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Daltonisme : quand les couleurs se confondent

Le daltonisme est un trouble héréditaire qui concerne la vision des couleurs.

Le diagnostic est indispensable pour aider les enfants et les adultes qui en sont atteints à gérer leur vie quotidienne.

Qu’est-ce que c’est ?

Le daltonisme est un trouble héréditaire qui concerne la vision des couleurs : le daltonien ne perçoit pas certaines couleurs ou éprouve de la difficulté à différencier certaines d’entre elles. Les personnes atteintes compensent l’absence de perception des couleurs en développant leur propre système de référence : les nuances manquantes sont remplacées par différentes nuances de gris.
Le daltonisme n’affecte pas les autres fonctions de la vue. Il perdure toute la vie sans s’aggraver ni s’améliorer. Il n’existe à l’heure actuelle aucun traitement qui permettent de rétablir une vision normale des couleurs.
Le daltonisme prédomine chez les hommes (il touche 8 % des hommes et 0,45 % des femmes).

Les couleurs en cause

Lorsqu’il est doté d’une vision normale, l’être humain est capable de percevoir 15 000 nuances. La vision colorée résulte de la perception des 3 couleurs fondamentales : bleu, vert et rouge. Leur combinaison permet de former toutes les teintes de la palette.
Un daltonien ne perçoit généralement que 2 couleurs dominantes. Sa vision colorée en est modifiée. Le cas le plus fréquent est celui où l’individu ne fait pas la distinction entre le vert et le rouge : il reconnaît seulement le jaune et le bleu-violet. Quant aux autres couleurs, elles s’estompent en nuances de gris.
La confusion entre le jaune et le bleu est une forme moins commune de daltonisme : la personne distingue alors clairement le vert et le rouge.
L’incapacité complète à distinguer l’ensemble des couleurs est beaucoup plus rare.

A quoi c’est dû ?

L’anomalie qui provoque le daltonisme se situe au niveau de la rétine. Sur cette membrane qui tapisse la face interne de l’oeil, se trouvent les cellules photoréceptrices (appelées “cônes”) qui nous permettent de percevoir les couleurs. Il existe 3 types de cônes : les cônes “rouges”, les cônes “verts” et les cônes “bleus”, qui sont sensibles à des pigments spécifiques. Si un type de cône fonctionne mal ou est absent, le cerveau ne reçoit pas l’information qui lui permet de décoder la couleur.
Une personne qui perçoit l’ensemble des couleurs est dite “trichromate normale” : cela signifie qu’elle possède les 3 types de cônes qui fonctionnent correctement.
Si les cônes sont présents mais que l’un des pigments est altéré, cela entraîne une légère altération de la vision colorée, souvent peu gênante dans la vie quotidienne : on parle de “trichromatisme anormal”.
Chez les personnes daltoniennes, un des types de cônes manquent (généralement le rouge, plus rarement le bleu ou le vert) : on dit qu’ils sont “dichromates”. (Les personnes “protanopes” ne voient pas le rouge, les “deutéranopes” ne voient pas le vert et les “trinatopes” ne voient pas le bleu.)
Beaucoup plus exceptionnellement, deux types de cônes peuvent manquer : on parle de “monochromatisme”. Encore plus rarement, si les 3 types de cônes sont absents (“achromatisme”), la personne vit dans un monde en noir et blanc, et en nuances de gris.

Une anomalie héréditaire

Le daltonisme touche essentiellement les hommes. Le gène du daltonisme est porté par le chromosome sexuel X. Ce gène est dit “récessif”, ce qui signifie qu’il suffit de la présence d’un gène normal pour que l’affection ne s’exprime pas.
Chez la femme, qui possède deux chromosomes X, la présence d’un gène anormal est le plus souvent compensée par un gène normal sur le second chromosome X. La femme peut donc être porteuse du gène du daltonisme et le transmettre à ses enfants, sans pour autant être atteinte de ce trouble. Pour être elle-même daltonienne, elle doit avoir reçu des chromosomes altérés à la fois de son père et de sa mère, ce qui est beaucoup plus rare.
Chez l’homme, qui possède un chromosome X et un chromosome Y, le gène anormal transmis génétiquement ne peut être compensé. Ainsi, ce trouble affecte une proportion plus élevée d’hommes. Lorsqu’ils sont atteints, les hommes ne transmettent jamais le gène à leurs fils, mais toujours à leurs filles (via le chromosome X).

Comment le dépister ?

Le dépistage du daltonisme est simple et rapide. Il est souvent (mais pas systématiquement) réalisé au cours de la première visite médicale à l?école (vers 6 ans). Il existe cependant des tests pour déceler le daltonisme dès l’âge de 3 ans.
Le daltonisme est repéré à l’aide de planches qui représentent des chiffres ou des dessins formés de points colorés sur un fond d?une autre couleur. Le test le plus courant est celui d?Ishihara, il contient une dizaine de planches qui représentent des lettres et des chiffres orangés sur fond vert, verts sur fond orange… Le daltonien ne peut distinguer le chiffre ou le dessin car il confond la teinte du dessin avec celle du fond. Sur le web, vous pouvez faire le test à l’adresse suivante : www.bienvoir.net/rubriques/test4.php3
On ne peut quantifier précisément le déficit coloré chez un jeune enfant. Mais le diagnostic précoce est important en raison des conséquences scolaires et professionnelles.
L’évaluation précise du type de daltonisme est effectuée lorsque l’enfant est capable de collaborer suffisamment aux tests (vers 10 ans).
Une fois l’anomalie connue, elle ne nécessite aucune surveillance particulière.

Un problème d’orientation professionnelle

Le principal problème lié au daltonisme est qu’il interdit certaines professions qui font appel à des signaux colorés : métiers des transports (aviation, chemins de fer, autobus, transports publics…), de la sécurité (pompiers, policiers…), de la peinture, cinéma, électricité, recherche scientifique liée à des expériences chimiques.
Il est important que les jeunes daltoniens connaissent leur anomalie avant de choisir leur orientation scolaire et professionnelle : : il arrive malheureusement trop souvent que de jeunes hommes se voient refuser l’accès à certaines professions pour lesquelles ils ont suivi des études, car leur daltonisme n’a pas été dépisté à temps.
De très nombreux métiers sont accessibles aux daltoniens même lorsque l’anomalie est importante. L?absence de vision de certaines couleurs peut être un avantage dans certains domaines graphiques.

Bon à savoir

Signalez à votre médecin tout antécédent familial connu : en général, un grand-père, un oncle ou un cousin dans la famille de la mère. Il est également possible que l’anomalie n’ait pas été décelée chez les ascendants.
Soyez attentifs aux erreurs de couleurs dans la vie quotidienne. Consultez votre ophtalmologiste si votre enfant se trompe dans l’attribution des couleurs, notamment au niveau de l’habillement, des jeux vidéos, des dessins… Les erreurs de l’enfant concernent généralement les couleurs vertes qui deviennent grises, et le rouge qui est perçu en vert.

Au quotidien

Adoptez une attitude compréhensive et dédramatisez. Il sera difficile à l’enfant d’éviter les quolibets de ses camarades. N’y rajoutez pas vous-mêmes de réprimandes. Aidez votre enfant à accepter son anomalie.
Un enfant daltonien est gêné à l?école lorsqu?il doit choisir la couleur d?un crayon, d’un cahier ou encore interpréter certaines réactions en cours de chimie. Vous pouvez coller des étiquettes sur les cahiers et même sur les crayons pour que l’enfant ne se trompe pas en classe. Pensez aussi à prévenir ses professeurs : la couleur a un rôle important dans l’apprentissage de la lecture et du calcul, mais aussi en géographie, en chimie, en électronique, et dans les activités artistiques.
Attention aux dangers de la rue ! Les enfants daltoniens ne distinguent pas le rouge du vert. Vous devez leur apprendre à traverser en identifiant la position du feu vert par rapport au feu rouge, et en distinguant le personnage qui marche de celui qui est l?arrêt.

Lorsque l’altération des couleurs a une autre origine

Le daltonisme ne concerne que l’anomalie d’origine héréditaire. En revanche, certaines maladies (diabète, glaucome…) peuvent altérer la vision des couleurs. Ces anomalies apparaissent souvent à un stade précoce de la maladie. Contrairement au daltonisme, elles peuvent s’aggraver. Mais elles peuvent aussi être corrigées par le traitement de la maladie en cause.

Glaucome: la tension oculaire sous surveillance

Le glaucome se développe en général insidieusement dès la quarantaine. Il peut être d’origine héréditaire.

Qu’est-ce que c’est ?

Le glaucome est une affection de l’oeil caractérisée par une augmentation progressive ou brutale de la tension intra-oculaire.
L’hypertension dans les yeux résulte d’une difficulté, voire d’un blocage de l’écoulement du liquide (humeur aqueuse), normalement sécrété à l’intérieur de l’oeil.
On distingue traditionnellement 2 formes de glaucome : la forme aiguë et la forme chronique, de loin la plus fréquente, de nature héréditaire.
Elle se développe généralement de façon insidieuse dès la quarantaine. Des chocs traumatiques ou affectifs peuvent être aussi à l’origine de soudaines poussées.

Quels symptômes ?

Le glaucome connaît souvent une évolution très lente : il ne donne alors que des troubles légers pendant des années.
Les premières manifestations sont une vision axiale difficile, puis un rétrécissement progressif du champ visuel, avec picotements intermittents des yeux.
Une phase d’alerte peut survenir brusquement avec baisse rapide de la vision, sensations de halos colorés, globe oculaire douloureux, larmoiements.
En cas de crise aiguë : l’oeil devient rouge vif, la vision nulle, des maux de tête surviennent avec douleurs irradiantes et, très souvent, des nausées suivies de vomissements.

Quel traitement ?

Si vous reconnaissez des troubles annonciateurs, une consultation chez un ophtalmologiste s’impose. S’il suspecte un glaucome, le spécialiste procèdera à des examens afin de tester la vision périphérique et de détecter d’éventuelles lésions du nerf optique.
En cas de ”phase d’alerte” ou de ”crise aiguë”, consultez immédiatement un ophtalmologiste ou un service hospitalier spécialisé.
Enfin, ne prenez jamais de médicaments antispasmodiques (notamment à base de belladone ou d’atropine) en cas de glaucome chronique non évolutif : ils peuvent déclencher une crise aiguë.

CONSEILS PRATIQUES

En prévention, faites surveiller régulièrement votre tension oculaire : tous les 3 ou 4 mois, tout au long de votre vie. Il n’est pas toujours nécessaire de traiter une légère hypertension oculaire, surtout si le nerf optique ne présente aucune lésion.
En cas d’antécédents familiaux, faites pratiquer des tests chez les ascendants pour détecter un éventuel début de glaucome, avant même ses premières manifestations.
Chez les sujets hypertendus, une brusque chute de la pression artérielle peut favoriser une poussée de glaucome. Contrairement à une idée reçue, hypertension générale et hypertension de l’oeil ne vont pas de pair.

Kératite : traitez rapidement

Cette atteinte douloureuse de la cornée nécessite un traitement adapté à la cause de l’inflammation.

Qu’est-ce que c’est ?

La kératite désigne l’inflammation de la cornée.
Cette inflammation peut être d’origine infectieuse (microbienne, virale ou parasitaire) : herpès, conjonctivite voisine.
Elle peut aussi être liée à une agression extérieure : par exemple, traumatisme oculaire, gaz lacrymogènes ou autres substances chimiques…
La sécheresse de la cornée par manque ou mauvaise qualité des larmes, notamment en cas de port de lentilles, favorisent également le risque de kératite.

Quels symptômes ?

Sensation de gêne visuelle, de corps étranger dans l’oeil. Eventuellement baisse de l’acuité visuelle.
Douleur oculaire croissante.
Intolérance à la lumière.
Larmoiement. Eventuellement écoulement purulent.

Que faire ?

Consultez sans tarder votre médecin traitant ou votre ophtalmologiste (car une kératite peut évoluer vers une ulcération de la cornée et laisser des séquelles visuelles). Le traitement dépend de la cause de la kératite.
Les larmes artificielles, à instiller plusieurs fois par jour, permettent de soulager les yeux secs en l’absence de toute infection.
En cas de kératite infectieuse, des prélèvements locaux permettront de déterminer les germes en cause, et de mettre en place un traitement antibiotique à base de collyres ou pommades ophtalmiques.
Si la kératite est d’origine herpétique, des collyres ou pommades spécifiques sont nécessaires (Aciclovir® ou Zovirax® en pommade ophtalmique).
Le port de verres teintés peut soulager la douleur tant que dure l’inflammation.

CONSEILS PRATIQUES

Les collyres et pommades ophtalmiques ouverts ne doivent pas être conservés (ni utilisés !) au-delà de 15 jours. Passé ce délai, n’oubliez pas de les jeter.
N’utilisez jamais de collyre à la cortisone sans avis médical, car cela aggraverait une kératite herpétique débutante.
Au soleil, protégez-vous systématiquement les yeux avec de bonnes lunettes protectrices : impératif en mer et haute altitude. Pensez aussi aux lunettes si vous vous exposez sous lampe UV, et au masque protecteur en cas de soudure électrique.
Soignez votre alimentation qui doit être suffisamment riche en vitamine A (foie de poissons, oeufs, laitages) ou en provitamine A (légumes verts, carottes, tomates, fruits).

Zoom sur les larmes

On peut rire aux larmes, fondre en larmes, avoir des larmes dans la voix, pleurer des larmes de crocodile… Les larmes font partie de notre vocabulaire et de notre vie.

Les larmes sont indispensables.

Elles ont un rôle lubrifiant pour les paupières, humidificateur et nutritif pour la conjonctive et la cornée.

Les larmes sont un liquide clair.

Elles sont composées pour 98 % d’eau, additionnée de sels minéraux, de protéines et d’enzymes variées. Certaines de ces substances sont dotées de propriétés antivirales et antibactériennes pour protéger l’oeil. Pour respecter le milieu local, le nettoyage des yeux chez les adultes comme chez les bébés doit donc être réalisé avec du sérum physiologique, et non de l’eau.

Les larmes sont secrétées par 2 types de glandes.

Les glandes lacrymales, situées à l’angle externe de l’oeil, sont les principales pourvoyeuses des pleurs émotionnels. Leur action est complétée par celle des glandes lacrymales accessoires, qui produisent le film lacrymal. Les larmes sont ensuite excrétées par le canal lacrymonasal, qui part de l’oeil pour déboucher dans le nez. Si elles sont produites trop rapidement (ou en trop grande quantité), ce conduit déborde : on pleure et le nez coule.

A quoi servent les paupières ?

A protéger l’oeil bien sûr. Mais le clignement des paupières (en moyenne toutes les 10 secondes) assure également une bonne répartition des larmes sur l’oeil et évite la sécheresse oculaire. Le clignement des paupières est aussi une réaction psychologique : en période de stress, elles battent plus rapidement.

On peut avoir trop de larmes…

C’est d’ailleurs une maladie, l’épiphora, qui se caractérise par un larmoiement persistant. Cette affection est liée soit à une sécrétion excessive des glandes lacrymales, soit à l’obstruction partielle des voies d’excrétion.

… Ou pas assez

En cas de production insuffisante de larmes (ou de problème dans leur composition), on éprouve en permanence la sensation d’avoir des grains de sable dans les yeux. L’oeil sec se traduit par une sécheresse de la cornée et de la conjonctive : c’est la xérophtalmie. Une absence totale de larmes peut provoquer une perte visuelle, voire même conduire à la cécité. On peut la prévenir par l’utilisation de collyres. Par ailleurs, la sécrétion de larmes diminue naturellement avec l’âge.

Attention à la qualité de l’air !

L’air conditionné assèche les yeux : c’est le cas dans les bureaux et les voitures climatisés, mais aussi dans les avions. Quant au travail sur ordinateur, il fatigue les yeux : après quelques heures de travail sur écran, la fréquence de clignement des paupières peut diminuer de moitié, ce qui favorise également une certaine sécheresse oculaire.

L’oeil est un milieu sensible aux infections.

Fréquentes et souvent bénignes, les conjonctivites peuvent néanmoins être très douloureuses. Pour éviter de contaminer les yeux, les collyres ne doivent pas être utilisés plus de 15 jours après ouverture. N’oubliez pas de jeter tous vos flacons usagés.

Une affaire d’hormones.

Les femmes pleurent davantage que les hommes parce qu’elles secrètent une hormone (la prolactine) en plus grande quantité. Jusqu’à l’adolescence, filles et garçons pleurent autant car les taux de prolactine sont équivalents dans les deux sexes. En revanche, à 18 ans, les filles en sécrètent 60 % de plus que les garçons.

Les femmes sont plus sensibles à certaines périodes de leur cycle.

Les pleurs sont en effet un symptôme fréquent du syndrome prémenstruel. Pleurer permet d’ailleurs de diminuer la tristesse ou la colère, car les larmes provoquées par une émotion vive permettent d’éliminer des substances responsables du stress.

Enfant : aidez-le à choisir ses lunettes

Un enfant qui n’aime pas ses lunettes ne les porte pas. Il est donc essentiel de les adapter non seulement à son visage mais aussi à ses goûts.

Tenez compte de la morphologie du visage

Les critères à prendre en compte sont la base du nez, la largeur des tempes et la hauteur des pommettes.
La monture des lunettes doit avoir le pont et les branches positionnés au milieu du visage. L’enfant a une tendance naturelle à regarder vers le haut : pour éviter qu’il ne regarde au-dessus de ses lunettes, la monture doit être placée suffisamment haute sur le nez.
Chez les bébés, constamment appuyés dans leur siège, les branches des montures ne doivent pas être trop longues afin d’éviter qu’elles ne glissent vers le bas de son visage. Evitez les montures en métal pour les tout-petits car les plaquettes s’appuient trop près des coins des yeux.

Pour éviter qu’ils ne trichent

Les enfants myopes peuvent généralement porter tous types de monture et ne seront pas tentés de tricher car, même avec un trouble visuel faible, ils éprouvent le besoin de porter leurs lunettes.
En revanche, les hypermétropes et les anisométropes – dont les deux yeux n’ont pas la même correction -, ne ressentent pas vraiment le besoin de corriger leur vue et ont tendance à tricher en regardant au-dessus de leurs lunettes. Mieux vaut leur proposer des montures hautes, bien stables et correctement plaquées au visage. Laissez-vous conseiller par votre opticien.

Spécial soleil

Les enfants expriment rarement le besoin de porter des lunettes de soleil en été et aux sports d’hiver, alors que la protection de leurs yeux contre les rayons du soleil est essentielle. N’hésitez donc pas à investir dans une paire de solaires, d’autant que les opticiens font des efforts de prix pour les rendre plus abordables. Comptez environ 15-25 euros pour une paire de solaires enfant, et 30 euros pour une paire de solaires adaptés à sa vue.
Une autre solution pour les séjours ensoleillés : les clips foncés anti-UV qui s’adaptent à la monture. Un avantage : pas besoin de changer les clips tant que l’enfant conserve la même monture, même si la correction des verres évoluent. Comptez environ 40 euros pour 2 verres.

Ils savent ce qu’ils veulent !

En ce qui concerne le choix de la couleur et de la forme des lunettes, l’enfant a souvent des idées très précises. Aidez-le, conseillez-le, mais laissez-lui la liberté de choisir lui-même ses propres lunettes.

Myopie : une mauvaise vue de loin

La myopie est une anomalie de la réfraction oculaire qui entraîne une perception trouble des objets situés au loin. La vision de près n’est pas touchée.

Qu’est-ce que c’est ?

Lorsque la vision est normale, les images se focalisent sur la rétine quelle que soit la distance des objets observés. Pour se faire, le cristallin, très souple, se déforme : c’est l’accommodation.
La myopie résulte de la trop grande longueur du globe oculaire. L’image d’un objet éloigné se forme alors en avant de la rétine. Le nerf optique transmet une image floue au cerveau.
La myopie apparaît souvent à la puberté et évolue régulièrement durant l’adolescence, tant que l’oeil grandit. Pendant cette période de croissance, il peut être nécessaire de changer les verres souvent, pour corriger le trouble de vision. Elle se stabilise en général vers 25 ans, et peut atteindre -5 dioptries.
L’oeil myope est particulièrement fragile. La rétine peut se décoller à la suite d’un choc sur l’oeil, le crâne ou le visage. Consultez alors un ophtalmologiste pour déceler des lésions éventuelles. Au besoin, un traitement par laser pourra être envisagé.

Quelles causes ?

L’origine de cette anomalie reste à ce jour mal connue, même si la part génétique est généralement invoquée.
Une forte myopie est souvent héréditaire ou liée à une maladie de l’oeil dans l’enfance. Elle apparaît alors vers 6 ou 7 ans et progresse rapidement, pouvant aller de -6 à -20 dioptries. Ce qui oblige à changer souvent de verres correcteurs. Elle peut s’accompagner de lésions dégénératives du fond d’oeil avec un risque de décollement de la rétine. Des examens réguliers chez l’ophtalmologiste (fond d’oeil) permettent de prévenir ce risque.
Contrairement aux idées couramment répandues, peu de facteurs influent sur ce trouble. Ni l’éclairage insuffisant, ni la ”surdose” de lecture ne semblent avoir quelque effet sur la myopie. Cependant, à l’âge adulte, une activité soutenue sur écran tend à l’augmenter.

Quels signes ?

Les signes les plus caractéristiques sont le plissement et le clignement des yeux, les maux de tête, ainsi que la tendance à approcher excessivement les objets pour mieux les discerner. Les enfants se penchent exagérément sur leurs cahiers, leurs livres, et se rapprochent de la télévision. Les adultes peinent à distinguer les panneaux de signalisation sur la route, ne reconnaissent plus à distance les visages familiers…
La myopie est détectée au moyen de tests visuels chez l’ophtalmologiste. Elle est exprimée en valeurs négatives de dioptries.

Quelle correction ?

L’image doit être ramenée au niveau de la rétine. Les lunettes et lentilles permettent la focalisation adéquate de la lumière sur la rétine, ce qui compense la forme trop longue de l’oeil.
Les verres correcteurs concaves sont plus épais sur les bords qu’au centre. Ils agissent en faisant diverger les rayons lumineux avant qu’ils ne pénètrent dans le globe oculaire.
En épousant parfaitement la forme de l’oeil, les lentilles de contact assurent une qualité de vision encore meilleure… sous réserve qu’elles soient bien supportées.
La myopie peut également être facilement corrigée par chirurgie réfractive chez les patients qui ne souhaitent plus porter de lunettes ou de lentilles de contact. L’intervention est réservée aux adultes chez qui la myopie s’est stabilisée. Le traitement au laser reste encore quant à lui du domaine expérimental.

Myopie : quels risques pour la rétine ?

Pourquoi faut-il consulter régulièrement un ophtalmologiste lorsqu’on est myope, même si la vue ne baisse pas ? Parce qu’une surveillance régulière de la rétine est indispensable.

Chez les personnes myopes, l’oeil a tendance à être trop long : l’image de ce qui est observé se forme trop en avant de la rétine (vision floue en regardant au loin). Les tensions qui surviennent au niveau de la rétine augmentent les risques de déchirures, donc de décollement de la rétine.
Une consultation ophtalmologiste régulière permet au médecin de rechercher les éventuels signes d’atteinte rétinienne afin de mettre rapidement en place un traitement. Le décollement de la rétine est une atteinte rare mais grave : en l’absence de traitement, il évolue vers la cécité de l’oeil atteint. C’est pourquoi le dépistage systématique est indispensable.

Le décollement de la rétine : qu’est-ce que c’est ?

La rétine est la membrane qui tapisse le fond de l’oeil. Elle renferme les cellules qui captent les signaux lumineux, et les transmettent au cerveau via le nerf optique. La rétine est constituée de plusieurs couches de cellules superposées. Le décollement de rétine désigne la perte de contact entre certaines de ces couches : une poche de liquide apparaît et gêne la vision. Si le décollement s’étend, l’oeil ne peut plus voir.
Le décollement est le plus souvent provoqué par une déchirure ou un trou qui se forme au niveau de la rétine. Le décollement se traduit par des anomalies de la vision : points noirs, mouches volantes, éclairs, apparition d’une tache ou d’un voile noir qui cache une partie du champ visuel. En cas d’apparition d’un ou de plusieurs de ces signes, consultez d’urgence un médecin ophtalmologiste.
Une fois avéré le décollement, le traitement est chirurgical : l’intervention, qui consiste à fermer les trous et les déchirures rétiniennes, permet de récupérer la vision. Cette récupération dépend néanmoins de l’étendue du décollement. Après l’intervention, une surveillance étroite reste indispensable.

En prévention

Une surveillance régulière est nécessaire chez toutes les personnes qui présentent des facteurs de risque : myopie (forte ou non), opération de la cataracte, antécédents de décollement de rétine, traumatisme oculaire (coup, blessure…).
Pour cela, l’ophtalmologiste réalise un fond d’oeil sous dilatation pupillaire maximale (plus d’information dans notre article “Fond d’oeil : comment ça se passe ?” dans “Autres articles” en bas de page).
Au besoin, le laser est ensuite utilisé préventivement pour traiter les lésions qui pourraient conduire à un décollement de rétine.

L’orthoptie : la gymnastique des yeux

La gymnastique orthoptique permet de rééduquer les troubles de la vision binoculaire en faisant travailler la masse musculaire. En quoi consistent les séances et à qui s’adressent-elles ?

L’orthoptie : qu’est-ce que c’est ?

Cette discipline est exercée par un spécialiste, l’orthoptiste, qui a pour mission de dépister, réadapter et rééduquer les troubles de la vision binoculaire. Il aide à mieux utiliser sa vision et même à en corriger les anomalies.
L’orthoptiste intervient sur prescription médicale, émanant d’un ophtalmologiste, pédiatre, gérontologue, médecin scolaire ou du travail…
Au cours de la première visite, l’orthoptiste réalise généralement un bilan. Cet examen d’une trentaine de minutes permet d’évaluer les difficultés de mobilité de l’oeil et sa faculté de réagir au relief. Le spécialiste prend en compte l’âge du patient, ses plaintes, ses besoins, ses activités (travail sur écran, lecture, sport…). Au terme de ce bilan, l’orthoptiste détermine un projet de réadaptation visuelle, qui comprend un certain nombre de séances de rééducation.
Il n’y a pas d’âge particulier pour pratiquer l’orthoptie : la rééducation s’adresse aussi bien aux jeunes enfants qu’aux adultes ou aux personnes âgées.
En outre, si vous souffrez d’un déficit de vision, l’orthoptiste vous conseillera pour utiliser au mieux vos capacités visuelles, sans vous fatiguer. Par exemple, si vous travaillez sur écran, ne placez pas votre ordinateur derrière une fenêtre : la source de l’éclairage doit se trouver derrière vous ou arriver sur le côté de l’écran. Autre détail important : vos yeux doivent être distants d’environ 70 cm de l’écran.

Qui est concerné ?

De nombreuses pathologies peuvent nécessiter une rééducation oculaire.
La plus fréquente est la fatigue visuelle liée à une insuffisance de convergence. Elle concerne des personnes qui n’ont aucun problème de vue mais dont l’activité nécessite une fixation prolongée, source de tension musculaire : travail sur écran d’ordinateur, concentration sur la circulation, lecture, mots croisés… La fatigue visuelle se manifeste par une vision trouble, des sensations de picotements…
Par ailleurs, l’amblyopie (différence d’acuité visuelle entre les deux yeux) et la mauvaise coordination entre les deux yeux (impliquant un mauvais relief) nécessitent parfois une rééducation orthoptique. Enfin, les patients souffrant de presbytie (vision de près difficile) ou de diplopie (vision double, après un accident ou un traumatisme) peuvent aussi être concernés.
Chez les enfants, certains signes doivent vous conduire à consulter un ophtalmologiste : un bébé qui ne joue pas, n’attrape pas ce qu’on lui présente ; un élève qui a des difficultés scolaires ; un enfant qui tient son livre près des yeux ou s’approche trop de la télévision.
A tout âge, restez vigilant en cas de céphalées, fatigue visuelle, gêne à la lumière, strabisme, larmoiements, difficultés d’adaptation à la distance… A ne pas négliger non plus : difficultés de concentration, vision trouble ou double, clignements fréquents des paupières.

Les séances de rééducation

Une séance dure environ 20 minutes. Le spécialiste a recours à des exercices simples pour faire travailler la vision de loin, de près, en relief (bâtonnets à suivre du regard et à ramener vers soi ; lumière à fixer de loin…). Les exercices font travailler les muscles de l’oeil, ce qui peut produire une certaine gêne : l’oeil peut ” tirer “, pleurer au moment de la séance… et laisser une sensation d’inconfort pendant la journée.
Le nombre et le rythme des séances dépendent du trouble visuel. Par exemple, pour une fatigue visuelle liée à une insuffisance de convergence, il faut compter une douzaine de séances, à raison de deux par semaine. En revanche, la prise en charge d’un strabisme est plus délicate : elle peut s’étendre sur plusieurs années. Une rééducation bien menée, complétée par le port de lunettes adaptées, permet souvent de limiter les interventions chirurgicales.
La rééducation ne réclame pas d’efforts particuliers, mais demande de la régularité. N’espacez pas trop vos rendez-vous : l’idéal est de s’en tenir à 2 par semaine. Et n’oubliez pas de poursuivre les exercices chez vous !

Quels résultats ?

Il faut attendre quelques séances avant que ne se fassent sentir les premiers résultats. A noter : les personnes sous traitements anxiolytiques sont moins réceptives.
Mais n’attendez pas de miracles ! En cas de défaut optique, l’orthoptie ne vous permettra pas d’éviter le port de lunettes. La déficience doit même être suffisamment corrigée (port de lunettes, lentilles, opération) pour que les séances apportent les meilleurs résultats.
Il est primordial de persévérer dans votre effort de rééducation : ce n’est pas parce qu’on sort du cabinet de l’orthoptiste qu’il faut oublier toutes les stratégies visuelles mises en place ! En les utilisant au quotidien, elles deviendront naturelles.

Orgelet : préservez l’oeil de toute infection !

L’orgelet correspond à un petit furoncle qui se développe sur le bord d’une paupière.

Qu’est-ce que c’est ?

Encore appelé “compère-loriot”, l’orgelet correspond à une infection bactérienne due au staphylocoque pyogène.
Localisée à la racine d’un cil, elle est dangereuse pour l’oeil proche.
L’orgelet peut se multiplier ou réapparaître si l’infection atteint des follicules pileux voisins du foyer primaire.

Quels symptômes ?

Au début, l’orgelet ne se manifeste que par une boule rouge gênante puis douloureuse, à chaque battement de paupière.
La douleur devient progressivement plus vive, tandis que la grosseur se remplit de pus : l’orgelet prend la forme d’un petit bouton arrondi, avec un gonflement progressif de toute la paupière. L’oeil tend à larmoyer.
En l’absence de traitement, le pus s’évacue lorsque l’orgelet éclate spontanément en quelques jours.

Quel traitement ?

Mieux vaut traiter l’orgelet à ses prémices plutôt qu’attendre qu’il ne s’ouvre de lui-même. Il faut rester particulièrement soigneux pour éviter toute infection de l’oeil.
Dès les premiers symptômes, appliquez une compresse d’eau bouillie tiède (pendant une dizaine de minutes, 4 fois par jour) afin d’apaiser la douleur.
En parallèle pour protéger l’oeil, instillez 1 à 2 gouttes, 2 à 3 fois par jour, d’un antiseptique oculaire.

Ne pressez jamais l’orgelet pour en faire sortir le pus. Laissez l’abcès se crever spontanément, puis désinfectez-le soigneusement à l’aide d’un antiseptique oculaire.
Consultez un ophtalmologiste si votre vision est gênée par l’orgelet, si celui-ci ne disparaît pas ou s’il récidive. Le médecin pourra vous prescrire une pommade ophtalmique à base d’antibiotiques et un collyre pour protéger l’oeil d’une infection.
Homéopathie : Staphysagria 9 CH au moment de l’infection (3 granules 4 fois par jour).

CONSEILS PRATIQUES

Protégez vos yeux des poussières, du sable ou des pollens lorsqu’il y a des courants d’air ou des coups de vent.
Ne vous frottez pas les yeux avec des mains sales.
En cas d’orgelets récidivants, votre médecin pourra recommander une vaccination anti-staphyloccoccique.

Presbytie : symptômes,diagnostic,traitement

La presbytie est un trouble de la vision lié à une évolution naturelle qui nous concerne tous à des niveaux variables à partir de la quarantaine. Le cristallin perd de sa souplesse et accommode mal de près.

Qu’est-ce que c’est ?

La presbytie se traduit par une diminution de la capacité de l’oeil à accommoder, c’est-à-dire à régler sa vision de près ou de loin.
Le principal responsable de ce trouble est le cristallin. En temps normal, cette lentille transparente fait la mise au point de l’image sur la rétine en modifiant sa courbure en fonction des distances. Le cristallin se bombe pour nous permettre de voir précisément de près.
Elastique chez le jeune et l’adulte, le cristallin se durcit à partir de la quarantaine : il ne se bombe plus suffisamment.
Les symptômes : vision floue de près, maux de tête, fatigue visuelle qui se traduit par des brûlures oculaires, surtout le soir. Au bout d’un certain temps, une personne atteinte de presbytie ne peut plus lire en tenant son livre à 35 cm mais l’éloigne toujours davantage et s’approche de la lumière.

Quelle évolution ?

La presbytie correspond à un vieillissement inévitable du cristallin. Entre 40 et 50 ans, la vue montre ses premiers signes de faiblesse. La presbytie se combine alors avec les autres défauts optiques de l’oeil (myopie, astigmatisme, hypermétropie…).
La presbytie augmente progressivement avec l’âge : elle évolue très vite les 10 premières années, puis se stabilise vers 60 ans. D’où l’importance de se faire suivre régulièrement, pour adapter ses verres correcteurs.
La myopie (vision floue de loin) évolue elle aussi inévitablement vers la presbytie. Lorsque les myopes avancent en âge, ils conservent plus longtemps l’avantage de voir très bien de près… sans lunettes. Mais progressivement, ils doivent enlever leurs lunettes de myope pour lire. Puis porter des verres qui corrigent à la fois la myopie (de loin) et la presbytie (de près).

Lunettes ?…

On corrige facilement la presbytie au moyen de lunettes. Des verres positifs (+2 dioptries par exemple) sont prescrits pour la vision de près. On peut aussi proposer au patient des verres progressifs pour ne pas être gêné de loin.
Quel que soit le type de verre choisi, on recommande de changer de verres tous les 2-3 ans environ pour les adapter au mieux à la vision.
La presbytie est corrigée par des verres convergents dont la puissance est augmentée jusqu’à ce que soit entièrement stabilisée la diminution du pouvoir d’accommodation.
Si l’emploi des verres correcteurs était déjà nécessaire pour voir de loin, le port de verres demi-lune (qui ont un seul foyer de correction comme les lunettes loupes vendues en pharmacie), de verres à double foyer (qui corrigent la vision de près et de loin) ou de verres à foyer progressif, est recommandé. Ces derniers, de plus en plus employés, permettent une vision nette à toutes les distances. La puissance du verre progressif augmente de façon constante entre la zone supérieure, destinée à la vision de loin, et la zone inférieure, destinée à la vision de près.
Les verres progressifs nécessitent un apprentissage de quelque jours pour savoir utiliser la partie supérieure du verre. En pratique, l’habitude sera vite prise de lever ou de baisser les yeux plutôt que la tête !

… Ou lentilles ?

Outre les lunettes, des lentilles de contact progressives permettent de voir net à toutes les distances et restituent un champ visuel total.
Des lentilles à double ou à triple foyer peuvent être prescrites aux personnes souffrant d’autres troubles de la réfraction comme la myopie, l’hypermétropie ou l’astigmatisme.
L’avantage des lentilles est qu’elles permettent un certain confort de vie, notamment pour les activités sportives. Néanmoins, le port de lentilles requiert de l’habileté et un certain temps d’adaptation chez les personnes qui n’en ont jamais portées. En outre, elles ne conviennent aux personnes âgées de plus de 60 ans, qui ont souvent l’oeil trop sec.
L’opération de la presbytie au laser n’en est qu’à ses débuts et ne donne pas encore entière satisfaction.