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Thyroïde – Comment ça marche ?

La thyroïde est une glande qui sécrète des hormones jouant un rôle notamment sur le métabolisme et la croissance. Elle est située au tiers inférieur du cou, sous la peau.

Qu’est-ce que c’est ?

La glande thyroïde a une forme de papillon dont la partie centrale est en avant de la trachée, et les deux lobes (droit et gauche) de part et d’autre.

Cette glande fabrique les hormones thyroïdiennes qui sont transportées par la circulation sanguine. La thyroïde est normalement mobile à la déglutition, et solidaire de la trachée. Lorsqu’elle est de volume normal, elle est à peine palpable par un médecin, et totalement invisible. Lorsqu’elle augmente de volume, elle forme alors un goitre, qui peut être soit homogène soit hétérogène, avec des zones plus denses, formant des nodosités.

La thyroïde utilise l’iode apporté par l’alimentation pour fabriquer les hormones thyroïdiennes. L’iode est un facteur de croissance nécessaire à la thyroïde durant toute la vie, mais surtout durant les deux premières années de la vie. Une carence en iode entraîne l’apparition d’un goitre, voire d’une dysfonction de la glande.

Comment ça marche ?

La thyroïde est sous la commande de la centrale hormonale de l’organisme : l’hypophyse. L’hypophyse sécrète la TSH (Thyroid Stimulating Hormone ou Hormone Stimulant la Thyroïde). Sous l’action de la TSH, la thyroïde synthétise les hormones thyroïdiennes, qui sont iodées (3 molécules d’iode pour la T3, 4 molécules pour la T4) à raison de 75 % de T4 et 25 % de T3.

La T3 est l’hormone active sur les organes périphériques, la T4 est convertie en T3 sur place. La thyroïde est une sorte de modulateur de l’organisme. Lorsqu’elle fonctionne trop, trop de T3 et de T4 sont fabriquées ; tout semble alors s’accélérer dans l’organisme. A l’inverse, lorsqu’elle fonctionne insuffisamment tout semble fonctionner au ralenti. Les hormones thyroïdiennes agissent sur la plupart des organes de l’organisme : notamment sur le coeur , le système nerveux central, le tube digestif , les muscles .

Peau – Comment ça marche ?

Enveloppe résistante et imperméable, la peau est un organe qui recouvre en totalité la surface du corps humain. La dermatologie (du grec “derma” : peau) est la branche de la médecine qui s’occupe des maladies de la peau.

Qu’est-ce que c’est ?
La peau comporte deux faces, une face superficielle et une face profonde où aboutissent nerfs et vaisseaux. Plus ou moins épaisse selon les endroits (O,5mm à la paume des mains et 3mm à la plante des pieds), sa surface est fonction du poids et de la taille du sujet. Sa résistance à l’étirement est considérable.

La couleur de la peau est due à la répartition en surface de quatre composantes principales :

– La mélanine : pigment brun.

– Le carotène dont la couleur varie du jaune à l’orange.

– L’oxyhémoglobine : rouge.

– La carboxyhémoglobine : pourpre.

Cette couleur varie en fonction de la race et du sexe. L’absence complète de mélanine et de carotène caractérise l’albinisme.
La couleur de certaines parties de la peau peut en outre être influencée par des facteurs nutritionnels, génétiques ou d’environnement (ensoleillement par exemple).

Comment ça marche ?

La partie profonde de la peau est appelée derme. La partie superficielle, l’épiderme. Le derme soutient l’épiderme.

Le derme est un tissu conjonctif richement innervé et vascularisé. C’est lui qui assure à la peau sa solidité et sa nutrition. C’est dans le derme que se trouvent :

– Les follicules pileux qui contiennent les racines des poils et des cheveux et dans lesquels s’ouvrent les glandes sébacées. Ces dernières produisent le sébum qui assouplit la couche cornée.

– Les glandes sudoripares qui sécrètent la sueur. La sueur parvient à la surface de la peau par de petits conduits.

– Des terminaisons nerveuses qui permettent la transmission au cerveau des perceptions du toucher (forme, pression, température).

L’épiderme est constitué de cinq fines couches. La plus superficielle, celle que l’on voit, se nomme couche cornée. L’épiderme est nourri par les vaisseaux du derme et innervé par des filets dermiques superficiels.

C’est la sécrétion sudorale (sueur) qui assure l’humidité de l’épiderme et les sécrétions sébacées (sébum) qui assurent sa lubrification. Indispensables, ces sécrétions assurent la souplesse de la peau. Leur excès ou leur insuffisance conduisent à des désordres : peaux sèches ou grasses, séborrhées,acné .
Avec l’âge, l’épiderme s’amincit et devient presque transparent.
A quoi ça sert ?

La peau est une véritable barrière protectrice :

– Contre les germes (virus et bactéries).

– Contre la chaleur grâce à la sueur qui régule par son évaporation la dépense thermique.

– Contre le froid.

De par son élasticité et sa solidité, la peau résiste aussi à certains traumatismes, à la pénétration de poisons et de parasites.

Oreille – A quoi ça sert ?

Le système auditif que l’on appelle aussi l’oreille nous permet de percevoir des sons. L’organe sensoriel de l’ouïe est complexe et très élaboré. Son bon fonctionnement est indispensable pour comprendre et communiquer. Il participe aussi à l’équilibre.

Qu’est-ce que c’est ?

L’oreille est divisée en trois parties : l’oreille externe, moyenne et interne.
L’oreille externe est constituée du pavillon et du conduit auditif. Le pavillon, c’est la partie visible de l’oreille : il agit comme un coupe-vent et comme un cornet acoustique en canalisant les sons venus de l’extérieur vers le conduit.
Ce conduit d’environ 27 mm de long et de 8 mm de diamètre est un canal qui, grâce à son duvet de poils fins, protège l’oreille moyenne des poussières.

L’oreille moyenne, enfermée dans une cavité osseuse est constituée du tympan, de la chaîne des osselets et de la trompe d’Eustache. Le tympan, mince membrane élastique, transmet mécaniquement les ondes sonores venant de l’oreille externe à la chaîne des osselets formée de trois petits os : le marteau solidaire du tympan, l’enclume et l’étrier.
Maintenus à la cavité osseuse par des muscles et des ligaments, les osselets transmettent à leur tour les ondes et vibrations à la fenêtre ovale, entrée de l’oreille interne.
La trompe d’Eustache, conduit de 35 mm de long qui relie le tympan à l’arrière-gorge, permet l’aération de l’oreille moyenne en maintenant une pression atmosphérique équilibrée. Cette pression s’égalise par la déglutition ou le bâillement.

L’oreille interne appelée aussi labyrinthe en raison de sa complexité, est enfermée dans le rocher, un os situé à la base du crâne.
Elle est constituée de deux parties communiquant entre elles : le vestibule et le limaçon (ou cochlée) qui baignent dans différents liquides. Le vestibule contient les organes de l’équilibre dont trois canaux semi circulaires disposés suivant les trois directions de l’espace.
Ils renseignent le cerveau sur la localisation des sons. Le limaçon ou cochlée est l’organe de l’audition proprement dit. C’est une sorte de tube enroulé sur lui-même en forme d’escargot baignant dans un liquide. Il renferme la membrane tectoriale et l’organe de Corti supporté lui-même par la membrane basilaire. Ce dernier contient une multitude de cellules ciliées qui sensibles aux vibrations, les transmettent au nerf auditif qui va, lui, vers le cerveau.

Comment ça marche ?

Les sons sont captés par l’oreille externe sous forme de variations de pression qui parviennent au tympan par le conduit auditif.
Le tympan, par des mouvements de flexion comme une peau de tambour, les transforme en vibrations mécaniques. Les osselets les transmettent sous cette forme au fluide de la cochlée à travers la membrane de la fenêtre ovale. Les vibrations mécaniques atteignent ainsi l’organe de Corti et les membranes.
Sous l’effet de ces vibrations, les cils des cellules ciliées bougent, transformant ainsi l’énergie mécanique en signaux électriques codés.
Les fibres du nerf auditif connectées à la base de chacune de ces cellules transmettent alors ces signaux au cerveau.
Comme toutes les informations sensorielles d’autre nature, ces signaux sont alors décodés dans un centre correspondant. Il s’agit ici du centre de l’aire auditive.
Le traitement des informations reçues par les deux oreilles permet alors d’entendre, de localiser un son, de le trouver fort ou faible, grave ou aigu, de le repérer dans l’espace et d’en faire le tri.

A quoi ça sert ?

L’oreille sert bien sûr à entendre et à écouter. Elle permet aussi de se repérer dans l’espace et à avoir un bon équilibre.
Un fonctionnement anormal du vestibule peut provoquer des vertiges .
Pour préserver son capital auditif, il faut en prendre soin dès le plus jeune âge. Le bruit quel qu’il soit peut être nocif car il arrive à détruire les cellules auditives qui ne se régénèrent jamais.
Méfiez-vous du niveau sonore lorsque vous écoutez de la musique. Les baladeurs et les concerts à puissante sonorisation représentent pour les oreilles des jeunes un réel danger.
Certains médicaments chez les sujets sensibles peuvent être également toxiques pour la cochlée.
Enfin, plus on avance en âge, plus l’audition se dégrade. Si les yeux sont victimes de presbytie, les oreilles, elles, sont victimes de presbyacousie. Cette dégradation naturelle touche d’abord les sons les plus aigus. Mais la gêne auditive apparaît de façon très variable selon les individus.

Oeil – Comment ça marche ?

La vue est essentielle à la vie. Elle nous permet de percevoir et d’analyser le monde extérieur. 80 % de ce que nous mémorisons dépendent de notre vision. Grâce à l’oeil, instrument de grande précision, les sensations lumineuses sont transmises au cerveau qui les interprète en images et en couleurs.

Qu’est-ce que c’est ?

Organe complexe et fragile, l’oeil est un dispositif destiné à détecter et analyser la lumière, à la manière d’un appareil photographique aux performances inouïes.

Les yeux sont des globes d’environ 24 mm de diamètre, logés dans les orbites. Ils sont pourvus de muscles qui leur permettent d’orienter le regard, et sont protégés des agressions extérieures par les paupières. La cornée, assimilable au verre qui protège l’objectif, est une membrane externe et transparente où arrive la lumière, qui atteint un premier milieu liquide, l’humeur aqueuse, située entre la cornée et l’iris.

La pupille est l’orifice d’entrée de la lumière à l’intérieur de l’oeil. A la manière d’un diaphragme, elle se dilate et se contracte en fonction de la luminosité, grâce à un muscle circulaire, l’iris. Derrière l’iris, le cristallin est une lentille transparente biconvexe, capable de se modifier au fur et à mesure que l’objet se rapproche. C’est l’ accommodation. L’ humeur vitrée est un autre milieu liquide situé entre le cristallin et la rétine.

Enfin, au fond de l’oeil, les rayons lumineux atteignent la rétine, où les images se forment. Bien plus qu’une simple pellicule photo, la rétine tapisse la moitié postérieure de l’oeil et est constituée par les ramifications des fibres du nerf optique. La macula est la zone de la rétine responsable de la vision précise. Le reste de la rétine permet une vision moins précise mais plus vaste.

Comment ça marche ?

L’oeil accomplit le mécanisme de la vision en deux étapes. La perception physique des rayons lumineux par l’appareil oculaire, et la transformation du message lumineux en influx nerveux. Lorsque la lumière émise par l’objet parvient à l’oeil, elle est d’abord réfractée par la cornée, puis par le cristallin.

Ces deux lentilles permettent la focalisation de n’importe quelle image sur la rétine, au fond de l’oeil. L’oeil a la capacité d’adapter sa puissance optique en fonction de la distance des objets vus : c’est le phénomène de l’accommodation qui met en jeu la plasticité du cristallin. La rétine perçoit les formes, les couleurs, les mouvements. Des millions de cellules photoréceptrices, les bâtonnets et les cônes, convertissent le signal lumineux en information électrique, compréhensible par le cerveau.

Le nerf optique achemine les informations visuelles ainsi codées au cerveau. Le réel prend forme. L’appareil oculaire est souvent atteint d’imperfections qui perturbent le mécanisme délicat de la vision. Il s’agit des troubles de la réfraction (myopie, hypermétropie, astigmatisme, presbytie), des troubles binoculaires (strabisme, amblyopie), ou d’un défaut dans la perception des couleurs (daltonisme).

Muscles – Comment ça marche ?

Les muscles sont responsables de tous nos mouvements. Ils sont tous constitués de fibres musculaires capables de se contracter puis de se relâcher, mais, suivant la place qu’ils occupent dans l’organisme, ils ont chacun leur rôle.

Qu’est-ce que c’est ?

Ils sont de 2 types : les muscles squelettiques, ou muscles striés, et les muscles lisses :

– Les muscles squelettiques nous permettent de bouger, rire ou parler et obéissent à notre volonté. Ils actionnent tous les os de notre squelette. Plusieurs muscles différents sont mobilisés pour effectuer un simple mouvement, comme serrer le poing, ou tourner la tête.

– En revanche, les muscles lisses sont situés à l’intérieur de nos viscères (les artères, les intestins, la vessie…), et assurent les mouvements internes de notre corps indépendamment de notre volonté. Par exemple, l’acheminement des aliments dans les intestins lors de la digestion ou la dilatation de la pupille lorsque la luminosité décroît.

En réalité, il existe un troisième type musculaire : le muscle cardiaque, creux et très résistant. Ses fibres ont en outre la particularité de toujours se contracter toutes en même temps à chaque battement.

Comment ça marche ?

Un muscle est contracté lorsque ses fibres sont rétrécies. Inversement, il se relâche quand ses fibres se rallongent.
Les fibres musculaires contiennent 2 types de filaments, l’actine et la myosine, ancrés les uns aux autres. Ces filaments coulissent les uns par rapport aux autres, ce qui entraîne l’allongement ou le rétrécissement de la fibre musculaire. Ces mouvements nécessitent de l’énergie sous forme d’une molécule énergétique, l’ATP.

Comment notre volonté de bouger est-elle transmise aux muscles concernés ? Grâce à des impulsions électriques produites par des neurones moteurs situés dans le cerveau ou la moelle épinière.
Les neurones sont des cellules qui possèdent une ramification filiforme, une sorte de “câble” qui chemine jusqu’aux fibres musculaires. À l’endroit où les fibres nerveuses et musculaires rentrent en contact, une petite molécule appelée neurotransmetteur, l’acétylcholine, est sécrétée par la fibre nerveuse et se fixe sur des récepteurs spécifiques de la fibre musculaire. C’est ainsi que le message est transmis. La cellule musculaire stimulée répond en se contractant. Plus le nombre de fibres musculaires stimulées est important, plus la contraction musculaire sera forte.

Foie – Comment ça marche ?

Le foie a une fonction essentielle dans l’organisme en participant notamment à la digestion et à la détoxication. C’est pourquoi un mauvais fonctionnement du foie peut entraîner des maladies graves.

Qu’est-ce que c’est ?

Le foie est l’organe du corps le plus volumineux. Il pèse de 1,5 à 2 kg chez l’adulte et est situé à droite de l’abdomen, sous le diaphragme. En grande partie caché par la cage thoracique, il peut légèrement déborder des côtes, à la partie inférieure droite.
Le foie reçoit deux flux sanguins : celui de l’artère hépatique, riche en oxygène et celui de la veine porte, en provenance de l’intestin, riche en nutriments alimentaires et pauvre en oxygène.
La bile, synthétisée et sécrétée par le foie, parvient dans la vésicule biliaire où elle est stockée.

Comment ça marche ?

Le foie remplit plusieurs fonctions vitales au sein de l’organisme. Tout d’abord, un rôle de stockage de nombreuses substances, comme le glucose, sous forme de glycogène, ou les vitamines liposolubles (A, D, E, K). Ensuite un rôle de synthèse très important : la plupart des protéines sanguines sont synthétisées et sécrétées par le foie. L’une d’elles est l’albumine ; une atteinte du foie diminue sa production et contribue à former des oedèmes. Le foie participe également à la synthèse du cholestérol et des lipoprotéines, qui sont les transporteurs du cholestérol et des acides gras dans l’organisme, par l’intermédiaire du sang. Enfin, la bile est un liquide sécrété par les hépatocytes (cellules du foie) dans les canaux biliaires. Elle quitte le foie pour être stockée provisoirement dans la vésicule biliaire, avant d’être déversée dans l’intestin grêle au moment des repas.

La bile est composée de cholestérol , de phospholipides, et de bilirubine, (métabolite de l’hémoglobine des globules rouges), et contient aussi des acides biliaires qui agissent comme de véritables détergents et participent à la digestion et à l’absorption des graisses.

Enfin, le foie a un rôle majeur dans la détoxication : il débarrasse l’organisme d’un grand nombre de substances actives, en les transformant chimiquement afin de les rendre moins efficaces.

Anatomie de la colonne vertébrale

La colonne vertébrale est l’axe osseux vertical du corps. Elle protège la moelle épinière. Cette dernière permet le passage des impulsions nerveuses en provenance du cerveau vers les différents organes du corps.

Qu’est-ce que c’est ?

La cage thoracique, avec ses douze paires de côtes réunies sur le sternum, est fixée sur la colonne vertébrale. Il en va de même des deux clavicules et deux omoplates.
Les vertèbres sont séparées entre elles (des cervicales aux lombaires) par une sorte de coussinet, le disque articulaire, qui agît comme un véritable amortisseur. La colonne vertébrale est constituée de 33 vertèbres :

7 vertèbres cervicales ;
12 vertèbres dorsales ;
5 vertèbres lombaires ;
5 vertèbres sacrées soudées entre elles, formant le sacrum ;
4 vertèbres coccygiennes soudées aussi entre elles et constituant le coccyx.

Comment ça marche ?

Les vertèbres sont mobiles les unes par rapport aux autres grâce à leurs surfaces articulaires. Cela permet à la colonne d’être à la fois souple et rigide, ce qui protège la moelle épinière, particulièrement fragile.
Les nerfs rachidiens naissent de la moelle épinière et se prolongent et se ramifient aux différents organes du corps.
On en compte 31 paires: 8 paires cervicales, 12 paires dorsales, 5 paires lombaires, 5 paires sacrées et 1 coccygienne.
Chaque nerf rachidien est formé par deux racines, l’une antérieure motrice (elle commande les mouvements), l’autre postérieure sensitive (y passent les messages nerveux concernant la douleur, le chaud, le froid…). Les nerfs sortent du canal rachidien par des orifices appelés trous de conjugaison.
A quoi ça sert ?

La colonne vertébrale ressemble à un mat, entouré de véritables haubans musculaires et tendineux qui maintiennent une courbure harmonieuse des structures osseuses, tout en conservant souplesse et mobilité. Cela permet de s’adapter aux mouvements.
La protection de la moelle ou des nerfs rachidiens peut être compromise dans des situations pathologiques telles que les hernies discales qui compriment localement des racines nerveuses ou lors du rétrécissement du calibre du canal rachidien (canal lombaire étroit).

Coeur – Comment ça marche ?

Le coeur symbolise l’amour et les émotions. C’est l’organe vital par excellence qui propulse inlassablement le sang dans tout l’organisme, telle une pompe.

Qu’est-ce que c’est ?

Le coeur est un muscle infatigable et vaillant. Sans lui, point de vie.
Il est situé dans la cage thoracique, entre les deux poumons. Il s’agit en fait de deux pompes accolées l’une à l’autre et séparées par une cloison étanche. Chacune de ces deux pompes est bâtie sur le même modèle : une petite cavité, l’oreillette, qui recueille le sang, et une plus grosse, le ventricule, qui l’expulse.

Du côté droit, l’oreillette reçoit le sang veineux, pauvre en oxygène, et riche en gaz carbonique, de couleur sombre, en provenance de tous les organes du corps.

Le sang passe de l’oreillette droite au ventricule droit, puis il est expulsé vers les poumons, où il se débarrasse de son gaz carbonique et se charge en oxygène. Sa couleur vire alors au rouge vif. Le sang quitte ensuite les poumons et va rejoindre l’oreillette gauche. Puis il est propulsé dans tout le corps par l’aorte, la plus grosse des artères, à partir du ventricule gauche.

Comment ça marche ?

Le coeur est lui-même un muscle qui a la particularité de se contracter sans arrêt, automatiquement, et ce dès les premiers jours après la conception.

En l’absence de toute stimulation de l’organisme, le muscle cardiaque se contracte environ 100 fois par minute.
Mais le rythme cardiaque varie. Il s’adapte aux différentes situations. Lors d’un effort physique par exemple, les muscles ont davantage besoin d’oxygène. Le coeur accélère automatiquement le rythme. C’est également le cas, lors d’une émotion intense, ou si un danger apparaît.

Comme tout autre muscle, il a besoin d’oxygène et donc de sang. Pour cela, le coeur dispose de son propre circuit d’irrigation : les artères coronaires droite et gauche. Si l’une de ces artères se bouche, les cellules cardiaques, privées de sang, ne survivent pas : c’est l’infarctus du myocarde .

Cerveau – Comment ça marche ?

Le cerveau est probablement l’un des organes les plus complexes de notre anatomie. Il est souvent comparé à un ordinateur régissant les principales fonctions vitales, les mouvements, les sensations mais aussi le langage, le raisonnement, la mémoire et les émotions (dont le cœur n’est que le siège poétique !).

Qu’est-ce que c’est ?

La boite crânienne renferme et protège plusieurs structures regroupées sous le terme d’encéphale : le cerveau est la plus volumineuse de ces structures, viennent ensuite le cervelet et enfin le tronc cérébral .
Dans la prolongation du tronc cérébral se situe la moelle épinière qui constitue, avec l’encéphale le système nerveux central.
Le cerveau de l’homme adulte a une forme ovoïde et son poids est de 1000 g en moyenne. Il est composé de deux hémisphères séparés par une ligne médiane (d’avant en arrière). Chaque hémisphère est divisé en quatre parties principales : le lobe frontal, le lobe temporal, le lobe pariétal, et le lobe occipital, du nom des os crâniens qui sont en vis à vis. Dans la partie profonde du cerveau, on identifie d’autres parties appelées les noyaux gris centraux.
En dessous et en arrière du cerveau, se situe le cervelet composé lui même de deux hémisphères et d’une partie médiane appelée vermis. Le tronc cérébral est la partie la plus basse de l’encéphale et se prolonge vers le bas par la moelle épinière. Il est formé de trois parties : le mésencéphale, la protubérance, et le bulbe rachidien.
Toutes ces structures encéphaliques (et la moelle épinière) sont enveloppées par les méninges qui sont constituées de plusieurs couches entre lesquelles circulent le liquide céphalorachidien qui remplit également des cavités profondes, intracérébrales appelées ventricules.
Le tissu nerveux de l’encéphale est constitué de substance blanche et de substance grise. La substance grise contient les corps des neurones (c’est à dire des cellules nerveuses) et donc leurs noyaux, tandis que la substance blanche contient leurs prolongements, les axones , enveloppés dans une couche protectrice appelée gaine de myéline .

Comment ça marche ?

Les divisions et subdivisions de l’encéphale contiennent des aires nécessaires à la programmation, à la gestion, au stockage, et à l’exécution de toutes les activités volontaires et involontaires des différents organes du corps humain mais aussi à l’élaboration de la pensée.

Quelques éléments de la très riche cartographie encéphalique sont assez faciles à retenir :
– tout d’abord, il faut savoir que la motricité et la sensibilité d’une moitié du corps (droite ou gauche) sont sous le contrôle de l’hémisphère cérébral controlatéral : ainsi, l’hémisphère droit régit la partie gauche du corps.
– On sait également que le centre du langage se situe chez la plupart des gens au sein de l’hémisphère gauche.
– C’est au niveau du lobe frontal que l’on retrouve les principales zones impliquées dans le mouvement volontaire.
– Dans le lobe pariétal se situent des aires importantes intervenant dans la perception sensitive.
– Dans le lobe temporal les aires de l’olfaction et du goût.
– Dans le lobe occipital, celle de la vision.
– Le cervelet est nécessaire à l’ajustement du mouvement, de la station debout et à la régulation du geste.
– Le tronc cérébral n’est pas seulement le lieu de passage des voies nerveuses de l’encéphale vers la moelle, il contient également des centres régulateurs des fonctions vitales (la respiration, la tension artérielle, la température corporelle …) et les noyau des nerfs crâniens comme le nerf optique, le nerf olfactif, les nerfs de la motricité oculaire.

Mais l’étonnante complexité du fonctionnement cérébral repose sur l’existence de milliard de connexions entre toutes ces structures anatomiquement distinctes, formant des circuits fonctionnels, des boucles d’information et de contrôle pour le mouvement, la parole, la mémoire etc.
C’est par le biais des neurones que transitent ces informations. Les neurones sont “spécialisés” dans la transmission de certaines données en fonction de leur appartenance à tel ou tel circuit.
Ils communiquent entre eux par des signaux électrochimiques échangés à travers leurs points de connexion (les synapses) : c’est la neurotransmission.

Appareil urinaire – Qu’est-ce que c’est ?

Les reins accomplissent en permanence une fonction vitale : ils filtrent 60 fois par jour l’intégralité du sang du corps. Ceci permet d’éliminer les déchets et de maintenir une quantité constante d’eau dans le corps. Les déchets et l’eau en excès sont éliminés dans les urines. La néphrologie est la discipline de médecine qui se consacre à l’étude des maladies du rein.

Qu’est-ce que c’est ?

Les reins ont l’aspect de 2 gros haricots de 12 cm de long et 6 de large. Chacun pèse environ 150 g. Ils sont situés au niveau des premières vertèbres lombaires et des 2 dernières côtes, l’un à droite, l’autre à gauche.
Chaque rein est composé d’un million d’unités de filtration, appelées néphrons, qui produisent l’urine. Celle-ci est déversée dans la vessie par l’intermédiaire de deux canaux, les uretères. Les reins ayant pour mission de purifier le sang et d’équilibrer sa composition, ils sont largement irrigués.
Lorsque le corps est au repos cela correspond à un débit de plus d’un litre de sang par minute qui pénètre dans chaque rein par l’artère rénale et en ressort filtré par la veine rénale.

Comment ça marche ?

Chaque jour, le corps rejette en moyenne 1,5 litre d’urine produite par les reins.
Ainsi l’organisme se débarrasse de divers produits chimiques et de déchets indésirables, mais aussi d’eau et de sels minéraux. Ces deux infatigables filtres que constituent les reins ne laissent passer que les plus petites molécules mais barrent la route aux globules sanguins et aux grosses molécules comme l’albumine. Seules les plus petites d’entre elles (inférieures à 3 millionièmes de millimètres), passent à travers le tamis. Certaines d’entre elles, nécessaires à l’organisme seront ensuite réabsorbées dans un deuxième temps. Une grande partie de l’eau également.
Ainsi, le rein est le garant du maintien de la quantité d’eau et de sels de l’organisme, et de la constance du volume de sang circulant. C’est par ce processus qu’il contribue à réguler la tension du sang dans les vaisseaux, avec le concours d’hormones qui stimulent ou freinent la réabsorption de l’eau et des sels minéraux en fonction de la tension artérielle.
Dans l’urine, il ne reste que les substances indésirables comme l’urée, l’ammoniaque ou l’urochrome, un pigment issu de la dégradation de l’hémoglobine et qui lui donne sa couleur jaune. A l’état normal, elle ne contient ni sucre, ni protéine, ni bactérie. Le sang ressort du rein débarrassé de ses déchets.

Un seul rein suffit à assurer cette fonction et les personnes ayant subi l’ablation d’un rein (néphrectomie) vivent tout à fait normalement.
Les reins produisent aussi l’érythropoïétine, une hormone qui stimule la formation des globules rouges, et transforment la vitamine D en sa forme active.