Prendre Duphaston pour déclencher les règles : mode d’emploi fiable

Certains manuels préfèrent ignorer la réalité : la moitié du cycle menstruel est un terrain miné pour de nombreuses femmes. Fatigue sourde, poitrine douloureuse, fringales incontrôlables, moral en dents de scie… Si ces signaux rythment régulièrement vos semaines, il y a fort à parier que le syndrome prémenstruel ne vous laisse aucun répit. Ce trouble, aussi invisible que redouté, touche des millions de femmes en âge de procréer, souvent sans qu’elles n’aient mis de nom sur leur mal-être. Beaucoup ignorent encore que leur inconfort porte un nom : SPM. Voici un tour d’horizon complet, y compris les symptômes les plus méconnus, ceux que l’on n’ose même pas évoquer lors d’une visite chez le médecin. Et surtout, des pistes concrètes pour alléger naturellement le fardeau.

Au programme :

  • Définition du syndrome prémenstruel et ses causes
  • Panorama complet des symptômes du SPM
  • Stratégies concrètes pour apaiser les désagréments du syndrome prémenstruel

Qu’est-ce que le SPM et quelles sont ses origines ?

Le syndrome prémenstruel, ou SPM, regroupe un ensemble de symptômes physiques et psychiques qui s’invitent en seconde partie du cycle menstruel. Pendant des décennies, médecins et chercheurs ont préféré tourner le dos à ce problème, reléguant les plaintes féminines au rang de caprices passagers. Ce n’est qu’à partir des années 1950 que le sujet a fini par s’imposer, changeant enfin la donne. Il n’existe ni prise de sang ni examen médical pour diagnostiquer le SPM : le constat se fait sur la répétition et la combinaison de symptômes.

On parle de SPM uniquement si :

  • des troubles émotionnels notoires s’ajoutent aux manifestations physiques ;
  • ces symptômes apparaissent durant la phase lutéale, puis disparaissent juste avant ou pendant les règles ;
  • la vie quotidienne s’en trouve réellement perturbée.

Des maux de tête ou un ventre lourd avant les règles ne suffisent donc pas : c’est bien l’association de troubles physiques et émotionnels, sur plusieurs cycles, qui dessine le portrait du SPM (Dickerson et al., 2003).

Impossible de donner un chiffre précis, mais les estimations avancent qu’entre 20 % et 40 % des femmes seraient concernées à un moment de leur vie (source : Soins pour les femmes/UMC Utrecht). La cause exacte demeure floue. Toutefois, la recherche a permis d’identifier plusieurs facteurs qui favorisent le SPM : avant tout, les variations hormonales inhérentes au cycle menstruel, mais aussi des carences nutritionnelles, une consommation excessive de sel, d’alcool ou de caféine, sans oublier l’âge (le SPM frappe surtout entre 25 et 45 ans). Le risque augmente aussi si vous avez eu un enfant, une histoire familiale de dépression, ou déjà traversé une dépression postnatale ou un trouble de l’humeur (Biggs et al., 2011).

Symptômes du SPM : tour d’horizon

Les signes du syndrome prémenstruel ne se limitent pas à quelques ballonnements et coups de blues. Voici une vue d’ensemble des manifestations, recensées dans la littérature scientifique (Johnson et al., 2008 notamment).

Symptômes physiques les plus courants

Les désagréments physiques typiques du SPM incluent :

  1. Ballonnements
  2. Douleurs lombaires
  3. Crampes abdominales
  4. Constipation ou diarrhée
  5. Maux de tête
  6. Fatigue marquée
  7. Seins gonflés ou douloureux
  8. Acné
  9. Courbatures, douleurs musculaires ou articulaires
  10. Envie accrue de sucre (chocolat en tête)

Manifestations émotionnelles

Le SPM se reconnaît surtout à sa capacité à bouleverser l’humeur et l’équilibre émotionnel. Les troubles psychiques associés :

  1. Sensibilité au stress
  2. Anxiété, tensions internes
  3. Troubles du sommeil
  4. Irritabilité
  5. Impulsivité ou impatience inhabituelle
  6. Épisodes de larmes, changements d’humeur soudains
  7. Baisse de la libido
  8. Difficultés de concentration

Symptômes moins connus, mais bien réels

Certains signes du SPM passent sous les radars, alors qu’ils sont bel et bien vécus par de nombreuses femmes. Voici une liste de ces manifestations plus discrètes :

  1. Infections fongiques vaginales (candida)
  2. Douleur accrue lors du rasage de la zone du bikini
  3. Troubles de la mémoire
  4. Maladresse inhabituelle (objets qui tombent, gestes imprécis)
  5. Rétention d’eau dans les mains ou les pieds
  6. Besoin de solitude accru
  7. Sens exacerbés (odorat, ouïe…)
  8. Vertiges
  9. Bouffées de chaleur
  10. Nausées
  11. Douleurs pelviennes
  12. Envie de salé
  13. Sensation de soif plus fréquente
  14. Prise de poids passagère

Chaque femme compose avec sa propre combinaison de symptômes, qui tendent à se répéter de cycle en cycle, dessinant une sorte de signature personnelle du SPM.

Comment atténuer les symptômes du syndrome prémenstruel ?

Face au SPM, beaucoup se sont déjà vu répondre au cabinet médical : « Il faut apprendre à vivre avec. » Ce discours fataliste oublie que des solutions existent pour retrouver un peu de sérénité. Plusieurs leviers naturels peuvent aider à réduire l’intensité des symptômes.

  1. Agir sur l’équilibre hormonal

Un équilibre hormonal stable rend les cycles bien plus supportables. L’excès d’œstrogènes au détriment de la progestérone, appelé dominance œstrogénique, accentue le risque de SPM et intensifie les troubles. Si les œstrogènes sont indispensables à la fertilité, un déséquilibre peut entraîner une cascade de désagréments. Pour en savoir plus, l’article « Dominance oestrogène : éviter ces oestrogènes dans la nutrition » fournit des pistes concrètes.

Un régime axé sur les légumes, les protéines et les bonnes graisses, tout en limitant les fruits, peut aider à rétablir l’équilibre. Il vaut mieux réduire les aliments riches en phytoestrogènes (notamment soja, graines, en particulier lin,, légumineuses, céréales complètes, germes, caféine), et éviter autant que possible les xénoestrogènes (substances chimiques présentes dans certains cosmétiques, plastiques contenant du BPA, produits ménagers, pesticides, médicaments). Prêter attention à ses apports en vitamines et minéraux fait aussi la différence : magnésium, sélénium, calcium, vitamines B1, B2, B6, B12, C et E méritent une vigilance particulière. Certaines femmes trouvent un soutien dans l’ajout de superaliments ou de compléments spécifiques, comme Superfoodies Maca Powder ou PRL Estro Flavone.

  1. Remettre du mouvement dans la routine

La tentation de s’abandonner au canapé, chocolat à la main, est grande quand le SPM frappe. Pourtant, bouger reste l’allié le plus efficace pour limiter les symptômes. Pas besoin d’adopter un programme sportif militaire : une marche quotidienne, un tour à vélo, ou quelques étirements suffisent à relancer la dynamique. L’activité physique en extérieur stimule la production de sérotonine, l’hormone du moral, et d’endorphines, qui favorisent la sensation de bien-être (source : Nederlandse Vereniging voor Obstétrics et Gynécologie).

  1. Mettre le stress à distance

Le stress décuple l’inconfort du SPM, c’est prouvé. Il vaut mieux anticiper et instaurer des routines apaisantes dès que possible, et pas seulement à l’approche des règles (Lustyk et al., 2004). À long terme, le stress chronique dérègle le système hormonal et peut aller jusqu’à épuiser les glandes surrénales. Pour approfondir le sujet, l’article « 27 symptômes qui indiquent si le stress affecte votre santé » détaille les mécanismes à l’œuvre.

Un sommeil réparateur est un socle non négociable. Compléter son alimentation par du magnésium, par exemple sous forme d’huile, peut aider à détendre muscles et système nerveux. Les pratiques douces comme le yoga, la méditation ou la pleine conscience offrent un espace de recentrage bénéfique. Enfin, il ne faut pas négliger les petits plaisirs : marcher en pleine nature, lire, écouter de la musique, renouer avec un loisir manuel… Chacun son antidote à la pression du quotidien.

Le SPM vous gâche la vie ? Partagez votre expérience ci-dessous : fréquence, nature des symptômes, astuces personnelles… Les témoignages nourrissent la solidarité et ouvrent parfois de nouvelles pistes pour mieux vivre ces périodes délicates.

Le manque de magnésium, c’est l’un des grands coupables du SPM. Si le sujet vous parle, le livre électronique proposé gratuitement détaille comment détecter et corriger soi-même une carence en magnésium.

Références

Dickerson, Lori M. ; Mazyck, Pamela J. ; Hunter, Melissa H. (2003). American Family Physician 67 (8) : 1743,52. Biggs, WS ; Demuth, RH (15 octobre 2011). « Syndrome prémenstruel et trouble dysphorique prémenstruel ». American Family Physician 84 (8) : 918,24. Johnson S, PhD. « Syndrome prémenstruel (tension prémenstruelle) ». Anomalies menstruelles et saignements utérins anormaux. Réseau arménien de santé, Health.am. Extrait 2008-01-10. Lustyk, Mary Kathleen B., et al. « Stress, qualité de vie et activité physique chez les femmes présentant des symptômes prémenstruels divers ». Women & health 39.3 (2004) : 35-44.

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