’oeil.
A partir du moment où vous portez une correction visuelle, vous devez consulter votre ophtalmologiste régulièrement pour dépister ou confirmer une éventuelle évolution de votre vue. Il pourra en particulier examiner le bon état de la rétine à l’aide du fond d’oeil si vous avez une baisse de vision, une forte myopie…
Par ailleurs, en cas de choc reçu au niveau des yeux (coup de raquette, coup de poing, bouchon de bouteille…), ne restez pas sans avis médical. Le médecin pourra vous recommander un fond d’oeil.

A quoi ça sert ?

Cet examen permet d’établir le diagnostic des affections de la rétine et de celles de la choroïde (membrane accolée à la rétine). En particulier, l’ophtalmologiste peut confirmer un éventuel décollement de la rétine ou localiser une déchirure.
L’observation des veines et des artères du fond de l’oeil permet également d’évaluer instantanément les effets de l’hypertension, de l’hypotension, du cholestérol, du diabète ou encore des maladies vasculaires.

Comment cela se passe ?

Trente minutes avant l’examen, l’ophtalmologiste instille des gouttes oculaires pour dilater la pupille. Progressivement, la vue se trouble. Lorsque la dilatation de la pupille est suffisante, l’ophtalmologiste met alors 1 ou 2 gouttes d’un collyre anesthésique dans chaque oeil, avant de procéder à l’examen.
Il dispose pour cela d’un appareil particulier qu’il pose sur l’oeil, et qui projette une fente lumineuse. L’appareil sert à observer le pôle postérieur de l’oeil (centre de la rétine, pupille et macula -la rétine centrale-). Il permet aussi d’examiner la périphérie rétinienne en cas de risque de décollement de la rétine.
L’ophtalmologiste peut faire légèrement tourner l’appareil s’il veut étudier les différentes parties composant le fond de l’oeil (rétine, nerf optique, vaisseaux…).
Une certaine gêne peut s’installer au moment où l’appareil est collé sur l’oeil. En outre, la forte luminosité incommode l’oeil qui doit rester ouvert.
L’examen est rapide (quelques minutes) et les résultats sont immédiats.

Quelles précautions ?

La dilatation de la pupille entraîne un flou visuel important qui demeure gênant pendant deux ou trois heures. La conduite est impossible juste après l’examen. Vous devrez donc prendre vos dispositions pour vous faire raccompagner chez vous.
En outre, tant que votre pupille reste très dilatée, vous serez ébloui(e) par la lumière. Prévoyez des lunettes de soleil si vous devez sortir et si la luminosité extérieure est forte.

ÉPAULE DOULOUREUSE, quand peut-on opérer ?

Une épaule douloureuse, instable… il est quelquefois recommandé de se faire opérer. Pourquoi et comment ? Réponses du spécialiste.

Dans quels cas une opération est-elle nécessaire ?

Dans quatre grandes circonstances :
Instabilité de l’épaule. Il existe une laxité articulaire anormale à l’origine de luxations. La capsule articulaire (enveloppe fibreuse qui entoure l’articulation) est lésée. Les luxations peuvent se répéter, sans être provoquées par des traumatismes importants, mais plutôt par des faux mouvements. Ce genre de problème survient généralement chez les jeunes.
Arthrose. Elle apparaît souvent beaucoup plus tard et peut être très invalidante, cause de douleurs importantes et d’une mobilité réduite.
Douleurs qui ne proviennent pas de l’arthrose. Ces souffrances sont d’origine ostéotendineuse. L’élément anatomique responsable de la douleur est l’altération de la “coiffe” des rotateurs (ensemble de muscles et de tendons formant le galbe de l’épaule), soumis à d’importantes contraintes mécaniques et souvent fragilisés dans cette articulation. Les sensations douloureuses se réveillent surtout lors de certains mouvements (en écartant le bras du corps, par exemple). Si aucun traitement n’est entrepris, l’épaule risque progressivement de se dégrader.
Une fracture de l’épaule, qui relève du domaine de la traumatologie et qui nécessite une intervention d’ordre orthopédique.

En quoi consistent les différentes interventions chirurgicales ?

Elles dépendent du problème initial.
En cas de luxations récidivantes : le chirurgien a le choix entre deux interventions. La première consiste à refixer la capsule articulaire. La deuxième solution est de placer une butée osseuse pour éviter que l’épaule ne se démette à nouveau. L’intervention dure moins d’une heure, et l’hospitalisation de trois à quatre jours. L’épaule et le bras restent immobilisés entre dix jours et un mois.
En cas de problèmes mécaniques de la “coiffe des rotateurs”, il faut commencer par un traitement médical (anti-inflammatoires, infiltrations… et séances de rééducation), qui dure plusieurs mois. A la fin de ce traitement, l’épaule doit être assouplie et indolore. La solution chirurgicale n’est envisagée que si les douleurs persistent. Avant l’intervention, le chirurgien peut prescrire un scanner (avec injection intra-articulaire d’un produit iodé), pour mieux voir l’élément anatomique (osseux ou tendineux) responsable des douleurs. En cas de lésion de la coiffe des rotateurs (calcification ou rupture), le chirurgien peut enlever la calcification ou refixer les tendons sur l’os. L’intervention dure environ une heure, l’hospitalisation trois-quatre jours. Et une rééducation (douce au début) commence dès le deuxième ou troisième jour postopératoire.
Pour une arthrose majeure, la meilleure solution est quelquefois de mettre une prothèse articulaire. L’intervention dure une heure à une heure trente, et l’hospitalisation environ huit jours. La rééducation, démarrée très tôt, est essentielle.

Que peut-on espérer ?

Cette intervention donne, en général, de bons résultats : il n’y a plus de douleur, et la mobilité articulaire redevient presque normale, si la coiffe des rotateurs n’est pas abîmée. D’où l’intérêt de ne pas trop attendre pour se faire opérer. Parfois les lésions arthrosiques sont si importantes qu’elles rendent l’intervention très difficile, voire impossible !

A retenir :

En cas d’épaule raide et douloureuse, le traitement commence par une rééducation.
Une fois l’épaule assouplie, le premier examen est un bilan radiologique.

La coloscopie : comment ça se passe ?

Très courante, la coloscopie est pratiquée par un gastro-entérologue. C’est l’examen le plus fiable pour visualiser la muqueuse du côlon et rechercher des polypes ou d’autres petites lésions.

Quand est-elle nécessaire ?

Une coloscopie peut être indiquée en cas de saignements digestifs, chroniques ou aigus. Le médecin s’assurera au préalable que les saignements ne sont pas d’origine hémorroïdaire, et n’ont pas été provoqués par une intervention locale.
La coloscopie est aussi recommandée en cas d’émissions glaireuses, de douleurs, de troubles chroniques du transit ou d’antécédents personnels ou familiaux.
La diarrhée aigüe n’est pas une indication de la coloscopie. Dans ce cas précis, on réalise un autre examen (rectosigmoïdoscopie).
Bon à savoir : si l’indication le requiert, la coloscopie peut être pratiquée quel que soit l’âge du patient.

Comment ça marche ?

La coloscopie est pratiquée sous anesthésie générale. Le médecin introduit par voie rectale dans le colon du patient anesthésié un long instrument flexible, le coloscope. Celui-ci est équipé de fibres optiques, ou mieux, d’un système électronique vidéo qui retransmet les images sur écran.
Le médecin observe la muqueuse colique depuis l’anus jusqu’au caecum, c’est-à-dire jusqu’à la jonction du côlon avec l’intestin grêle, et parfois même jusqu’à l’iléon. L’examen est bref, l’anesthésie dure en général moins d’une demi-heure.
La coloscopie peut être réalisée dans un simple but diagnostic (examen de la muqueuse).
Elle peut également permettre un acte thérapeutique : le gastro-entérologue détruit les petits polypes (par brûlure laser ou par section à la base).
Si le ou les polypes présents sont de grosse taille, le médecin effectue le seul diagnostic sans intervenir, car les suites opératoires de l’examen sont plus importantes. Il proposera alors au patient de prendre rendez-vous pour une ablation ultérieure des polypes.
La coloscopie permet également de traiter immédiatement une lésion hémorragique ou d’effectuer une biopsie.
Enfin, plusieurs coloscopies de suite s’avèrent parfois nécessaires pour se débarrasser totalement de polypes ou pour s’assurer que toutes les lésions ont bien été traitées.
Il arrive, très rarement, que la coloscopie échoue, faute d’avoir la possibilité mécanique de faire passer le coloscope. Il est alors nécessaire de se contenter du seul examen possible, la radio du côlon.

Comment s’y préparer ?

De façon générale, mangez légèrement, ne buvez ni alcool ni excitants (café, thé) avant l’examen.
Surveillez votre alimentation les 2 jours précédant l’examen. Evitez en particulier les aliments à l’origine de résidus (tomate, kiwi, raisin) : en effet, le diamètre du canal opérateur du coloscope ne mesure que 3 mm et d’éventuels pépins résiduels risquent de le boucher pendant l’examen. Fuyez aussi les aliments qui contiennent du fer. Celui-ci obscurcit les muqueuses et empêche d’obtenir de bonnes images.
Pour l’examen, le côlon doit être vide de matières. La veille, vous devrez le purger en buvant 4 litres d’une solution au goût salé, en quelques heures. Pour mieux faire passer la boisson, fractionnez la prise en solutions de goûts variés, plutôt que 4 litres d’un seul et même goût.
Pour l’anesthésie, respectez le jeûne alimentaire et hydrique pendant 6 h avant l’intervention.
Signalez au praticien tout traitement médicamenteux en cours (les anticoagulants sont contre-indiqués en cas d’ablation de polypes) ou si vous souffrez de pathologies particulières (insuffisance rénale, cardiaque…)

Et après ?

On peut se sentir ballonné au réveil, mais la gêne s’estompe rapidement. Les autres petits désagréments sont inhérents au réveil d’une anesthésie générale.
Quand l’anesthésie est pratiquée en ambulatoire, une hospitalisation de quelques heures suffit. Toutefois, la prudence s’impose après l’examen. Le patient ne peut pas repartir seul, encore moins au volant d’une voiture. Il est recommandé d’être particulièrement attentif s’il s’agit d’une personne âgée.
En dehors de signes particuliers (évolution locale ou apparition éventuelle de nouveaux symptômes), il n’est pas nécessaire de renouveler l’examen avant 5 à 8 ans.

Déchiffrez votre analyse de sang

  Normes Vous êtes au-dessous de la norme Vous êtes au-dessus de la norme Attention !
Hématies (globules rouges)
Cellules de couleur rouge car elles possèdent un pigment protéique, l’hémoglobine, qui a en charge de transporter l’oxygène.
Homme: 4 à 6 millions / mm3
Femme: 4 à 5 millions / mm3
C’est une anémie dont les origines sont multiples. Polyglobulie, fréquente chez les Méditerranéens et ceux qui vivent en altitude. Le nombre d’hématies doit tenir compte du taux d’hémoglobine.
Hémoglobine
Pigment protéique des globules rouges. Fixe l’oxygène au niveau des poumons, et le transporte dans le corps.
Homme: 13 à 18 g / 100 ml
Femme: 12 à 16 g / 100 ml
Anémie (anémie franche < 10 g). Des saignements "invisibles" doivent être recherchés. Reflet d’une déshydratation ou d’une polyglobulie. Ces valeurs dépendent du nombre d’hématies. Le taux d’hémoglobine est essentiel pour juger d’une anémie.
Hématocrite
Masse globulaire, ou pourcentage en volume des globules “rouges” dans le sang.
Homme: 40 à 52 %
Femme: 37 à 46 %
Masse globulaire faible évoquant une anémie. Polyglobulie, augmentation du volume des hématies. Le taux d’hématocrite est lié à celui des hématies.
Leucocytes (globules blancs)
Cellules du système de défense immunitaire. Il en existe plusieurs familles différentes : polynucléaires neutrophiles, éosinophiles, basophiles, lymphocytes et monocytes.
Homme et femme: 4 000 à 10 000 / mm3 Personnes de race noire. Infections virales diverses, prise de certains médicaments, périodes menstruelles. Infections bactériennes (O.R.L., infection urinaire…), maladie inflammatoire, leucémie. Grossesse, fumeurs. Pour en savoir plus, il est indispensable de voir le détail de la formule leucocytaire.

Formule leucocytaire

  Normes Vous êtes au-dessous de la norme Vous êtes au-dessus de la norme Attention !
Polynucléaires neutrophiles
Protection contre les bactéries.
2 000 à 7 500 / mm3 (Résultats variables selon les normes du laboratoire). Infections virales, certains médicaments, chimiothérapie Efforts physiques violents et longs, fumeurs, prise de corticoïdes, infection bactérienne. Le nombre de polynucléaires doit être comparé à celui des autres cellules.
Polynucléaires éosinophiles
Rôle dans les affections allergiques et lutte contre les parasites.
100 à 400 / mm3   Parasites, allergies, collagénoses.  
Lymphocytes
Rôle dans les défenses antivirale, antitumorale.
1 500 à 4 000 / mm3 Grossesse, malnutrition, maladie auto-immune. Infections virales, certaines leucémies. Numération des plaquettes  

Examens biochimiques

  Normes Vous êtes au-dessous de la norme Vous êtes au-dessus de la norme
Glycémie à jeun
Dosage du taux de sucre (glucose) dans le sang.
Homme et femme: 0,7 à 1,05 g / l Mauvaise alimentation, traitement mal adapté d’un diabète. 1,26 g / l : diabète (mais ce chiffre doit être vérifié 2 fois).
Créatinine
Marqueur de la fonction rénale et reflet de la masse musculaire.
Homme: 7 à 13 mg / l Femme: 5 à 11 mg / l   En cas d’insuffisance rénale, le taux de créatinine augmente..
Cholestérol total*
Graisse synthétisée par le foie, transportée dans le sang associée à des lipoprotéines.
*Un taux élevé nécessite un dosage du LDL (mauvais cholestérol).
Homme et femme: 1,5 à 2,5 g / l Efforts physiques importants, grossesse (1er trimestre), dénutrition, hyperthyroïdie. C’est l’hypercholestérolémie, une maladie à part entière qui nécessite d’autres examens.
Triglycérides
Graisses du sang, marqueurs du métabolisme lipidique.
Homme: 0,4 à 1,5 g/l Femme: 0,3 à 1,4 g/l Syndrome de malnutrition – taux très bas : insuffisance hépatique. Trouble du métabolisme des graisses.

A retenir

Des résultats légèrement en dehors des normes ne doivent pas vous inquiéter car certains chiffres ne s’interprètent pas isolément.
Sachez par ailleurs que l’âge, la grossesse, l’alimentation… modifient certains dosages.

Acide urique
C’est le produit final de dégradation des acides nucléiques (dans l’ADN). Transporté dans le sang, il est filtré par le rein qui l’ élimine dans les urines.

Norme pour un homme : 35 à 70 mg / litre
Norme pour une femme : 25 à 60 mg / litre

Amygdales : Quand opérer ?

En cas d’angines à répétition votre médecin ORL peut recommander l’ablation des amygdales.

Quand les amygdales posent-elles problème ?

Les amygdales sont des organes situés au fond de la gorge. Leur hypertrophie constitue les végétations. Elles forment une barrière naturelle contre les infections. Lorsque l’enfant grandit, leurs dimensions diminuent généralement progressivement.
Chez les enfants, et parfois chez l’adulte, les angines se traduisent par une infection des amygdales qui grossissent et deviennent inflammatoires. Si ces infections deviennent trop fréquentes, gênent la vie quotidienne de l’enfant et nécessitent régulièrement une antibiothérapie, l’ORL peut proposer l’ablation des amygdales (ou amygdalectomie). Consultez un ORL à partir de 3 ou 4 vraies angines pendant au moins 2 ans de suite.

Comment se déroule l’opération chez l’enfant ?

Pratiquée le plus souvent entre 4 et 15 ans, l’ablation des amygdales est une intervention chirurgicale simple. Elle nécessite un bilan préopératoire car elle se pratique sous anesthésie générale. –L’hospitalisation dure un à deux jours pour éviter tout risque hémorragique. La douleur post-opératoire peut persister plusieurs jours après l’intervention et nécessite la prescription d’antalgiques.

Et chez l’adulte ?

L’intervention n’est envisagée qu’en cas d’angines à répétition ou d’infection chronique des amygdales. Moins banale que chez l’enfant, elle nécessite une hospitalisation plus longue. Après l’opération, la douleur, conséquente, peut être partiellement soulagée au moyen d’antalgiques puissants.
Autre solution : le laser. Il permet de retirer partiellement les amygdales en 4 à 5 séances et est préconisé en cas de contre-indication à l’anesthésie générale.

A savoir

Des amygdales trop volumineuses peuvent gêner un enfant dans la vie courante. Elles peuvent en particulier contrarier la déglutition (l’enfant mange mal) ou la respiration (perturbé par des pauses respiratoires pendant son sommeil, l’enfant dort mal et est sujet à de fréquents cauchemars). Une visite chez l’ORL vous permettra de faire le point sur la nécessité ou non d’une amygdalectomie.
Autrefois couramment pratiquée, l’ablation des amygdales n’est plus une intervention systématique car les antibiotiques permettent aujourd’hui de venir rapidement à bout des angines. C’est donc la fréquence des infections qui détermine la nécessité d’opérer.
L’ablation des amygdales apporte le plus souvent des résultats satisfaisants. Elle n’élimine pas tout risque d’infection de la gorge mais permet de diminuer efficacement leur fréquence.