Des études montrent que près d’un sportif sur cinq ressent des douleurs sous les côtes droites après un effort soutenu. Ce phénomène, parfois ignoré, ne se limite ni aux débutants ni aux athlètes aguerris.
Les résultats de recherches récentes mettent en lumière plusieurs mécanismes physiologiques qui entrent en jeu : respiration, digestion, sollicitation du diaphragme… Le corps, sous pression, signale parfois un déséquilibre par une douleur sous les côtes. Si la gêne disparaît rapidement, rien d’alarmant. Mais si elle persiste ou s’accentue, mieux vaut rester attentif : certaines pathologies pourraient se cacher derrière ce signal.
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Douleurs sous les côtes à droite après le sport : comprendre les causes les plus fréquentes
Le fait de ressentir une douleur sous les côtes droites après une séance de sport interpelle plus d’un coureur ou nageur. Ce point parfois fulgurant, logé à l’hypochondre droit (juste sous la cage thoracique, en haut de l’abdomen), n’est pas le fruit du hasard. Plusieurs causes se disputent la première place dans l’explication de cette gêne, qui peut survenir au beau milieu d’une activité physique ou après l’effort.
Le principal suspect ? Le diaphragme. Quand l’intensité respiratoire grimpe, le muscle peut entrer en tension maladroite, provoquant une douleur momentanée. Ce fameux « point de côté » s’accompagne parfois d’une respiration saccadée, surtout si l’entraînement sort de l’ordinaire ou si l’effort est inhabituellment soutenu.
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Mais le ventre n’est pas en reste. Les organes digestifs, et en particulier la vésicule biliaire, peuvent faire parler d’eux. Des calculs biliaires ou une colique hépatique déclenchent alors une douleur plus persistante, souvent couplée à des troubles digestifs. Et il suffit parfois d’un plat trop lourd, englouti avant la séance, pour que ces symptômes apparaissent.
Certains cas, plus rares, orientent vers le thorax : une douleur à droite sous les côtes pourrait aussi signifier un problème pulmonaire. L’embolie pulmonaire, bien qu’exceptionnelle chez les sportifs jeunes et sans antécédents, doit être évoquée si la douleur s’accompagne d’une toux, d’un essoufflement ou d’un malaise.
Voici un récapitulatif des principaux types de douleurs rencontrées :
- Douleur transitoire : fréquemment liée au diaphragme ou au système digestif.
- Douleur persistante ou brutale : suspecter une atteinte de la vésicule, du foie ou des poumons.
En définitive, une douleur sous-costale droite met généralement en cause trois familles d’organes : muscles (diaphragme), appareil digestif (foie, vésicule biliaire) et poumons. Les symptômes associés sont déterminants pour comprendre l’origine du problème.

Conseils pratiques pour soulager et prévenir les points de côté, et quand s’inquiéter
Les points de côté font régulièrement irruption pendant une course à pied ou après un effort soutenu. Pour diminuer leur fréquence, il est judicieux de préparer le corps avec un échauffement progressif et d’ajuster sa respiration à l’intensité du mouvement. Prendre le temps d’inspirer et d’expirer lentement limite la tension sur le diaphragme. Dès l’apparition d’une douleur sous les côtes droites, ralentissez, posez la main sur la zone sensible et expirez longuement : cette simple manœuvre peut suffire à faire retomber la douleur.
Du côté alimentation, mieux vaut éviter les repas riches ou gras juste avant l’entraînement. Une collation légère, prise au moins deux heures avant l’effort, allège le travail du système digestif et de la vésicule biliaire. Pour l’hydratation, privilégiez les petites gorgées étalées plutôt que de boire d’un seul trait.
Certains signaux ne doivent pas passer inaperçus. Si l’un d’eux survient, il est prudent de consulter rapidement :
- Douleur qui ne disparaît pas après l’arrêt de l’activité,
- troubles digestifs associés (nausées, vomissements, fièvre),
- douleur thoracique avec essoufflement, toux ou gêne à la respiration.
Ces manifestations peuvent révéler une affection précise, comme une colique hépatique, des calculs biliaires ou une embolie pulmonaire. Face à une douleur soudaine, atypique ou accompagnée de signes généraux, il est toujours préférable de solliciter un médecin.
Au final, le corps donne l’alerte à sa façon. Savoir l’écouter, c’est aussi avancer plus loin, sans sacrifier la santé sur l’autel de la performance.

