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365 jours de santé

Fond d’oeil : comment ça se passe ?

Cet examen permet de dépister les zones de fragilité de la rétine, d’éventuelles lésions, et de vérifier l’état général des vaisseaux. Il est réalisé régulièrement en cas de troubles de la vision.

Pour qui ?

Il n’y a pas d’indication d’âge précis pour passer un fond d’oeil.
A partir du moment où vous portez une correction visuelle, vous devez consulter votre ophtalmologiste régulièrement pour dépister ou confirmer une éventuelle évolution de votre vue. Il pourra en particulier examiner le bon état de la rétine à l’aide du fond d’oeil si vous avez une baisse de vision, une forte myopie…
Par ailleurs, en cas de choc reçu au niveau des yeux (coup de raquette, coup de poing, bouchon de bouteille…), ne restez pas sans avis médical. Le médecin pourra vous recommander un fond d’oeil.

A quoi ça sert ?

Cet examen permet d’établir le diagnostic des affections de la rétine et de celles de la choroïde (membrane accolée à la rétine). En particulier, l’ophtalmologiste peut confirmer un éventuel décollement de la rétine ou localiser une déchirure.
L’observation des veines et des artères du fond de l’oeil permet également d’évaluer instantanément les effets de l’hypertension, de l’hypotension, du cholestérol, du diabète ou encore des maladies vasculaires.

Comment cela se passe ?

Trente minutes avant l’examen, l’ophtalmologiste instille des gouttes oculaires pour dilater la pupille. Progressivement, la vue se trouble. Lorsque la dilatation de la pupille est suffisante, l’ophtalmologiste met alors 1 ou 2 gouttes d’un collyre anesthésique dans chaque oeil, avant de procéder à l’examen.
Il dispose pour cela d’un appareil particulier qu’il pose sur l’oeil, et qui projette une fente lumineuse. L’appareil sert à observer le pôle postérieur de l’oeil (centre de la rétine, pupille et macula -la rétine centrale-). Il permet aussi d’examiner la périphérie rétinienne en cas de risque de décollement de la rétine.
L’ophtalmologiste peut faire légèrement tourner l’appareil s’il veut étudier les différentes parties composant le fond de l’oeil (rétine, nerf optique, vaisseaux…).
Une certaine gêne peut s’installer au moment où l’appareil est collé sur l’oeil. En outre, la forte luminosité incommode l’oeil qui doit rester ouvert.
L’examen est rapide (quelques minutes) et les résultats sont immédiats.

Quelles précautions ?

La dilatation de la pupille entraîne un flou visuel important qui demeure gênant pendant deux ou trois heures. La conduite est impossible juste après l’examen. Vous devrez donc prendre vos dispositions pour vous faire raccompagner chez vous.
En outre, tant que votre pupille reste très dilatée, vous serez ébloui(e) par la lumière. Prévoyez des lunettes de soleil si vous devez sortir et si la luminosité extérieure est forte.

ÉPAULE DOULOUREUSE, quand peut-on opérer ?

Une épaule douloureuse, instable… il est quelquefois recommandé de se faire opérer. Pourquoi et comment ? Réponses du spécialiste.

Dans quels cas une opération est-elle nécessaire ?

Dans quatre grandes circonstances :
Instabilité de l’épaule. Il existe une laxité articulaire anormale à l’origine de luxations. La capsule articulaire (enveloppe fibreuse qui entoure l’articulation) est lésée. Les luxations peuvent se répéter, sans être provoquées par des traumatismes importants, mais plutôt par des faux mouvements. Ce genre de problème survient généralement chez les jeunes.
Arthrose. Elle apparaît souvent beaucoup plus tard et peut être très invalidante, cause de douleurs importantes et d’une mobilité réduite.
Douleurs qui ne proviennent pas de l’arthrose. Ces souffrances sont d’origine ostéotendineuse. L’élément anatomique responsable de la douleur est l’altération de la “coiffe” des rotateurs (ensemble de muscles et de tendons formant le galbe de l’épaule), soumis à d’importantes contraintes mécaniques et souvent fragilisés dans cette articulation. Les sensations douloureuses se réveillent surtout lors de certains mouvements (en écartant le bras du corps, par exemple). Si aucun traitement n’est entrepris, l’épaule risque progressivement de se dégrader.
Une fracture de l’épaule, qui relève du domaine de la traumatologie et qui nécessite une intervention d’ordre orthopédique.

En quoi consistent les différentes interventions chirurgicales ?

Elles dépendent du problème initial.
En cas de luxations récidivantes : le chirurgien a le choix entre deux interventions. La première consiste à refixer la capsule articulaire. La deuxième solution est de placer une butée osseuse pour éviter que l’épaule ne se démette à nouveau. L’intervention dure moins d’une heure, et l’hospitalisation de trois à quatre jours. L’épaule et le bras restent immobilisés entre dix jours et un mois.
En cas de problèmes mécaniques de la “coiffe des rotateurs”, il faut commencer par un traitement médical (anti-inflammatoires, infiltrations… et séances de rééducation), qui dure plusieurs mois. A la fin de ce traitement, l’épaule doit être assouplie et indolore. La solution chirurgicale n’est envisagée que si les douleurs persistent. Avant l’intervention, le chirurgien peut prescrire un scanner (avec injection intra-articulaire d’un produit iodé), pour mieux voir l’élément anatomique (osseux ou tendineux) responsable des douleurs. En cas de lésion de la coiffe des rotateurs (calcification ou rupture), le chirurgien peut enlever la calcification ou refixer les tendons sur l’os. L’intervention dure environ une heure, l’hospitalisation trois-quatre jours. Et une rééducation (douce au début) commence dès le deuxième ou troisième jour postopératoire.
Pour une arthrose majeure, la meilleure solution est quelquefois de mettre une prothèse articulaire. L’intervention dure une heure à une heure trente, et l’hospitalisation environ huit jours. La rééducation, démarrée très tôt, est essentielle.

Que peut-on espérer ?

Cette intervention donne, en général, de bons résultats : il n’y a plus de douleur, et la mobilité articulaire redevient presque normale, si la coiffe des rotateurs n’est pas abîmée. D’où l’intérêt de ne pas trop attendre pour se faire opérer. Parfois les lésions arthrosiques sont si importantes qu’elles rendent l’intervention très difficile, voire impossible !

A retenir :

En cas d’épaule raide et douloureuse, le traitement commence par une rééducation.
Une fois l’épaule assouplie, le premier examen est un bilan radiologique.

La coloscopie : comment ça se passe ?

Très courante, la coloscopie est pratiquée par un gastro-entérologue. C’est l’examen le plus fiable pour visualiser la muqueuse du côlon et rechercher des polypes ou d’autres petites lésions.

Quand est-elle nécessaire ?

Une coloscopie peut être indiquée en cas de saignements digestifs, chroniques ou aigus. Le médecin s’assurera au préalable que les saignements ne sont pas d’origine hémorroïdaire, et n’ont pas été provoqués par une intervention locale.
La coloscopie est aussi recommandée en cas d’émissions glaireuses, de douleurs, de troubles chroniques du transit ou d’antécédents personnels ou familiaux.
La diarrhée aigüe n’est pas une indication de la coloscopie. Dans ce cas précis, on réalise un autre examen (rectosigmoïdoscopie).
Bon à savoir : si l’indication le requiert, la coloscopie peut être pratiquée quel que soit l’âge du patient.

Comment ça marche ?

La coloscopie est pratiquée sous anesthésie générale. Le médecin introduit par voie rectale dans le colon du patient anesthésié un long instrument flexible, le coloscope. Celui-ci est équipé de fibres optiques, ou mieux, d’un système électronique vidéo qui retransmet les images sur écran.
Le médecin observe la muqueuse colique depuis l’anus jusqu’au caecum, c’est-à-dire jusqu’à la jonction du côlon avec l’intestin grêle, et parfois même jusqu’à l’iléon. L’examen est bref, l’anesthésie dure en général moins d’une demi-heure.
La coloscopie peut être réalisée dans un simple but diagnostic (examen de la muqueuse).
Elle peut également permettre un acte thérapeutique : le gastro-entérologue détruit les petits polypes (par brûlure laser ou par section à la base).
Si le ou les polypes présents sont de grosse taille, le médecin effectue le seul diagnostic sans intervenir, car les suites opératoires de l’examen sont plus importantes. Il proposera alors au patient de prendre rendez-vous pour une ablation ultérieure des polypes.
La coloscopie permet également de traiter immédiatement une lésion hémorragique ou d’effectuer une biopsie.
Enfin, plusieurs coloscopies de suite s’avèrent parfois nécessaires pour se débarrasser totalement de polypes ou pour s’assurer que toutes les lésions ont bien été traitées.
Il arrive, très rarement, que la coloscopie échoue, faute d’avoir la possibilité mécanique de faire passer le coloscope. Il est alors nécessaire de se contenter du seul examen possible, la radio du côlon.

Comment s’y préparer ?

De façon générale, mangez légèrement, ne buvez ni alcool ni excitants (café, thé) avant l’examen.
Surveillez votre alimentation les 2 jours précédant l’examen. Evitez en particulier les aliments à l’origine de résidus (tomate, kiwi, raisin) : en effet, le diamètre du canal opérateur du coloscope ne mesure que 3 mm et d’éventuels pépins résiduels risquent de le boucher pendant l’examen. Fuyez aussi les aliments qui contiennent du fer. Celui-ci obscurcit les muqueuses et empêche d’obtenir de bonnes images.
Pour l’examen, le côlon doit être vide de matières. La veille, vous devrez le purger en buvant 4 litres d’une solution au goût salé, en quelques heures. Pour mieux faire passer la boisson, fractionnez la prise en solutions de goûts variés, plutôt que 4 litres d’un seul et même goût.
Pour l’anesthésie, respectez le jeûne alimentaire et hydrique pendant 6 h avant l’intervention.
Signalez au praticien tout traitement médicamenteux en cours (les anticoagulants sont contre-indiqués en cas d’ablation de polypes) ou si vous souffrez de pathologies particulières (insuffisance rénale, cardiaque…)

Et après ?

On peut se sentir ballonné au réveil, mais la gêne s’estompe rapidement. Les autres petits désagréments sont inhérents au réveil d’une anesthésie générale.
Quand l’anesthésie est pratiquée en ambulatoire, une hospitalisation de quelques heures suffit. Toutefois, la prudence s’impose après l’examen. Le patient ne peut pas repartir seul, encore moins au volant d’une voiture. Il est recommandé d’être particulièrement attentif s’il s’agit d’une personne âgée.
En dehors de signes particuliers (évolution locale ou apparition éventuelle de nouveaux symptômes), il n’est pas nécessaire de renouveler l’examen avant 5 à 8 ans.

Déchiffrez votre analyse de sang

  Normes Vous êtes au-dessous de la norme Vous êtes au-dessus de la norme Attention !
Hématies (globules rouges)
Cellules de couleur rouge car elles possèdent un pigment protéique, l’hémoglobine, qui a en charge de transporter l’oxygène.
Homme: 4 à 6 millions / mm3
Femme: 4 à 5 millions / mm3
C’est une anémie dont les origines sont multiples. Polyglobulie, fréquente chez les Méditerranéens et ceux qui vivent en altitude. Le nombre d’hématies doit tenir compte du taux d’hémoglobine.
Hémoglobine
Pigment protéique des globules rouges. Fixe l’oxygène au niveau des poumons, et le transporte dans le corps.
Homme: 13 à 18 g / 100 ml
Femme: 12 à 16 g / 100 ml
Anémie (anémie franche < 10 g). Des saignements "invisibles" doivent être recherchés. Reflet d’une déshydratation ou d’une polyglobulie. Ces valeurs dépendent du nombre d’hématies. Le taux d’hémoglobine est essentiel pour juger d’une anémie.
Hématocrite
Masse globulaire, ou pourcentage en volume des globules “rouges” dans le sang.
Homme: 40 à 52 %
Femme: 37 à 46 %
Masse globulaire faible évoquant une anémie. Polyglobulie, augmentation du volume des hématies. Le taux d’hématocrite est lié à celui des hématies.
Leucocytes (globules blancs)
Cellules du système de défense immunitaire. Il en existe plusieurs familles différentes : polynucléaires neutrophiles, éosinophiles, basophiles, lymphocytes et monocytes.
Homme et femme: 4 000 à 10 000 / mm3 Personnes de race noire. Infections virales diverses, prise de certains médicaments, périodes menstruelles. Infections bactériennes (O.R.L., infection urinaire…), maladie inflammatoire, leucémie. Grossesse, fumeurs. Pour en savoir plus, il est indispensable de voir le détail de la formule leucocytaire.

Formule leucocytaire

  Normes Vous êtes au-dessous de la norme Vous êtes au-dessus de la norme Attention !
Polynucléaires neutrophiles
Protection contre les bactéries.
2 000 à 7 500 / mm3 (Résultats variables selon les normes du laboratoire). Infections virales, certains médicaments, chimiothérapie Efforts physiques violents et longs, fumeurs, prise de corticoïdes, infection bactérienne. Le nombre de polynucléaires doit être comparé à celui des autres cellules.
Polynucléaires éosinophiles
Rôle dans les affections allergiques et lutte contre les parasites.
100 à 400 / mm3   Parasites, allergies, collagénoses.  
Lymphocytes
Rôle dans les défenses antivirale, antitumorale.
1 500 à 4 000 / mm3 Grossesse, malnutrition, maladie auto-immune. Infections virales, certaines leucémies. Numération des plaquettes  

Examens biochimiques

  Normes Vous êtes au-dessous de la norme Vous êtes au-dessus de la norme
Glycémie à jeun
Dosage du taux de sucre (glucose) dans le sang.
Homme et femme: 0,7 à 1,05 g / l Mauvaise alimentation, traitement mal adapté d’un diabète. 1,26 g / l : diabète (mais ce chiffre doit être vérifié 2 fois).
Créatinine
Marqueur de la fonction rénale et reflet de la masse musculaire.
Homme: 7 à 13 mg / l Femme: 5 à 11 mg / l   En cas d’insuffisance rénale, le taux de créatinine augmente..
Cholestérol total*
Graisse synthétisée par le foie, transportée dans le sang associée à des lipoprotéines.
*Un taux élevé nécessite un dosage du LDL (mauvais cholestérol).
Homme et femme: 1,5 à 2,5 g / l Efforts physiques importants, grossesse (1er trimestre), dénutrition, hyperthyroïdie. C’est l’hypercholestérolémie, une maladie à part entière qui nécessite d’autres examens.
Triglycérides
Graisses du sang, marqueurs du métabolisme lipidique.
Homme: 0,4 à 1,5 g/l Femme: 0,3 à 1,4 g/l Syndrome de malnutrition – taux très bas : insuffisance hépatique. Trouble du métabolisme des graisses.

A retenir

Des résultats légèrement en dehors des normes ne doivent pas vous inquiéter car certains chiffres ne s’interprètent pas isolément.
Sachez par ailleurs que l’âge, la grossesse, l’alimentation… modifient certains dosages.

Acide urique
C’est le produit final de dégradation des acides nucléiques (dans l’ADN). Transporté dans le sang, il est filtré par le rein qui l’ élimine dans les urines.

Norme pour un homme : 35 à 70 mg / litre
Norme pour une femme : 25 à 60 mg / litre

Amygdales : Quand opérer ?

En cas d’angines à répétition votre médecin ORL peut recommander l’ablation des amygdales.

Quand les amygdales posent-elles problème ?

Les amygdales sont des organes situés au fond de la gorge. Leur hypertrophie constitue les végétations. Elles forment une barrière naturelle contre les infections. Lorsque l’enfant grandit, leurs dimensions diminuent généralement progressivement.
Chez les enfants, et parfois chez l’adulte, les angines se traduisent par une infection des amygdales qui grossissent et deviennent inflammatoires. Si ces infections deviennent trop fréquentes, gênent la vie quotidienne de l’enfant et nécessitent régulièrement une antibiothérapie, l’ORL peut proposer l’ablation des amygdales (ou amygdalectomie). Consultez un ORL à partir de 3 ou 4 vraies angines pendant au moins 2 ans de suite.

Comment se déroule l’opération chez l’enfant ?

Pratiquée le plus souvent entre 4 et 15 ans, l’ablation des amygdales est une intervention chirurgicale simple. Elle nécessite un bilan préopératoire car elle se pratique sous anesthésie générale. –L’hospitalisation dure un à deux jours pour éviter tout risque hémorragique. La douleur post-opératoire peut persister plusieurs jours après l’intervention et nécessite la prescription d’antalgiques.

Et chez l’adulte ?

L’intervention n’est envisagée qu’en cas d’angines à répétition ou d’infection chronique des amygdales. Moins banale que chez l’enfant, elle nécessite une hospitalisation plus longue. Après l’opération, la douleur, conséquente, peut être partiellement soulagée au moyen d’antalgiques puissants.
Autre solution : le laser. Il permet de retirer partiellement les amygdales en 4 à 5 séances et est préconisé en cas de contre-indication à l’anesthésie générale.

A savoir

Des amygdales trop volumineuses peuvent gêner un enfant dans la vie courante. Elles peuvent en particulier contrarier la déglutition (l’enfant mange mal) ou la respiration (perturbé par des pauses respiratoires pendant son sommeil, l’enfant dort mal et est sujet à de fréquents cauchemars). Une visite chez l’ORL vous permettra de faire le point sur la nécessité ou non d’une amygdalectomie.
Autrefois couramment pratiquée, l’ablation des amygdales n’est plus une intervention systématique car les antibiotiques permettent aujourd’hui de venir rapidement à bout des angines. C’est donc la fréquence des infections qui détermine la nécessité d’opérer.
L’ablation des amygdales apporte le plus souvent des résultats satisfaisants. Elle n’élimine pas tout risque d’infection de la gorge mais permet de diminuer efficacement leur fréquence.

Varices : quand recourir à la chirurgie ?

Particulièrement inesthétiques, ou responsables de graves problèmes… Cela fait des années que vos varices vous gênent. Aujourd’hui, l’opération semble inévitable. Que faut-il en savoir ?

Quand opérer ?

L’intervention est recommandée si vos varices sont source de complications, comme une phlébite, un ulcère ou un eczéma localisé sur la jambe.
L’opération peut également être bénéfique si vos varices sont source de crampes, fourmillements, lourdeurs douloureuses, oedèmes importants au niveau des chevilles…
Elle peut enfin être proposée en cas d’important préjudice esthétique quand les veines sont très dilatées.
Autre possibilité : Votre médecin peut proposer de scléroser vos varices. On injecte alors localement une substance qui réduit la dilatation veineuse.

Quels examens ?

L’examen écho-Doppler de la veine malade est très important pour décider de l’intervention. Il permet de visualiser l’aspect des veines (et leurs éventuelles lésions) et de bien évaluer leur fonctionnement (à la recherche de reflux sanguins ou d’autres anomalies).
Cette exploration concerne surtout la veine saphène interne, la veine la plus fréquemment touchée, qui remonte de l’intérieur de la cheville jusqu’à l’aine. Plus rarement, c’est la veine saphène externe cheminant derrière le mollet qui est atteinte.
Une consultation préopératoire d’anesthésie est obligatoire.

L’intervention

Elle se déroule le plus souvent sous anesthésie générale légère (parfois une anesthésie locale est suffisante).
Le but de l’opération est de supprimer les veines trop dilatées qui ne parviennent plus à remonter le sang vers le haut du corps.
Nous ne détaillons ici que la technique de l’éveinage qui consiste à enlever l’ensemble d’une veine (d’autres opérations plus “ciblées” sont possibles quand les lésions veineuses ne se manifestent que sur une faible portion). Le chirurgien commence par inciser au pli de l’aine (ou derrière le genou pour la saphène externe) afin de déconnecter la veine malade du réseau veineux sain. Puis le chirurgien enlève la veine malade (méthode du stripping, par exemple). Enfin, il termine par l’ablation des branches veineuses annexes également malades.
Au total, le chirurgien doit faire sur la jambe plusieurs petites incisions (d’environ 5 mm chacune) qui ne laissent en général que de discrètes cicatrices.

Et après ?

L’hospitalisation dure entre 24 et 48 heures. Les suites opératoires varient selon la technique opératoire utilisée.
La plus souvent, le patient peut se lever avec l’aide d’un kinésithérapeute deux heures après l’intervention. Il devra porter une bande de contention sur la jambe opérée pendant environ 1 semaine.
Les premiers jours, il est conseillé de rester le moins possible debout à piétiner.
Les fils sont enlevés 1 semaine après l’intervention.
On peut reprendre le sport après 15 jours.
De grandes ecchymoses peuvent apparaître sur le membre opéré : elles s’effaceront spontanément avec le temps. Par ailleurs, des troubles sensitifs (fourmillements ou une perte de sensibilité dans certaines régions de la jambe) surviennent parfois : ils se normalisent progressivement après plusieurs mois.
Les complications sont rares. La survenue d’un hématome avec une forte réaction inflammatoire se traite par des cataplasmes d’alumine.
Après l’opération, continuez à soigner votre insuffisance veineuse : évitez la station debout prolongée, surélevez le pied de votre lit…

J’accouche sous péridurale

La fameuse ”péridurale” que de nombreuses femmes apprécient lors d’un accouchement par voie basse, est en fait une analgésie péridurale (et non une anesthésie). C’est souvent une thérapeutique ”de confort”.

Aujourd’hui bien maîtrisée, la “péridurale” de l’accouchement supprime efficacement la douleur des contractions tout en maintenant la femme éveillée et consciente : l’analgésie péridurale apporte un soulagement dosé de la douleur tout en laissant suffisamment de forces et de sensations pour permettre de pousser au moment de la délivrance finale.
La consultation pré-opératoire avec un médecin anesthésiste est obligatoire avant la date supposée de l’accouchement. Au vu de toutes les données (résultats d’examen…), le médecin saura s’il peut vous proposer une péridurale le moment venu. En général l’anesthiste réalise les examens nécessaires même si vous ne souhaitez pas d’emblée une péridurale… car il est très fréquent de changer d’avis une fois que les contractions sont là !
Faute d’effectif, certains services obstétriques ne peuvent garantir aux femmes de bénéficier d’une péridurale au cours de l’accouchement.

Comment vous préparer ?

Si l’accouchement ou la césarienne sont prévus pour une date précise, dormez bien la nuit précédente pour arriver détendue.
Ne consommez ni nourriture ni boisson dans les 6 heures qui précèdent l’accouchement. Etre à jeun n’est pas fondamental, mais c’est une sécurité indispensable en cas de malaise ou si une anesthésie générale s’avérait nécessaire.

Comment ça se passe ?

Le produit anesthésique est injecté au bloc opératoire à l’aide d’une aiguille fine ou d’un cathéter (fin tuyau en plastique) au niveau de l’espace péridural. Cet espace est situé entre deux vertèbres lombaires, il entoure les racines nerveuses issues de la moelle épinière.
Au moment de l’injection, vous êtes installé(e) en position assise ou allongée sur le côté. L’injection est en principe indolore. L’anesthésiste fait en général sortir votre conjoint s’il est présent, ou il lui demande de se placer sur le côté pour éviter qu’il ne voit l’injection.
Le médecin laisse le cathéter en place pour réinjecter du produit si nécessaire. L’anesthésiste assure une surveillance permanente.

Et après ?

La péridurale peut provoquer une baisse de tension artérielle qui nécessite une surveillance en salle de réveil après l’intervention.
Par ailleurs, une péridurale délicate peut se compliquer d’un syndrome post-duremérien secondaire à une fuite de liquide céphalorachidien. Cet incident technique exceptionnel est responsable de maux de tête, qui nécessiteront un traitement ultérieur.

La césarienne sous péridurale

L’anesthésie générale peut se révéler délicate chez la femme enceinte, car elle n’est jamais vraiment à jeun et peut être difficile à intuber.
C’est pourquoi les médecins favorisent largement la naissance des enfants par césarienne sous anesthésie péridurale : une anesthésie relativement légère est alors mise en place au début de l’intervention afin de minimiser le passage de substances médicamenteuses de la mère à l’enfant. Cette procédure est favorable à l’enfant qui reçoit moins de produits anesthésiques.
La césarienne se déroule derrière des champs opératoires (draps de couleur). Vous ne voyez rien et ne ressentez aucune douleur. Vous restez consciente ce qui vous permet de voir votre bébé dès sa naissance. Un sédatif léger peut vous être administré avant l’intervention pour vous éviter l’angoisse du bloc opératoire.
Si le service le permet et si vous le souhaitez, munissez-vous d’un baladeur : il vous sera plus agréable d’écouter votre musique préférée que d’entendre les détails techniques de l’intervention.

Des vergetures après la grossesse

Après ma grossesse, j’ai gardé quelques kilos et surtout des vergetures sur le ventre, les hanches et les cuisses. Peut-on les faire disparaître ?

Les vergetures : à quoi sont-elles dûes ?

Notre peau doit sa souplesse à la présence de fibres élastiques dans le derme. Ces fibres jouent le rôle de “petits ressorts” qui permettent à la peau de reprendre sa dimension initiale après avoir été étirée. Lors des grossesses ou à l’occasion d’une prise de poids rapide et importante, certains de ces petits ressorts finissent par se rompre. A l’endroit de la “cassure” se produit une manifestation inflammatoire responsable de l’aspect violacé des vergetures. Passé ce stade, il reste une cicatrice, souvent indélébile, hélas !

Prévention indispensable

L’idéal est de prévenir la survenue des vergetures :
Si vous êtes enceinte, appliquez tous les jours des crèmes appropriés (spécial vergetures) dès le début de la grossesse, et jusqu’à 2 mois après l’accouchement. Protégez ainsi le ventre, les fesses, les hanches, les seins.
Si, malgré ce traitement, des vergetures apparaissent et présentent un aspect rouge inflammatoire, vous pouvez appliquez 2 fois par jour une crème contenant de la vitamine A.

Test de grossesse : ne le faites pas trop tôt !

Vos règles ont quelques jours de retard, vous êtes fatiguée et vous avez les seins tendus… Comment faire un test de grossesse ? Quelles sont leurs limites ?

Si vous souhaitez (ou supposez) une grossesse, évitez de réaliser un test trop tôt. Mieux vaut attendre plusieurs jours de retard de règles, afin d’obtenir une information plus sûre.

Le principe des testspreg

Les tests de grossesse reposent tous sur la détection de l’hCG ou hormone gonadotrophine chorionique. Totalement absente des cycles “normaux”, cette hormone est spécifique de la grossesse : elle est secrétée par les cellules embryonnaires lorsque l’oeuf se fixe dans la muqueuse utérine, soit environ 8 jours après la fécondation. L’hCG circule dans le sang maternel et est éliminée par les urines.
Les tests de grossesse détectent la présence d’hCG dans les urines ou dans le sang. L’hormone est décelable dès le retard des règles. Les taux sanguins (et urinaires) augmentent régulièrement pendant les 2 premiers mois de la grossesse.

Les tests à faire à la maison

Ce sont les tests urinaires vendus en pharmacie sans ordonnance. Leur utilisation est très simple et leur résultat rapide : en quelques minutes vous savez si vous êtes enceinte ou non ! Ils sont relativement fiables… à condition de respecter scrupuleusement le mode d’emploi.
Deux précautions importantes pour éviter les déceptions ou les déconvenues : d’une part, effectuez le test sur les premières urines du matin car elles sont plus concentrées en hCG. D’autre part, et malgré votre impatience, attendez quelques jours de retard de règles avant de réaliser le test. Car l’hCG n’est pas toujours sécrétée dès les premiers jours de la grossesse.
Si la réponse est positive : vous êtes enceinte ( les “faux positifs” sont très rares).
Si la réponse est négative, attention : un doute peut subsister ! Un test effectué trop tôt ne permet pas toujours de déceler une grossesse récente. Le test peut indiquer un résultat négatif alors qu’une grossesse a réellement débutée. N’hésitez pas à recommencer quelques jours plus tard.
Le prix des tests varie selon les marques (de 10 à 20 euros). Ils ne sont pas remboursés par la sécurité sociale. Certaines marques proposent des tests à l’unité, d’autres par deux, ce qui permet de confirmer le diagnostic quelques jours après le premier test.

Au laboratoire : 2 types de tests

Le test URINAIRE repose sur le même principe que le test acheté en pharmacie et ne nécessite pas de prescription médicale.
En revanche, les tests SANGUINS sont très précis et fiables à 100 %. Ils permettent de doser précisément les taux sériques d’hCG. Ils nécessitent une prescription médicale (et sont remboursés), et peuvent être réalisés dès les premiers jours de retard des règles. Les impatientes doivent cependant attendre 24 heures pour obtenir les résultats…
Ce type de dosage très précis présente l’avantage de dater précisément la période de la fécondation. Le dosage de l’hCG peut aussi être utile en cas de début de grossesse anormale (grossesse extra-utérine, fausse couche…).

Bon à savoir

Quel que soit le procédé utilisé, si le premier test a fourni un résultat négatif mais que vous n’avez toujours pas vos règles après 2 semaines, refaites un test. Car la période entre la fécondation et la production de l’hCG peut varier d’une femme à l’autre.

Et après ?

Lorsque votre grossesse est confirmée, consultez votre médecin traitant. Celui-ci vous expliquera les démarches à faire, et la conduite à tenir pour la suite de votre grossesse. Quelques précautions sont nécessaires : certaines femmes devront notamment se protéger de l’exposition à certains toxiques ou rayons sur leur lieu de travail. Attention aussi si vous suivez un traitement médicamenteux : certains médicaments peuvent être dangereux pour l’embryon. Si vous êtes enceinte, ne prenez pas de médicament sans avis médical.
Enfin, certaines maternités étant surchargées, il est parfois nécessaire de s’inscrire pour l’accouchement dès que vous savez que vous êtes enceinte.

Lorsque des taches brunes apparaissent

Les taches brunes sont liées au soleil et à l’âge. Elles apparaissent le plus souvent à la suite d’un érythème solaire important, souvent sur le décolleté, le haut du dos, les mains ou le visage.
Généralement acquises définitivement, elles pâlissent pendant l’hiver et se recolorent lors des expositions solaires suivantes. Anodines, elles résultent d’une augmentation de la production de mélanine et se multiplient avec l’âge. En revanche, si vous remarquez qu’une tache irrégulière, polychrome ou de couleur foncée apparaît et grandit, nous vous conseillons de consulter rapidement votre dermatologue.
Les radicaux libres sont largement incriminés dans les phénomènes de vieillissement de la peau. A l’origine de la formation de ces radicaux libres : le rayonnement solaire, la pollution, le tabac. Ils entraînent la destruction de nos cellules et donc un vieillissement prématuré. Le collagène et l’élastine se détériorent, les phénomènes de déshydratation, perte de souplesse et de résistance de la peau et des vaisseaux sanguins apparaissent peu à peu.